C'était il y a un peu plus de trois ans, le 22 janvier 2018. Un 8e de finale traquenard face à un de ses clones, Hyeon Chung, un coude qui siffle toujours après six mois loin du circuit et une défaite cinglante en trois sets (7-6, 7-5, 7-6). Depuis, Novak Djokovic n'a plus perdu dans son royaume de Melbourne alignant deux trophées consécutifs, ses 7e et 8e du Grand Chelem des antipodes. Soit autant que Roger Federer à Wimbledon.

Chacun des trois géants à son pré carré. Le Suisse, c'est à Londres, Rafael Nadal la Porte d'Auteuil bien sûr et Djokovic, donc, à Melbourne Park. "C'est une histoire d'amour. Probablement quelque chose de comparable, même si ce n'est pas au même point que Rafa à Roland-Garros, a confié le Serbe ce dimanche lors du traditionnel point presse avant la grande bataille. Chaque année quand je reviens, je me sens de plus en plus à l'aise sur le court."

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C'est ici que tout a commencé pour lui un dimanche en 2008 où il a éteint la tornade Jo-Wilfried Tsonga pour un premier titre dans un Majeur. Seize suivront dont la moitié en Australie. Huit victoires à Melbourne, personne n'a fait mieux dans l'histoire. Avec 90% de victoires, il est incontestablement le maître des lieux.

Mon style de jeu est plus efficace sur dur

Pourquoi lui et pas un autre ? Sans doute parce que les conditions de jeu épousent à merveille ses qualités. Explications : "Historiquement, c'est sur dur que j'ai eu mes meilleurs résultats, rappelle-t-il. J'ai tapé mes toutes premières balles sur dur (…). Mon style de jeu est plus efficace sur dur. J'ai l'impression que les courts de l'Open d'Australie sont de plus en plus rapides chaque année. C'est devenu vraiment, vraiment très rapide. Donc ça favorise les gros serveurs. Grâce à mon retour, j'ai réussi à gagner de nombreux matchs face à de gros serveurs sur ce genre de courts. Moi-même, j'ai amélioré mon service grâce à Goran Ivanisevic, l'un des meilleurs serveurs de l'histoire. J'ai toujours réussi à très bien m'adapter à la Rod Laver Arena: quelle que soit la vitesse ou les conditions, ce court a toujours été mon préféré."

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Voilà pourquoi, cette année encore, il fait figure d'immense favori. D'autant que Rafael Nadal, diminué par des douleurs au dos, reste incertain et que Roger Federer, toujours gêné par ce fichu genou droit, ne reviendra pas sur les courts avant début mars. Alors que pour Djoko, contrairement aux deux autres légendes en convalescence, tout va bien : "Je me sens bien, je joue très bien", prévient l'épouvantail de la quinzaine.

Reste la jeune garde incarnée par Dominic Thiem, son tombeur lors des demi-finales du Masters de Londres en novembre dernier. L'Autrichien l'avait poussé aux cinq sets à Melbourne en 2020 avant de céder dans l'ultime manche. Parviendra-t-il, cette fois-ci, à faire chuter le roi de son trône ?

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