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Robert, Sorensen et la PS4

Robert, Sorensen et la PS4
Par Eurosport

Le 19/01/2010 à 15:26Mis à jour

Deux belles histoires sont à suivre en ce moment à Melbourne, celle du Français Stéphane Robert et celle de l'Irlandais Lock Soren. L'Open d'Australie, c'est aussi le lieu idéal pour parler de Fed Cup, selon les journalistes qui interrogent les Françaises, où jouer à la PS4. Pas la PS3, la 4 !

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LA CARTE POSTALE DE MARDI 19 JANVIER

LE PORTRAIT DU JOUR : Stéphane Robert

Stéphane Robert, freiné par divers "blocages" et une hépatite A, a mis du temps à percer au plus haut niveau mais sa présence au deuxième tour de l'Open d'Australie n'en est que plus belle. Aux antipodes d'un Richard Gasquet ou d'un Rafael Nadal, le Français a attendu d'avoir 29 ans pour disputer son 2e match du Grand Chelem, après un premier tour à Roland-Garros 2004. Et de le gagner, mardi face à l'Italien Potito Starace, 6-3, 7-6 (7/2), 7-4 (7/2), pour un bonheur simple mais vrai.

"Ce n'est pas un conte de fée, ça n'a jamais été un rêve et donc ça ne m'affole pas plus que ça. Mais c'est génial", souligne le joueur de Blois, "parti de très loin" et qui a eu "besoin de temps avant de gérer tous les paramètres" qu'implique une vie de joueur professionnel. Sur le flanc pendant quinze mois à cause d'une hépatite A contractée en 2007 -"un gros coup de frein"-, Robert a grimpé les échelons petit à petit, écumant les tournois de 2e et 3e divisions, loin du strass et des paillettes.

"Mais j'aime ça car je n'ai pas envie de brûler les étapes et parce que j'adore le tennis", dit celui qui est arrivé jusqu'au 104e rang mondial lundi, un classement qui lui permet désormais d'entrer dans les tableaux des grands tournois. A Melbourne, c'était juste, puisqu'il avait déjà commencé à s'échauffer pour son premier tour des qualifications lorsqu'on lui a dit qu'il pouvait se rhabiller suite au forfait d'un joueur mieux classé que lui. "Ça m'a arrangé car je revenais d'Inde, c'est aussi la récompense de ma saison précédente et là j'ai enchaîné sur une très grosse partie face à un joueur à ma portée", a raconté le Français pour qui "l'heure de vérité" a sonné pour savoir s'il avait "le niveau". Mais avant toute chose il veut "surtout profiter de tous ces moments".

LES DECLARATIONS DU JOUR :

Nikolay Davydenko : "Je ne joue plus seulement du fond du court. Je cherche plus à monter, j'ai progressé au service, je veux devenir encore plus rapide. Del Potro m'a dit que j'étais comme la PlayStation 3. Moi je veux devenir la PlayStation 4."

Jo- Wilfried Tsonga : "Je joue mieux en match qu'à l'entraînement où je ne suis pas passé loin de rentrer à bicylette (perdre 6-0, 6-0) l'autre jour contre Ernests Gulbis."

Louk Sorensen : "Je ne sais plus où j'habite. Sur Facebook tout le monde veut devenir mon ami."

LA QUESTION " FED CUP" DU JOUR

Curieusement interrogée en plein tournoi sur la responsabilité d'une N.1 français en Fed Cup, Marion Bartoli a répondu : "Je me sens surtout la responsabilité de bien représenter mon pays or avec le fonctionnement actuel de l'équipe de France je ne pense pas être en mesure de le faire. Je ne pourrai pas être à 100% or je suis trop attachée à cette compétition pour accepter de faire des demi-matches. [...] Moi je veux seulement pouvoir venir avec mon coach pour me préparer comme d'habitude. J'ai conscience que j'ai un fonctionnement particulier mais c'est celui qui m'a permis d'arriver là où je suis. J'ai vu Gilbert (Ysern) et Jean (Gachassin, respectivement directeur général et président de la Fédération française) et ils m'ont dit que pour l'instant ce n'était pas possible. [...] Disons qu'intellectuellement j'ai du mal à comprendre leur raisonnement. Si on a vraiment besoin de moi..." La question serait-elle plus pertinente si Bartoli remportait un jour un tournoi du Grand Chelem ?

LE CHIFFRE DU JOUR :

363. Comme le nombre de millions de dollars qui seront investis dans le tournoi par le gouvernement et la Fédération australienne. Melbourne Park est ainsi assuré de garder l'organisation du premier Grand Chelem de l'année jusqu'en 2036. En espérant qu'il ne fera pas beaucoup plus chaud d'ici là.

L'IRLANDAIS DU JOUR

L'Irlande s'est trouvé un nouveau héros mardi à l'Open d'Australie avec Louk Sorensen, premier ressortissant à jouer -et gagner- un match en Grand Chelem depuis trente ans. On trouve d'abord la trace de Matt Doyle, engagé à Melbourne en 1985. Mais si Doyle a bien représenté l'Irlande en Coupe Davis, il disputait les tournois avec un passeport américain. Depuis, Louk, sonf fils de 25 ans, classé 284e mondial, a encore fait mieux en battant mardi le Taïwanais Lu Yen-Hsun.

La gloire a été immédiate : "C'est le plus grand accomplissement de ma carrière jusque-là mais attendons de voir comment ça va se passer au deuxième tour", lance-t-il, gourmand avant de rencontrer le géant américain John Isner mercredi au deuxième tour. "Maintenant tout peut arriver mais je suis déjà aux anges". Pour rester concentré, il ne veut pas connaître l'engouement qu'il suscite du côté de Dublin. "J'attends la fin du tournoi, mais je vais appeler mon entraîneur qui a dû rentrer à Stuttgart pour une réunion portante."

LA PREPARATION TACTIQUE DU JOUR :

Louk Sorensen : Livré à lui-même aux Antipodes, il compte se servir "d'internet et de Youtube" pour disséquer le jeu de son prochain adversaire. En évitant soigneusement les vidéos qui ne vont pas tarder à circuler à son sujet.

L'IMAGE DU JOUR : Sergiy Stakhovsky

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