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Nadal-Zverev, la finale idéale avant Roland

Nadal-Zverev, la finale idéale avant Roland

Le 20/05/2018 à 15:11

MASTERS 1000 ROME – Rafael Nadal avait remporté le premier M1000 du printemps sur terre à Monte-Carlo. Alexander Zverev lui a répondu à Madrid. Les deux hommes se retrouvent dimanche dans la capitale italienne pour le titre du dernier grand tournoi de préparation à Roland-Garros. Un choc qui fait saliver. A condition que le jeune Allemand tienne la distance, notamment physiquement...

Même si l'on jouera du côté de Lyon et Genève la semaine prochaine, c'est bien à Rome, ce dimanche, que se tient le choc le plus attendu du printemps terrien. C'est même la finale rêvée, au vu du contexte actuel. D'un côté, Rafael Nadal, éternelle référence sur la surface ocre, qui joue pour reprendre la place de numéro un mondial à Roger Federer et, plus important encore, pour asseoir son statut d'incontournable homme à battre avant Roland-Garros. De l'autre, Alexander Zverev. Lancé sur une série de 13 victoires consécutives, l'Allemand est en pleine bourre.

En quelque sorte, la finale romaine constitue la belle d'un duel à distance entamée à Monte-Carlo. Sur le rocher princier, Rafael Nadal s'était imposé avec autorité. Mais sa défaite à Madrid contre Dominic Thiem avait ouvert la voie au sacre de Zverev. Avec un Masters 1000 chacun dans la besace, les deux hommes forts du moment se retrouvent donc dimanche en Italie pour solder les comptes printaniers. Ils s'étaient manqués de peu à Monte-Carlo, Zverev s'inclinant en demie contre Nishikori. Cette fois, c'est la bonne.

Zverev : "Clairement, je ne suis pas le favori de ce match"

Pour l'un comme pour l'autre, l'enjeu n'est pas neutre. Nadal, d'abord. Quoi qu'il arrive, il sera le grandissime favori de Roland-Garros. Mais une deuxième défaite en deux semaines effriterait quand même légèrement le statut de l'homme à la decima avant d'arriver à Paris. Zverev, maintenant. Battre Nadal sur terre dans une finale de Masters 1000, voilà qui validerait encore davantage la montée en puissance du jeune Allemand, laquelle a quelque chose d'irrésistible ces derniers temps. Il a certes déjà remporté trois Masters 1000, mais ce succès-là aurait encore une autre envergure.

Après un début de saison quelconque, Zverev plane sur le circuit depuis la mi-mars avec 21 victoires pour seulement deux défaites. Il reste donc sur 13 victoires consécutives et n'a perdu qu'un seul de ses vingt-sept derniers sets. Il a battu Thiem, Cilic, Goffin, Edmund, Isner, Chung ou Shapovalov au cours de ce "run", mais Nadal, c'est bien évidemment un calibre tout différent. "Clairement, je ne suis pas le favori de ce match, a souri le "wunderkind" samedi soir. Il a gagné tellement de titres sur cette surface. Il n'y a pas grand-chose à dire. C'est Rafa... J'espère simplement que j'aurais récupéré pour défendre mes chances à fond."

Zverev, le patron... à la Race

C'est effectivement la grande interrogation. Alexander Zverev a beaucoup donné ces deux derniers jours, avec un combat en trois sets face à David Goffin jeudi et cette demie face à Marin Cilic, arrachée en deux sets (7-6, 7-5), mais achevée au-delà de 23 heures. Nadal, lui, en avait alors terminé avec sa demi-finale contre Novak Djokovic depuis plus de six heures. L'autre souci, c'est son bilan personnel face à Nadal : quatre matches, quatre défaites, dont une grosse raclée sur terre le mois dernier en Coupe Davis (6-1, 6-4, 6-4).

Quoi qu'il arrive, Alexander Zverev sera lundi le numéro un à la Race. S'il s'impose à Rome, il commencerait même à avoir, à terme, une bonne tête de futur numéro un mondial car il a peu de points à défendre dans les semaines qui viennent. Eliminé au premier tour à Roland-Garros l'an dernier et dès les huitièmes à Wimbledon, il aura, du point de vue du classement, un excellent coup à jouer d'ici la mi-juillet. Pour l'heure, il sous-performe dans les quatre principaux tournois du circuit. Pour l'heure, il est "Mister Masters 1000". A 21 ans, ce n'est déjà pas si mal.

Alexander Zverev

Alexander ZverevImago

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