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Federer, père peinard

Federer, père peinard
Par Eurosport

Le 13/11/2011 à 19:41Mis à jour Le 13/11/2011 à 20:26

Roger Federer a vécu une finale tranquille face à Jo-Wilfried Tsonga dimanche à Bercy, pour son premier sacre dans l'est parisien. Tranquille, le Suisse l'est plus que jamais. Même quand il reste des mois sans titre. Même quand ses filles se réveillent en pleine nuit avant une finale...

La vie de joueur de tennis n'est pas toujours de tout repos. Celle de père de famille, encore moins. Alors quand l'un et l'autre ne forment plus qu'une seule et même personne, il y a forcément des moments compliqués à gérer. Demandez donc à Roger Federer. Avec ses trois femmes (Mirka, son épouse, et leurs deux filles, des jumelles), c'est toute une organisation. Mais, même pendant les tournois, le Suisse tient à être accompagné par toute sa petite famille. Ça a beaucoup d'avantages et, parfois, quelques petits inconvénients. Notamment quand une de ses filles décide de se réveiller en pleine nuit, la veille d'une finale de Masters 1000.

Alors qu'il dormait tranquillement, peut-être en rêvant à son premier titre à Bercy, le Suisse a donc dû se lever à quatre heures. "J'ai couru après Mirka, raconte-t-il, pour voir si tout allait bien et elle m'a dit 'on la prend avec nous dans le lit.' Alors j'ai dit OK. Je n'ai même pas posé de questions. Je ne voulais pas avoir une dispute à quatre heures du mat' !" Ainsi va la vie de trentenaire et de père de famille de Roger Federer. Père peinard la nuit, joueur tranquille le jour. Car tranquille, il l'a globalement été en finale face à Jo-Wilfried Tsonga, pour accrocher, enfin, ce tournoi de Bercy à son palmarès. Heureusement pour lui, sa journée de dimanche s'est mieux passée que sa nuit. Globalement, c'est d'ailleurs toute sa semaine qui s'est déroulée comme dans un rêve. Ça n'avait pas toujours été le cas à Bercy, loin de là.

Hermétique aux sceptiques

On n'ira pas jusqu'à dire que ça l'obsédait. Mais quand même, cette histoire de Bercy le tracassait un peu. Lui qui est si à l'aise en indoor et tellement soutenu à Paris. Il avait tout pour s'imposer ici. "Je savais que je pouvais m'imposer ici et je le sais depuis longtemps mais pour tout un tas de raisons, je n'y arrivais pas. Alors aujourd'hui, je ne peux pas être plus heureux. C'est incroyable de gagner enfin ici à Bercy. J'ai tellement attendu cette victoire, ça fait dix ans que j'essaie. Elle est vraiment spéciale. A la fin du match, j'étais fier et soulagé", admet l'ancien numéro un mondial. Quand il reviendra au POPB, plus personne ne l'embêtera en lui demandant pourquoi il n'arrive pas à gagner ici.

Encore que, pour embêter Roger Federer, il faut se lever de bonne heure. Le Bâlois possède une telle carte de visite qu'il aurait pu survivre sans titre à Bercy. Son ambition n'altère pas sa tranquillité d'esprit. Y compris quand il vit une saison parfois difficile (selon ses propres standards, tellement élevés) et reste dix mois sans remporter le moindre tournoi. Il a passé l'âge de jouer pour faire taire les sceptiques. Or ils n'ont pas manqué ces derniers mois. "Je m'en fous honnêtement, assure-t-il. Sérieusement. Je ne joue pas pour prouver aux journalistes, je joue pour moi, pour mes fans, pour la Suisse, pour faire plaisir. Après, si cela marche bien, super. Si cela ne marche pas bien, tu passes par des phases un peu difficiles. Je ne peux pas avoir 10 ans de compliments. Pour moi, c'est quelque chose de complètement normal ou compréhensible de se faire parfois critiquer."

Alors il suit son bonhomme de chemin. Oui, il n'a pas gagné de tournoi du Grand Chelem depuis deux ans. Oui, il a "chuté" jusqu'à la 4e place mondiale, pour la première fois depuis des années. Oui, il perd des matches imperdables, comme contre Tsonga à Wimbledon, ou Djokovic à Flushing. Mais les attentes extravagantes que suscitent parfois le côté exceptionnel de sa carrière ne le perturbent pas. "Il en faut vraiment beaucoup aujourd'hui pour me faire dévier de mon plan, explique-t-il. Je suis toujours resté calme, je ne me suis vraiment jamais senti sous pression cette année parce que je crois que j’ai gagné plus que 60 matches d'affilée contre des joueurs en dehors du top 20. Pour moi, c'est quand même une année solide et je peux la finir sur une note très haute." Franchement, on ne voit pas ce qui pourrait l'empêcher de dormir. Enfin si, on a bien une petite idée quand même...

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