MASTERS CUP (LONDRES) - O2 ARENA (dimanche 22 novembre)
ROUND ROBIN - GROUPE A :
Roger Federer (SUI, 1) bat Fernando Verdasco (ESP, 8) 4-6, 7-5, 6-1
Face-à-face : 4/0 pour Federer.
Masters Cup Londres
Le sursaut de Federer
22/11/2009 À 16:47
29 fautes directes pour Roger Federer, c'est beaucoup. C'est assez pour que le N.1 mondial soit inquiété par le moindre top 10 qui passe. Fernando Verdasco, qui n'a plus jamais atteint le niveau stratosphérique qui a été le sien à l'Open d'Australie 2009, aurait pu en profiter. L'Espagnol n'a malheureusement pas su élever son niveau de jeu quand le Suisse a passé la vitesse supérieure. En à peine une demi-heure, Federer avait pourtant commis pas moins de seize fautes directes. Bousculé par les gros coups droits liftés du gaucher madrilène, Federer a dû s'employer pour résister et attendre sa première balle de break du match pour faire basculer la rencontre. Dans le troisième set, Verdasco s'est ensuite effondré.
Le Madrilène, qui participe à son premier Masters à 26 ans, n'avait jamais pris un set au N.1 mondial en trois confrontations Cela le consolera peut-être ce soir. Federer restait sur deux défaites d'affilée, en finale du tournoi de Bâle contre le Serbe Novak Djokovic et lors de son premier match à Paris-Bercy contre le Français Julien Benneteau. Un troisième échec d'affilée aurait été du jamais vu depuis 2002. En 2007, il avait même perdu son premier match de Masters contre le Chilien Fernando Gonzalez avant de remporter le dernier de ses quatre titres. Cette fois-ci, il n'a pas loupé la première marche.
Andy Murray (GBR, 4) bat Juan Martin Del Potro (ARG, 5) 6-3, 3-6, 6-2Face-à-face : 5/1 pour Murray.
Andy Murray n'a pas manqué son premier rendez-vous des Masters de Londres. L'Ecossais avait le privilège de lancer le premier match d'une compétition qui revenait en Europe après huit passée autour de la planète. Juan Martin Del Potro lui a facilité la tâche en jouant un tennis trop irrégulier. Le jeu de ses grandes jambes a mis un set à se mettre en place, et il lui a manqué le rythme de la compétition de haut niveau pour exister dans le troisième et dernier set. Murray a remporté sa quatrième victoire de round-robin en quatre matches depuis sa première participation l'an passé. Il a rassuré ses supporters britanniques sans pour autant offrir un grand spectacle. Au maximum une bonne mise en route... Del Potro a rassuré ses entraîneurs sur sa condition physique, il n'a pas souffert des abdominaux. En revanche, il paie cash sa longue digestion de la victoire à l'US Open. Il n'avait joué que quatre petits matches depuis début septembre. Et cela s'est vu.
Del Potro avait une stratégie : mettre la pression sur Murray. En décidant de recevoir dès le toss, l'Argentin a failli réussir son pari. Balle de break d'entrée, et puis... Plus rien pendant 5 jeux. Mené 5-0, Juan Martin faisait pâle figure. Il avait fait venir le médecin pour un saignement de nez vécu sur grand écran par le public. Le seul moment spectaculaire d'un premier set inquiétant. A 5-0, JMDP a enfin débloqué la mécanique de son jeu de jambes. Le match est devenu un peu plus intéressant pendant trois jeux (6-3). Ensuite, c'est Andy Murray qui a oublié de servir normalement en première balle et qui s'est vite retrouvé mené à son tour 0-3 dans la seconde manche. Ceux qui sont allé chercher leur "fish and chips" à ce moment de la partie ont pu le regretter car ils ont raté le temps fort du match. :
Murray très à l'aise dans sa tranchée en défense a répondu aux passages du rouleau-compresseur argentin. Débreak du Britannique et re-break de Del Potro à 4-2. Les coups gagnants sont au niveau de ce que l'on peut attendre d'un Masters. Del Potro a pris possession de la diagonale revers avec son coup droit, Murray doit travailler son chop. A 6-3, 3-6, on s'attendait à un finish équilibré, on a eu la simple confirmation que le plus haut niveau ne pardonne aucune absence. Del Potro avait retrouvé de la vivacité, mais il a progressivement perdu le rythme nécessaire à ses frappes. Avec 38 fautes directes au total, il peut être heureux d'avoir sauvé 7 balles de break sur 12 grâce à sa première balle, mais il ne pouvait pas aller chercher Murray. Médiocre au service (48% de premières balles au total), Andy a prouvé qu'il avait repris au bon moment (à Valence) après ses six semaines d'arrêt (blessure au poignet). Le gage d'une montée en puissance à Londres ?
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