Serena Williams n'y arrive plus. La championne aux 23 titres en Grand Chelem a quitté l'Australie la tête basse. Sortie à la surprise générale dès le 3e tour par Wang Qiang (6-4, 6-7, 7-5), une fille qu'elle avait atomisée quelques mois plus tôt à l'US Open (6-1, 6-0), l'Américaine a vécu une énorme désillusion à Melbourne. Elle ne sera pas sans conséquences. "Il faut accepter le fait que ça ne marche pas, a reconnu son coach, Patrick Mouratoglou, dans une interview accordée à la BBC. Peut-être qu'il faut adopter une stratégie différente et se fixer d'autres objectifs pour qu'elle y arrive."

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Serena avait des raisons de croire à la fin de sa malédiction. De retrouver enfin le goût d'un sacre en Grand Chelem pour la première fois depuis la naissance de sa fille en septembre 2017. Après avoir subi quatre échecs en finale (Wimbledon et US Open en 2018 et 2019), elle pouvait légitimement nourrir des espoirs en Australie après avoir démarré 2020 sur un titre à Auckland, son premier depuis trois ans. Son incapacité à enchaîner à Melbourne n'a rendu sa chute que plus douloureuse. "On ne s'attendait pas à perdre si vite, même à perdre tout court", a concédé Mouratoglou.

"Elle est convaincue qu'elle peut y arriver"

Mais l'Américaine n'est pas abattue. À 38 ans, ses espoirs de soulever encore un trophée en Grand Chelem pour égaler le record de Margaret Court sont intacts. "On doit affronter la réalité, mais elle reste positive, a assuré Mouratoglou, son coach depuis 2012. Sinon, elle ne serait certainement plus sur les courts. Elle avait tout pour prendre sa retraite, mais elle a décidé de revenir et de faire tous les efforts pour remporter d'autres titres en Grand Chelem et battre ce record. Elle est convaincue qu'elle peut y arriver, moi aussi. Elle n'en est pas si loin. Mais il faut changer certaines choses."

Lesquelles ? C'est toute la question. Mouratoglou a est conscient que le temps ne joue pas forcément en la faveur de Serena compte tenu de son âge. "C'est difficile de savoir combien de chances elle aura, a-t-il reconnu. Je ne sais pas combien de temps elle va encore jouer, mais avoir atteint quatre finales de Grand Chelem (depuis la naissance de sa fille, NDLR) dit beaucoup de son niveau. Il est suffisamment bon, mais nous devons comprendre pourquoi elle ne gagne pas. Il y a une grande différence entre atteindre une finale et la gagner." Les trois mois et demi qui restent avant Roland-Garros ne seront pas de trop pour trouver la solution au problème.

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