Un nouveau triomphe au parfum d’évidence. Naomi Osaka était attendue, elle n’a évidemment pas déçu, elle qui avait déjà remporté ses trois premières finales en Grand Chelem. La Japonaise a maîtrisé samedi l’Américaine Jennifer Brady, 24e joueuse mondiale, en deux manches (6-4, 6-3) et 1h17 de jeu pour s’adjuger son quatrième Majeur, le deuxième à l’Open d’Australie. Tout ne fut pourtant pas parfait pour elle, avec notamment beaucoup de fautes directes dans le premier set, mais son expérience a indéniablement fait la différence face à une novice à ce stade de la compétition. Cette 21e victoire d’affilée sur le circuit lui permettra aussi de grimper sur la 2e marche du podium mondial au classement.
Future numéro 2 mondiale donc mais patronne incontestable du circuit, Osaka a été fidèle à ce qu’elle a montré tout au long de ce tournoi samedi en finale. Toujours en contrôle de ses émotions, quels que soient les soubresauts et rebondissements du match, elle est restée concentrée de bout en bout sur son plan de jeu, acceptant par séquences de commettre des erreurs sans pour autant paniquer. Et c’est peut-être le plus remarquable mais aussi le plus effrayant pour la concurrence : elle n’a pas eu besoin d’évoluer à son meilleur niveau pour triompher, sa marge de progression apparaissant encore certaine.
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Osaka, pas parfaite mais tellement supérieure : Le résumé de la finale

Une première manche accrochée et décisive

Dès les premiers coups de raquette samedi, la Japonaise a donné le ton : deux aces, un service gagnant et un jeu blanc sur son service pour commencer et mettre d’emblée la pression sur une Jennifer Brady qui disputait sa première finale en Grand Chelem. Et si l’Américaine est parvenue à tenir sa première mise en jeu, elle a cédé dans les grandes largeurs sur la deuxième (3-1). Le début d’une finale à sens unique ? C’était sans compter la nervosité d’Osaka qui, malgré le masque qu’elle arbore, n’en est pas pour autant dépourvue d’émotions. Une certaine précipitation et des erreurs ont permis à son adversaire de débreaker dans la foulée.
Aussi tendues l’une que l’autre pendant un moment et pas aidées par le vent qui a balayé la Rod Laver Arena – 15 fautes directes pour la Japonaise, 18 pour l’Américaine dans le premier acte –, les deux joueuses ont ensuite tenu leur service jusqu’à 4-4, Brady semblant même prendre quelque peu l’avantage du fond, grâce à son revers long de ligne et au poids de sa balle en coup droit décroisé lifté. Confrontée à une balle de break, Osaka a alors montré pourquoi elle ne savait plus perdre : un coup droit gagnant et beaucoup d’autorité l’ont tirée de ce mauvais pas. Puis elle s’est arrachée en défense et a profité d’une belle bévue adverse sur un coup droit penalty pour breaker et prendre le premier set (6-4).

Le tournant de la finale : Un coup chanceux et un énorme raté qui ont offert le 1er set à Osaka

Malgré 6 jeux perdus d'affilée, Brady n'a pas totalement sombré

Un tournant dont Brady ne s’est jamais vraiment remise, ou alors trop tard. Car avant de reprendre ses esprits pour livrer à nouveau bataille, elle a encaissé six jeux de rang (6-4, 4-0). Un retard rédhibitoire surtout face à une joueuse du calibre d’Osaka, plus du tout disposée à lâcher sa proie. L’Américaine a néanmoins eu un grand mérite : ne pas s’effondrer. Dans ces circonstances, beaucoup auraient encaissé une bulle, d’autant qu’Osaka, plus explosive que jamais, était alors parfaitement réglée en cadence à l’échange, après avoir distillé quelques missiles en revers croisé entre autres. Mais la 24e à la WTA s’est battue jusqu’au bout, obtenant même un débreak.
A 5-3 néanmoins, Osaka a verrouillé l’affaire avec l’expérience des grandes. Un jeu blanc au service pour terminer comme elle avait commencé, symbole de sa maîtrise des événements. Il y a deux ans, son doublé US Open – Open d’Australie l’avait fait brutalement changer de statut et elle en avait souffert. Désormais bien dans ses baskets, elle a atteint une sorte de plénitude et ne devrait pas avoir de problèmes à embrasser sa destinée. Car elle est à sa place, celle de nouvelle reine du circuit. Et il faudra se retrousser les manches pour l’en déloger.
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