Roger Federer sait soigner sa communication et surprendre son monde. Alors qu'il avait annoncé en début de semaine dans un entretien accordé aux médias suisses qu'il allait voir la 4e édition de la Laver Cup, compétition-exhibition qu'il a créée avec son agent Tony Godscik, à la télévision, le champion suisse a finalement fait le déplacement à Boston. Quelques petites semaines seulement après sa troisième opération du genou droit, son état était donc suffisamment satisfaisant pour qu'un voyage transatlantique ne soit pas problématique. Et au micro de Jim Courier, l'intéressé a refait le point sur ce qu'il venait de traverser.
"J'ai décidé de venir il n'y a pas longtemps, je n'étais pas sûr de pouvoir le faire avec les béquilles et tout ça. Mais l'accueil que j'ai reçu et le fait que tout le monde soit si joyeux de me voir et espère que j'aille mieux, c'était merveilleux. Cette opération a été une décision difficile à prendre, parce que j'avais déjà subi deux chirurgie l'année dernière", a rappelé Federer.
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Retrouver les courts, ça me prendre quelques mois de plus : on verra où j'en suis l'année prochaine
Mais à 40 ans, le Bâlois est toujours ambitieux et attend encore beaucoup de lui-même. Et dans cette perspective, ce qu'il a vécu à Wimbledon, son tournoi préféré et le dernier auquel il a participé, lui a laissé un goût amer. "Je n'étais vraiment pas heureux de la manière dont les choses se sont passées à Wimbledon. J'étais très loin d'où je voulais être pour jouer au plus haut niveau. J'ai quand même fait de mon mieux (un quart de finale sèchement perdu face à Hubert Hurkacz 6-3, 7-6, 6-0, NDLR). Mais en fin de compte, trop c'est trop", a-t-il observé.

Federer : "La rééducation se passe vraiment bien, je n'ai pas eu de contre-temps"

L'objectif est donc de se donner une dernière chance de revenir et dans une meilleure forme que ce qu'il a connu au All England Club. Sans assurance toutefois d'y parvenir. "Maintenant, je dois procéder étape par étape. D'abord, marcher comme il faut, puis courir comme il faut, travailler les déplacements latéraux, retrouver de l'agilité et enfin retrouver les courts de tennis."
"Mais ça va me prendre quelques mois de plus et on va voir où j'en suis l'année prochaine. Il faut que je prenne mon temps, c'est aussi pour ma vie future (post-carrière, NDLR). Il ne faut pas se précipiter. Mais je suis vraiment satisfait pour le moment, le pire est derrière moi", a-t-il conclu. L'optimisme est donc de rigueur, une sorte de philosophie de vie chez Federer : toujours voir le verre à moitié plein.
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