C'est l'histoire d'une renaissance. Carla Suarez Navarro a traversé l'enfer ces derniers mois : atteinte d'un lymphome de Hodgkin, l'Espagnole a subi pas moins de huit séances de chimiothérapie et 15 de radiothérapie pour battre le cancer. Et comme elle l'a annoncé il y a quatre jours, elle a remporté son combat. Privée d'adieux programmés sur les courts lors du dernier US Open, elle s'est lancée un ultime défi : retrouver la compétition cette saison pour un dernier tour de piste. Dans un entretien accordé à L'Equipe, elle est ainsi revenue sur son expérience hors du commun pour se projeter.
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Sa grande force fut de ne jamais penser au pire, la possibilité de mourir, même dans les moments les plus sombres comme lors de sa 6e séance de chimiothérapie. "Elle m'a mise totalement à plat. J'ai passé trois-quatre jours de suite alitée, extrêmement fatiguée, je ne pouvais rien manger. Après la chimio il y a une pause de quelques semaines, puis on a fini avec quinze séances de radiothérapie. Et jeudi dernier, quand je suis allée à l'hôpital pour la dernière, le médecin m'a dit que c'était bon, que c'était terminé, que je pouvais tranquillement rentrer à la maison. Dans trois mois, on refera des examens pour tout checker à nouveau", explique-t-elle ainsi.
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Maintenant, je peux taper pendant une heure et demie, ça manque un peu d'endurance, mais ça va
L'Espagnole n'a pas pu se résoudre à clore sa carrière sportive sur un lit d'hôpital. Dès le mois de décembre dernier, elle retapait dans la balle, même si ses entraînements ne duraient qu'une vingtaine de minutes. Et peu à peu, elle a progressé. Si Suarez Navarro a beaucoup parlé des Jeux Olympiques comme d'un objectif symbolique important pour son retour sur les courts, elle pourrait même l'anticiper. "J'ai recommencé à m'entraîner à peu près normalement depuis le 1er mars. Tennis le matin, physique l'après-midi. Maintenant je peux taper pendant une heure et demie. Ça manque encore un peu d'endurance, mais ça va (sourire). Au niveau des sensations avec la balle, franchement, zéro problème. Je vis plus au jour le jour et j'ai aujourd'hui ce rêve de jouer Roland-Garros, oui."
De son état de fatigue et physique à une semaine du Majeur parisien dépendra sa décision finale. Actuellement, Suarez Navarro se prépare d'ailleurs du côté de Madrid, où le circuit WTA fera escale dans quelques jours (sans elle en compétition bien évidemment). Si elle est prête pour le rendez-vous de la Porte d'Auteuil, elle a ensuite l'intention d'enchaîner avec les Jeux Olympiques, puis l'US Open. C'est à New York qu'elle devrait mettre fin à sa carrière, comme elle l'avait prévu un an plus tôt. Mais cette fois, cette conclusion en guise de "happy end" aurait une saveur encore plus spéciale. Car cette victoire sur la maladie vaut bien des titres en Grand Chelem, assurément.
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