Revoilà Andy Murray en finale de l’Open d’Australie. Pour la cinquième fois de sa carrière, l’Ecossais va retenter sa chance dans ce tournoi qu’il n’a encore jamais remporté. Le numéro deux mondial est allé chercher sa 9e finale de Grand Chelem en venant à bout d’un grand Milos Raonic qui aura tout tenté pour apporter un nouveau visage dans une finale majeure face au tenant du titre Djokovic. Mais c’est face à un autre habitué des lieux que le Canadien a fini par rendre son tablier après un peu plus de 4 heures de jeu et beaucoup de frustration (4-6, 7-5, 6-7, 6-4, 6-2).

Raonic n'a pas démérité mais Murray n'a rien lâché : les temps forts de leur demie en vidéo

Open d'Australie
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28/01/2016 À 16:59
Pour retrouver une quatrième fois son "bourreau préféré" en finale à Melbourne, Murray a dû faire preuve de patience face au jeune loup ontarien. Dès le début de la rencontre, Raonic a montré pourquoi il était encore invaincu cette saison au moment d’affronter le Britannique. Sur un jeu blanc, le Canadien a planté le décor en s’offrant la mise en jeu de son adversaire, puis le premier set, en tenant fermement son propre service, son arme fatale. Malgré toute sa volonté, cela a été la seule fois du match où il est parvenu à breaker Murray. Les cinq occasions qui suivirent n'ont jamais trouvé la cible tout au long de la rencontre.
Il regrettera sans doute les deux balles pour revenir à 5-5 dans la quatrième manche, qui a permis à Murray d'emmener son adversaire dans un cinquième set fatal au 13e mondial. Il regrettera aussi cette fin de deuxième manche mal négociée sur sa mise en jeu à 5-4, où une double faute et une volée dans le filet ont remis Murray dans le match.
Raonic pensait sans doute avoir fait le plus dur en remportant la troisième manche au jeu décisif. Mais à un set de sa première finale majeure, il a été alors sérieusement bousculé par son adversaire et s'est mis à donner plus de points, notamment sur secondes balles, son point faible dans cette partie (45% de réussite, contre 76% sur ses premières balles). Et ses volées, nombreuses dans ce match (73), ont été moins tranchantes.
J'ai commencé à trouver un meilleur rythme au service et j'ai réussi plus de retours. Cela a été la clé.
Très à l'aise à la relance, le Britannique a parfaitement concrétisé les baisses de régime de son adversaire. Le gain du quatrième set a été un coup sur la tête du Canadien qui a commencé à grimacer physiquement, la faute à un adducteur droit douloureux. La débauche d'énergie sur les précédents sets a été payée cash. Il a réalisé le double de points gagnants (70/35), mais également plus du double de fautes directes (77/28), notamment 32 dans les deux dernières manches. Le dernier acte a failli même se terminer sur un 6-0 sans un sursaut d'orgueil de Raonic.
"C'était dur. J'ai bien joué dans le troisième, mais il a fait un très bon tie-break, il n'a presque pas raté une première à ce moment-là. C'est frustrant de ne pas avoir d'occasions. Après j'ai commencé à trouver un meilleur rythme au service et j'ai réussi plus de retours. Cela a été la clé. Il a été ralenti (par sa blessure) dans le cinquième. C'est dommage pour lui. J'ai vu qu'il avait du mal dans ses déplacements et au service", a glissé le Britannique, qui a eu le mérite de ne pas se décourager.
En finale dimanche, une entame de match comme ce jour lui sera fatale face à un Djokovic très impressionnant dans sa victoire en quatre sets sur Roger Federer. Le Serbe aura en plus l'avantage de disposer d'un jour de repos supplémentaire. En quête de son sixième Open d'Australie, le numéro un mondial a gagné dix de ses onze derniers duels face à Murray, le dernier en finale de Paris-Bercy en novembre. Ce qui a fait dire à l'Ecossais : "Je devrais exécuter mon plan de jeu parfaitement, ne pas avoir de saute de concentration et jouer mon meilleur tennis".... Et c'est peu de le dire.
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