SON NOUVEAU CLASSEMENT ATP : 18e mondial
SON PARCOURS DE RÊVE EN AUSTRALIE
L'affiche du premier tour du tableau messieurs de l'Open d'Australie opposait Andy Murray, récent vainqueur à Doha, à Jo-Wilfried Tsonga. L'Ecossais partait largement favori, il en est revenu épaté par le Français. Après la rencontre, Tsonga a discuté avec Cédric Pioline, désormais responsable du haut niveau à la FFT. Comment réagir après une perf' de cette importance ? L'ancien N.1 français a visiblement eu les mots justes. Sam Warburg et Guillermo Garcia-Lopez en feront les frais. En huitièmes, il conjure son échec de l'an passé, en huitièmes de finale de Wimbledon, et surclasse Richard Gasquet. En quart de finale, il dispute selon ses propres mots "son meilleur match du tournoi" face à un excellent Youzhny. En demi-finale, il est en mode "Playstation" contre Rafael Nadal, un match d'anthologie selon une formule galvaudée mais revigorée par ce genre de performance... En finale, il donne tout mais échoue sur quelques points mal négociés au deuxième et au quatrième set notamment. Le destin de Djokovic a été pour l'instant plus fort que son rêve.
Open d'Australie
"Tsonga, un top 10 potentiel"
28/01/2008 À 09:00
A LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU
Longtemps je me suis couché de bonne heure... Pour jouer au tennis. Jo-Wilfried Tsonga a tout donné pour vivre son rêve. Brillant junior, vice-champion du monde en 2003, il a connu la pire des épreuves pour un sportif de haut niveau : les blessures à répétition. Bien entouré, suivi par Eric Winogradsky, il a fourni les efforts nécessaires pour poursuivre son aventure chez les professionnels. En 2007, des Challengers à Bercy, en passant par Wimbledon et Flushing Meadows, il fait un retour fracassant. Début 2008, il atteint la finale de l'Open d'Australie et entre ainsi dans le top 20. A 22 ans, il est désormais juste derrière Richard Gasquet et Marcos Baghdatis, comme au bon vieux temps des juniors, à l'affût du moindre exploit. Et il s'apprête à jouer en Coupe Davis, un autre de ses rêves. Il a comblé le vide de ces années douloureuses. Il a refait son retard en croquant à plein dents dans sa madeleine de Proust à lui, les petites balles jaunes de Melbourne...
SA MARGE DE PROGRESSION
"Jo" est lucide sur l'évolution de son tennis. Son service est son coup le plus "naturel", son coup droit, sa couverture au filet et sa vitesse de déplacement sont des atouts évidents et il a particulièrement amélioré son revers l'hiver dernier. En 2007, Sébastien Grosjean disait : "Jo peut atteindre un quart de finale de Grand Chelem l'année prochaine." Dès l'Open d'Australie, Tsonga a mis la barre plus haut encore. Tant qu'il reste compact dans ses frappes, il ne craint personne. Son relâchement doit faire des envies (n'est-ce pas messieurs Richard Gasquet ou Paul-Henri Mathieu), mais cela peut le conduire à se désunir dans l'échange. Si son physique ne connaît pas de nouvelle défaillance, il pourra développer de nouveaux schémas tactiques. Son expérience à Melbourne le place dorénavant dans une autre catégorie, celle des "poids lourds" du circuit...
SON AVENIR
Cassius Clay est devenu Mohammed Ali, mais "Jo" restera lui-même. Le meilleur de sa carrière est encore devant lui malgré ses exploits formidables en Australie. Une sélection en Coupe Davis, probable contre la Roumanie, concrétisera un rêve d'enfance. Numéro 2 français, courtisé par le Team Lagardère, il devra assumé sa nouvelle notoriété. Leader du tennis tricolore ? Il ne se projette pas si loin : "Non. Je n'ai jamais gagné le moindre tournoi. Je n'ai pas la moindre sélection en coupe Davis. J'ai encore beaucoup de choses à prouver."
>BLOG : Tsonga sera-t-il le nouveau leader du tennis français ?
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