La petite bombe lâchée par l'ATP a produit ses effets. A partir du 11 juillet et jusqu'à la fin de la saison, le coaching des tribunes sera autorisé sur le circuit : une période-test selon l'instance gouvernante qui décidera de son autorisation permanente ensuite. Avocat de longue date de la mesure - il avait d'ailleurs lui-même relancé le débat après l'imbroglio entre Serena Williams et l'arbitre Carlos Ramos en finale de l'US Open 2018 -, Patrick Mouratoglou n'a pas caché sa satisfaction sur les réseaux sociaux. Mais tout le monde ne se réjouit pas de la nouvelle, comme il a pu s'en apercevoir dans les réponses de certains noms du jeu à son tweet.
Wimbledon
Jabeur, la terreur est enfin à l’heure
IL Y A 7 HEURES
"Félicitations à l'ATP d'avoir 'légalisé' une pratique qui se déroule sur presque tous les matches depuis des décennies. La fin d'une hypocrisie." Tel était le contenu du message originel de Mouratoglou. Mais le constat n'a pas été du goût de tout le monde et c'est d'abord l'ancien joueur australien Todd Woodbridge qui a repris le Français de volée. "C'est si décevant de voir un coach si en vue admettre sans retenue qu'il a enfreint les règles de notre sport depuis si longtemps", lui a-t-il répondu.

L'équité entre les joueurs en jeu

Si la querelle est ensuite devenue plus personnelle entre les deux personnalités, une troisième, et non des moindres, est venue se greffer à la discussion. Nick Kyrgios, qui s'est par ailleurs retiré du tournoi de Majorque en raison de douleurs aux abdominaux ce mercredi, a apporté sa pierre à l'édifice.
L'Australien s'est également prononcé contre l'innovation de l'ATP en développant plusieurs arguments : celui de la nature même du tennis et de l'inéquité d'une telle mesure. "Je suis en total désaccord, a-t-il répondu à Mouratoglou. Ça (l'autorisation du coaching, NDLR) fait perdre l'une des seules caractéristiques qui rendent ce sport unique. Le joueur devait trouver seul un moyen de s'en sortir. C'était toute la beauté du tennis. Que se passe-t-il si un joueur important affronte un autre mon bien classé qui ne peut pas se permettre de voyager avec un coach ?" Le sujet semble donc plus brûlant que jamais.
Wimbledon
Nadal, plus fort que la douleur : "Je voulais juste terminer, je déteste abandonner"
IL Y A 7 HEURES
Wimbledon
"Je pensais que le train était passé" : Kyrgios surprend tout le monde, même lui
IL Y A 9 HEURES