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Simon "n'a plus peur"

Simon "n'a plus peur"
Par Eurosport

Le 27/01/2009 à 20:45Mis à jour

Gilles Simon n'a jamais été attendu par le public français. Depuis 2008, il est pourtant craint par les meilleurs, dont Rafael Nadal... En quart de finale de l'Open d'Australie, le Français a mis en perspective cette 4e confrontation face au N.1 mondial:

Gilles, que représente ce premier quart de finale en Grand Chelem ?

GILLES SIMON: "Je suis déjà content d'arriver en quarts sans avoir puisé dans mes réserves physiques. Pouvoir aborder un quart de finale en étant à 100% au niveau des jambes et de la tête, c'est déjà une bonne chose en soi, je vais essayer d'en profiter un maximum. Je sens bien mes coups, je frappe plutôt bien, même si ça ne s'est pas forcément vu sur mon match face à Gaël, mais c'était un peu voulu aussi. J'espère faire un grand match en quarts de finale, et aller plus loin que ça."

Vous l'aviez affronté ici-même l'an passé, mais le contexte est totalement différent…

GILLES SIMON: "Oui… ça va être la quatrième fois que je l'affronte. L'an dernier, je m'étais incliné en trois sets, alors que j'avais eu énormément d'occasions au premier set, six balles de sets il me semble en tout sur plusieurs jeux différents. La raison, c'est simplement que je n'étais pas encore persuadé de pouvoir gagner face à ce type d'adversaire. C'est pour cela qu'au moment de conclure, j'avais tremblé un petit peu. Ça n'a pas été le cas à Madrid, car depuis, je me suis rassuré face aux tous meilleurs joueurs du monde. Mercredi, je rentrerai vraiment sur le terrain pour gagner, pas pour faire le spectacle."

Cela vous motive-t-il particulièrement d'avoir face à vous le N.1 mondial ?

GILLES SIMON : "C'est sûr, je préfèrerais joueur le N.1 en finale, ça voudrait dire que je suis en finale (rires). Ce sont des matches vraiment plaisants à jouer. Aujourd'hui, quand j'aborde ce tournoi du Grand Chelem, je sais que je ne peux pas jouer ces mecs-là avant les quarts, donc c'est déjà une bonne nouvelle pour moi de les avoir en face, ça veut dire que je suis allé loin !"

La différence avec le dernier Open d'Australie est que, depuis, vous êtes parvenu à dominer les meilleurs mondiaux?

"J'ai toujours été rassuré par rapport à mon niveau de jeu. Tout se construit petit à petit. J'étais bien conscient qu'il y avait un gros palier à franchir, surtout mentalement. La victoire face à Djoko, même s'il n'était pas super bien à Marseille, mais voilé, j'ai gagné quand même. Ça a été dur, j'ai eu des balles au second, j'ai perdu le deuxième set, et finalement, au troisième, je gagne. Ça m'a aidé pour le match contre Federer. Ensuite, ce match de Federer m'a aidé à Madrid, et ainsi de suite… Je pense qu'il faut qu'il y ait un moment où ça se débloque. C'est vraiment ça. Je ne pensais pas forcément que cela aller arriver. J'espérais que ça arriverais, mais je ne pouvais pas en être convaincu non plus."

Considèrez-vous qu"avoir disputé le Masters à Shangaï en novembre dernier est un avantage, dans la mesure où votre futur adversaire en a été privé, la faute à un genou douloureux ?

GILLES SIMON: "Je ne pense pas. Parce qu"il ne faut pas oublier que ces joueurs-là savent aussi prendre confiance en leur jeu à l"entraînement, et là cela fait tout de même quatre matches qu"il gagne avant de m"affronter. Donc je pense qu"au niveau des repères sur le terrain, il n"aura aucun problème (sourire)…"

Comment vivez-vous le tournoi. Etes-vous dans votre bulle ? Certains de vos proches ont-ils fait le déplacement ou ont-ils prévu de le faire ? Etes-vous en contact avec eux malgré la distance ?

LA DECLA DE RAFAEL NADAL : "Je suis heureux de la façon dont je joue. Je n'ai encore jamais aussi bien joué ici à Melbourne. Maintenant, je vais affronter un Français. Pour moi, c'était un peu pareil que ce soit Monfils ou Simon, car tous les deux m'ont battu récemment et je savais que, qui que ce soit, ça ne serait aps simple du tout."

A SAVOIR :

. Avant ce tournoi, Gilles Simon n'avait jamais dépassé le 3e tour d'un tournoi du Grand Chelem. Parmi les 32 têtes de série engagées, seuls Robin Soderling et Jurgen Melzer étaient, et sont toujours, dans ce cas.

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