Gaël Monfils est enfin sorti de son silence. Son mutisme aura duré un peu moins de deux mois. Deux mois où il aura pris le temps de réfléchir sur son activité professionnelle et de soigner ce genou droit qui lui pourrit la vie depuis quelques temps maintenant. Depuis "l'US Open l'an dernier", révèle-t-il dans une longue interview accordée à L'Equipe où il se livre. A lire ses confidences, on se rend compte que cette période loin des courts et de la pression médiatique n'a pas été de tout repos. Tant mentalement que physiquement, Monfils a travaillé et a dû digérer. Car son forfait à Roland-Garros pour la première fois de sa carrière a ainsi été un moment délicat à passer. "Quand j'ai dû renoncer à Roland, tout s'est effondré. (...). J'étais hyper abattu", avoue le Parisien, qui "ne dormait plus" et "déprimait".
S'il a suivi à la télévision ses "potes" sur la terre battue parisienne, la "Monf", double finaliste cette saison à Doha et Montpellier, a surtout pris le temps de se poser pour réfléchir et se poser les "bonnes questions" pour "tout remettre à plat". Et visiblement, à 25 ans, ça l'a aidé à murir. "J'arrive à un moment de ma carrière où on ne m'impose plus les choses. Je dois me les imposer moi-même. Etre plus égoïste, devenir un leader de mon équipe", prévient-il après avoir fait un bilan de ses derniers matches où il ne sentait plus le même désir de l’emporter qu'avant. "On m'a bridé et je me suis bridé. Ma fougue avait diminué", constate-t-il dans le quotidien sportif.
A côté de cette introspection, Gaël Monfils, tête rasée, s'est aussi activé pour retrouver la forme. Il a fait une injection, qui devrait l'aider pour les "six prochains mois", vu une nutritionniste et un podologue. Mais il a surtout travaillé avec Marc Raquil pour effectuer la préparation physique la "plus costaud de sa vie". Mais s'il a pris "en force" et s'est "asséché", Monfils, qui n'a pas joué depuis le 23 mai, laisse planer un doute sur sa participation aux Jeux. "Est-ce que je serai compétitif pour les Jeux ? Je ne sais pas. Physiquement, c'est pas un problème. Mais je n'ai pas joué depuis deux mois. Est-ce que mon genou va tenir les appuis ? (...) Reprendre aux Jeux, ce serait magique. Mais imaginez si je pète : pfff, ça pourrait m'achever", conclut le numéro 3 français, qui reprend ce mardi. 
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