Comme tous ses collègues, il a faim de tennis. Et alors qu'il souffle ce jeudi ses 34 bougies, bien engagé qu'il est dans le "dernier quart-temps" (en référence à l'UTS qu'il joue en ce moment) de sa carrière comme il le confiait avec humour à Arnaud Di Pasquale, Richard Gasquet a toujours la passion de son sport chevillée au corps. S'il se réjouit donc de la reprise du circuit ATP en août, le Biterrois a émis quelques réserves sur le programme proposé aux joueurs dans un entretien accordé au Parisien.

Il faut dire que de la mi-août à la mi-octobre, toutes les dates sont occupées, avec seulement quinze jours entre la fin de l'US Open, le 13 septembre, et le début de Roland-Garros, le 27. "Ce calendrier est complètement fou. Autant de tournois en si peu de temps, c'est grotesque (six semaines, NDLR). Mais tout le monde veut sauver son tournoi. C'est normal car c'est vital économiquement", a ainsi considéré celui qui pointe au 50e rang mondial.

Tennis
Djokovic sur l'US Open : "Nous devrons nous adapter à ce qu'on nous donne"
18/06/2020 À 13:00

Gasquet : "Ce serait choquant de jouer l'US Open sans qualifications"

"Ceux qui veulent gagner un Grand Chelem ne peuvent pas se permettre de tout enchaîner"

Entre les deux Majeurs et les trois Masters 1000 qui s'enchaînent, il faudra donc faire des choix selon Gasquet. Surtout pour les cadors censés aller au bout des compétitions en question. "Je ne peux pas parler pour eux. Le 100e mondial ira à New York, c'est évident, mais pour les autres… Ça semble en tout cas impossible d'enchaîner l'US Open (31 août - 13 septembre) avec le tournoi de Madrid la semaine d'après. Même scénario avec Rome qui se tient la semaine avant Roland-Garros (27 septembre - 11 octobre). Ceux qui veulent gagner un Grand Chelem ne peuvent pas se le permettre."

Et lui dans tout ça ? Le Biterrois se préparait sur terre battue à l'entraînement ces dernières semaines, avant de faire le voyage dans le sud de la France dans l'académie de Patrick Mouratoglou pour disputer l'Ultimate Tennis Showdown sur dur. "On verra comment la situation évolue sanitairement. S'il n'y a aucun problème, j'irai à New York. Mais si le tournoi avait lieu demain, je n'y serais pas allé. Il y a trop d'inconnues." Une position qui fait écho à celle de Novak Djokovic qui, après avoir émis plusieurs réserves, s'est dit prêt à s'aligner à Flushing.

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