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Djokovic sur la finale de Melbourne contre Nadal : "Sans doute le plus grand match de ma vie"

Djokovic sur la finale de Melbourne contre Nadal : "Sans doute le plus grand match de ma vie"

Le 29/06/2019 à 12:35Mis à jour Le 29/06/2019 à 12:41

Quel visage affichera Novak Djokovic à Wimbledon ? Celui parfois nerveux et erratique des derniers mois, ou celui, impérial, de l'Open d'Australie. A Melbourne, le Serbe avait notamment détruit Rafael Nadal en finale. Un match qu'il n'est pas loin de considérer aujourd'hui avec un peu de recul comme le chef-d'œuvre de sa carrière.

C'était il y a cinq mois. Sur la Rod Laver Arena, Novak Djokovic décrochait son 15e Grand Chelem, le 7e à l'Open d'Australie. Et pas n'importe comment. En finale, le Serbe avait tutoyé les étoiles en corrigeant Rafael Nadal en à peine deux heures, 6-3, 6-2, 6-3. Jamais l'Espagnol n'avait été dominé de la sorte dans une finale majeure. Ce jour-là, le Djoker a atteint une forme de plénitude dans son expression.

A l'heure d'aborder la défense de son titre à Wimbledon, il est revenu vendredi sur ce match pas comme les autres. Avec un peu de recul, il en convient, il s'agit probablement de la référence ultime dans sa carrière. "Compte tenu des circonstances, une finale de Grand Chelem, contre Nadal, qui était en forme, sans blessure, qui n'avait pas perdu un set de la quinzaine, oui, c'est sans doute le meilleur match de tennis de ma vie", estime-t-il aujourd'hui.

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" Il n'y a aucun effort à faire, ça coule tout seul "

Deux jours plus tôt, après avoir démoli Lucas Pouille en demi-finale, Novak Djokovic avait évoqué cette "zone" qu'il avait le sentiment d'avoir effleuré, où, disait-il, presque sans effort, vous exécutez de façon automatique tout ce que vous avez l'intention de faire. Vous n'avez même plus besoin de penser. Vous êtes comme guidé par une force qui vous dépasse. Vous vous sentez divin, vous vous sentez appartenir à une autre dimension."

Près d'un semestre plus tard, le numéro un mondial a employé presque exactement les mêmes mots pour résumer ce qu'il a ressenti en finale contre Nadal : "Par moments, durant le match contre Rafa, j'avais l'impression que les choses arrivaient de façon automatique, et que je n'avais même pas besoin de tenter quoi que ce soit. Il n'y a aucun effort à faire, ça coule tout seul. C'est comme cela que l'on peut s'exprimer le mieux. On essaie tous d'atteindre cet état d'esprit. Mais ce n'est pas facile, et si ça met longtemps à venir, ça peut très vite s'en aller."

Melbourne semble loin

Il peut en témoigner car, depuis ce point haut (de l'année et, donc, sans doute, de sa carrière), Djokovic a connu une période plus délicate. Aux abonnés absents lors de la tournée américaine sur dur en mars, il a connu, en tout cas selon ses standards, une campagne sur terre battue que l'on qualifiera de mitigée, malgré son titre à Madrid, sa finale à Rome et sa demie à Roland-Garros. Au-delà des résultats, au fond très corrects, il est surtout apparu très loin de sa plénitude australe du mois de janvier. Au contraire, on l'a souvent senti agacé et tendu.

C'est d'abord sur ce plan qu'il faudra le surveiller de près à Wimbledon. Quel Djoker verra-t-on ? Car la soirée du 27 janvier à Melbourne parait loin aujourd'hui pour Novak Djokovic. Mais après tout, il y a douze mois, il paraissait à des années-lumière d'une possible victoire à Londres. Ce fut pourtant le point de départ d'une période euphorique, dont le point culminant restera sa finale contre Nadal en Australie. Il est tout à fait capable de s'offrir un 5e Wimbledon. Quant à la quête de la plénitude, c'est une autre histoire...

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