Novak Djokovic a fêté ça avec les siens. Belgrade avait mis les petits plats dans les grands, lundi, pour célébrer l'enfant du pays. Une cérémonie en soirée au cœur de la capitale serbe, devant ses supporters. "Je suis immensément heureux et fier de ce succès qui est aussi le succès de toute la nation, c'est mon sentiment", a-t-il lancé. Ici, le "GOAT", c'est lui, pas de doute.
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Ce même jour, le 8 mars 2021, il est devenu le recordman du nombre de semaines passées à la première place du classement mondial. Un record très prisé, qui cimente un peu plus son statut de grand parmi les grands. Le plus grand ? "Je ne veux pas dire que je suis le plus grand parce que je pense qu'il n'est pas possible de comparer entre les générations, a-t-il commenté, en français, devant la caméra de nos confrères de France 3. Mais je suis très fier d'être en conversation avec tous les grands joueurs de tennis, avec toutes les légendes de notre sport".
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La folie à Belgrade, le 8 mars 2021, pour fêter Novak Djokovic.

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Les rêves sont réalisables
Très sollicité, Djokovic a beaucoup parlé lundi. A la télévision nationale, la RTS, qui a ouvert son journal du soir par le record du Djoker, ou encore à CNN. A notre consœur Christina MacFarlane, le numéro un mondial actuel et, donc, désormais, Super N°1 de l'histoire du classement ATP, a essayé de mettre des mots sur ce que cet accomplissement représente pour lui. "C'est un peu comme le couronnement de tous les exploits que j'ai réalisés au cours des 15 dernières années de ma carrière de joueur de tennis professionnel", a-t-il résumé.
Alors que tournait en boucle sur les réseaux sociaux la vidéo du petit Novak, âgé de sept ans, déclarant avec une assurance certaine que son but était de "devenir numéro un mondial", il est revenu auprès de CNN sur ce qui, enfant, constituait un rêve et presque, déjà, une ambition : "J'avais sept ans et je m’étais fabriqué ce trophée de Wimbledon improvisé et, en me regardant dans mon propre reflet dans la pièce, je me disais que j'étais le meilleur joueur de tennis du monde et que j'étais le champion de Wimbledon. Je rêvais de cela. Les rêves sont réalisables."

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J'ai eu la chance d'avoir des parents qui étaient très forts au milieu de la guerre
Enfant de la guerre civile yougoslave, il s'est forgé une carapace dans ce contexte pour le moins mouvementé, mais sur CNN, il a aussi tenu à rendre hommage à ses parents, qui ont fait front sous les bombes. "J'ai eu la chance d'avoir des parents qui étaient très forts au milieu de la guerre et des difficultés que nous vivions pendant les années 90, explique Djokovic. J'ai leur amour et leur soutien inconditionnels pour pratiquer ce sport qui n'était même pas une tradition dans notre famille ou dans notre pays. Cela coûtait très cher, mais ils ont réussi à le faire, à m'acheter des raquettes, à me trouver un entraîneur et à me donner des conditions de vie assez bonnes pour que je devienne un joueur de tennis professionnel."
Un quart de siècle plus tard, Novak Djokovic est non seulement devenu joueur professionnel, mais aussi, comme il se l'était promis, le meilleur d'entre tous. En tout cas, il l'a été pendant 311 semaines depuis un peu moins de dix ans. Et ce n'est pas terminé. "Les deux principaux buts en tennis sont, sans doute, le nombre de Grands Chelems remportés et le nombre de semaines passées en numéro 1, rappelle-t-il. J'ai l'honneur d'avoir atteint l'un des deux, je vais maintenant me consacrer au deuxième."

Belgrade a rendu hommage à "son" Novak Djokovic.

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