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Lucas Pouille : "C'est bon d'être de retour..."

Pouille : "C'est bon d'être de retour..."

Le 21/01/2019 à 14:12Mis à jour Le 21/01/2019 à 14:15

OPEN D'AUSTRALIE – Bon vainqueur de Borna Coric lundi en quatre sets (6-7, 6-4, 7-5, 7-6), Lucas Pouille va retrouver les quarts de finale d'un Grand Chelem, vingt-sept mois après. Sa nouvelle collaboration avec Amélie Mauresmo porte visiblement ses fruits. Le Nordiste a retrouvé un peu de cette confiance qui le fuyait de façon inquiétante ces derniers temps.

Quand Lucas Pouille a battu Rafael Nadal à l'US Open en septembre 2016, après ce qui reste à ce jour la victoire la plus marquante de sa carrière, le Français alignait un deuxième quart de finale consécutif en Grand Chelem. Il avait 22 ans, cognait au portail de la cour des grands. La vie était belle, l'avenir radieux. Mais le succès est une chose aussi complexe à gérer que l'échec au plus haut niveau. Le tube de l'été a progressivement disparu de la circulation, ruminant ses doutes. Il lui aura fallu deux ans et demi pour vraiment ressortir la tête de l'eau.

Mercredi, il disputera son troisième quart de finale, le premier à l'Open d'Australie. Une vraie renaissance. Dire sur quoi elle débouchera, à court, moyen et long terme, personne ne le sait. Mais cette quinzaine australienne est clairement celle de la relance pour le Nordiste. "C'est bon d'être de retour, d'être de retour dans un quart de finale de Grand Chelem", a-t-il savouré lundi après sa victoire en quatre sets face à Borna Coric.

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" C'est compliqué quand le doute s'installe"

Au tour précédent, contre le jeune Alexei Popyrin, Pouille s'était sorti d'un match qu'il avait compliqué un peu tout seul. C'était la victoire des démons chassés, au mental. Face à Coric, il y a eu davantage. Une emprise tactique, et une qualité de jeu globalement plus qu'intéressante. Une victoire avec une certaine autorité. Sans aucun doute son succès le plus probant sur une scène majeure depuis bien longtemps. "Borna est 11e ou 12e mondial [12e, NDLR], alors forcément, il faut sortir du bon tennis pour battre ces joueurs-là", note-t-il.

Très frustrant à voir jouer ces deux dernières années (mais ce devait être plus frustrant encore pour l'intéressé), Lucas Pouille a retrouvé de la fluidité dans ses frappes. La balle sort de sa raquette comme elle ne le faisait plus ces derniers mois. C'est le miracle de la confiance. En 2016, il ne se posait aucune question. Tout était simple. Depuis deux ans, ça cogitait sec sous sa caboche. "C'est compliqué quand le doute s'installe, expliquait-il sur Eurosport il y a quelques jours. Il faut du temps pour retrouver la confiance, avancer dans le court naturellement. On sait ce qu'il y a à faire, mais c'est autre chose de le mettre en pratique."

Faut-il y voir les premiers effets de sa collaboration avec Amélie Mauresmo ? De l'extérieur, il est périlleux de juger précisément de l'apport de l'ancienne n°1 mondiale. Elle n'a sans doute pas révolutionné son jeu en une poignée de semaines. Mais difficile d'y voir une simple coïncidence. La grande dame du tennis français, en apportant un nouveau regard, en apportant un discours frais, a pu en quelques séances et quelques mots remettre son nouveau poulain à l'endroit. Lucas Pouille savait toujours jouer au tennis, et potentiellement très bien. Peut-être avait-il simplement besoin de l'entendre dans la bouche d'un nouvel interlocuteur.

Il n'a jamais battu Raonic mais...

"On a travaillé très dur à l'entraînement pendant l'intersaison, et même depuis le début de l'année, relève Pouille. Comme on dit, le travail paie." Mais il ne s'attendait probablement pas à ce qu'il paie aussi vite. Cela ne fera que faciliter la suite. Dans l'immédiat, la suite, c'est un quart de finale contre Milos Raonic, chaud bouillant depuis le début de la quinzaine.

Dans un autre registre que le Français, le Canadien aussi est en quête de reconstruction, plus physique que mentale le concernant. Pouille ne l'a jamais battu. Mais il n'avait jamais battu Coric. Il n'avait jamais gagné un match à Melbourne avant le début de cette quinzaine non plus. Il y a beaucoup de choses qui semblaient hors de sa portée et qui redeviennent possibles.

Signe que l'ambition est tranquillement de retour, le Français (re)commence à en vouloir plus. "Je suis sûr que je peux faire mieux, beaucoup mieux, dit-il, mais je suis sur la bonne route. Et on va continuer à travailler pour être meilleur." Une dernière phrase qui sonne comme une promesse. En atteignant la deuxième semaine, il avait fait de son Australian un bon tournoi. En se hissant en quarts, cela devient une très, très bonne quinzaine. Au-delà ? Il ne serait plus très loin de naviguer en plein rêve. Il n'y est pas encore. Le plus dur arrive. Mais le simple fait de pouvoir y penser en dit long sur le pas en avant accompli en huit jours.

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