Là, nous ne sommes plus très loin de la fixette. Si Nick Kyrgios n'a jamais été avare de petites bombinettes dans la presse ou sur les réseaux sociaux, et si l'Australien s'est déjà pris le bec avec une foule de joueurs sur le circuit, il réserve toujours un traitement spécial à sa bête noire, Novak Djokovic. Et cette semaine, il est particulièrement en forme.
Lundi, il avait passé la première couche, traitant le numéro un mondial de "crétin" pour avoir effectué des propositions en vue d'assouplir les conditions de quarantaine des joueurs participants à l'Open d'Australie. Sujet sensible chez Kyrgios, qui avait préféré tirer un trait sur la saison 2020, expliquant qu'à ses yeux, le tennis était loin d'être la priorité en ces temps sanitairement troublés.

Nick Kyrgios

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Mercredi, dans une interview accordée au journal australien The Herald Sun, Kyrgios s'en est tenu cette fois au strict plan tennistique. Sans être beaucoup plus aimable. Pour lui, Novak Djokovic ne peut pas être considéré comme le plus grand joueur de l'histoire. Pour une raison simple : il a toujours perdu contre lui.
"Peu importe combien de Majeurs Novak gagne, il ne sera jamais le plus grand pour moi. J'ai joué deux fois contre lui, et s'il ne peut pas me battre, il ne peut pas être le plus grand de tous les temps."

Kyrgios comme Safin

Nick Kyrgios et Novak Djokovic se sont affrontés à deux reprises. Deux fois presque coup sur coup, en 2017, à Acapulco en février puis à Indian Wells en mars. Deux succès en deux sets de l'Australien (7-6, 7-5 puis 6-4, 7-6).
Depuis le début de sa carrière, il n'y a que deux joueurs contre lesquels Novak Djokovic ne compte aucune victoire en les ayant affrontés plus d'une fois : Marat Safin et Nick Kyrgios. Contre le Russe et l'Australien, il compte deux défaites en deux confrontations. Mais face à Safin, il était, soit novice (il l'avait croisé lors de son tout premier match en Grand Chelem, à 17 ans, lors de l'Open d'Australie 2005), soit encore très jeune (à 21 ans, en 2008, à Wimbledon).
L'argumentaire de Nick Kyrgios n'en reste pas moins léger et il le sait pertinemment. Peu lui importe. Il s'agit surtout de titiller, de provoquer, et de trouver tout ce qu'il peut trouver pour dire tout le bien qu'il ne pense pas du Djoker. Le Serbe, lui, continue de répondre à sa manière : par le silence. Mais un petit Djokovic-Kyrgios à Melbourne le mois prochain ne manquerait pas de sel. L'avant-match, au minimum.

Nick Kyrgios et Novak Djokovic à Indian Wells en 2017.

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