Les tops

  • Le sang-froid de Dominic Thiem
C'est fort ce qu'a réussi Dominic Thiem vendredi sur la John Cain Arena. Pendant deux sets, il a pris un grain d'une violence inouïe. Face à lui, un Nick Kyrgios en feu. Autour de lui, un public au moins aussi incandescent. Mené deux manches à rien, il n'était pas au mieux, il aurait même pu être franchement mal si l'Australien avait réussi à le breaker d'entrée de 3e manche.
Open d'Australie
Monfils à l'aveugle, Kyrgios showman, Medvedev en feu : Le Top 10 des plus beaux points
24/02/2021 À 17:44
Mais le numéro 3 mondial a tenu dans la tempête. Une fois le plus gros de l'orage passé, il a pris le dessus, imperceptiblement d'abord, inexorablement ensuite. Il n'a pas les élans parfois géniaux de Kyrgios, il est moins "flashy", mais il s'en est sorti en grand champion. A la tronche, et aux jambes, aussi. Sa tête a tenu avant que son physique ne le porte. Kyrgios y a cru, il n'a pas grand-chose à se reprocher, mais c'est une forme de logique qui a été respectée.

5 sets renversants et 3h20 de combat : ce Thiem-Kyrgios a tenu toutes ses promesses

  • La partie basse du tableau dames
Elle sent bon le tennis et les titres en Grand Chelem. On compte en effet cinq anciennes vainqueurs en Majeurs dans cette partie du tableau féminin. Garbiñe Muguruza (2 titres), Naomi Osaka (3), Serena Williams (23), Iga Swiatek (1) et Simona Halep (2) sont les cinq championnes en question. Elle pèsent à elles cinq 31 titres du Grand Chelem, dont 23 pour la seule Serena Williams. Pour faire une comparaison, on ne compte qu'une seule championne dans la partie haute : la n°1 mondiale Ashleigh Barty. Revenons de l'autre côté : en 8e de finale, Muguruza a rendez-vous avec Osaka, Swiatek avec Halep. Forcément, on a envie de voir ça.

Simona Halep

Crédit: Eurosport

  • Auger-Aliassime confirme sur dur
On attendait de pied ferme le duel entre Denis Shapovalov et Felix Auger-Aliassime. Copains comme cochons, les deux hommes sont les porte-étendards du renouveau du tennis canadien et surtout deux joueurs aspirant à gagner de grands titres. Bref, le duel de demain sur le circuit. Assez spectaculaire au départ, le match a finalement tourné court et en faveur du plus jeune des deux, FAA. Justement, le Canadien a atteint pour la deuxième fois de sa carrière la deuxième semaine d'un Grand Chelem, cinq mois après sa première à l'US Open. Sur dur, sa surface de prédilection, Auger-Aliassime déroule son meilleur tennis et le faire en Grand Chelem ne semble plus un problème. On a envie de voir où sont ses limites...

  • Raonic, l'autre mister Melbourne
Que Novak Djokovic se méfie, Milos Raonic est aussi un client à Melbourne. Solide vainqueur du dangereux Marton Fucsovics en quatre manches (7-6, 5-7, 6-2, 6-2), le Canadien a validé son billet pour la deuxième semaine avec une certaine autorité, comme souvent aux antipodes. Justement, la deuxième semaine du "Happy slam" est une spécialité pour l'Ontarien. C'est la 8e fois de sa carrière en 11 participations qu'il file à ce stade du tournoi. Il visera même un sixième quart de finale face au n°1 mondial. C'est dire s'il se sent bien à l'autre bout du monde. L'Open d'Australie, c'est son Grand Chelem.

Vainqueur de Fucsovics, Raonic attend Djokovic de pied ferme

Les flops

  • Le retour du Covid
C'est la très mauvaise nouvelle de la journée à Melbourne, celle qui est venue plomber l'ambiance : le Covid-19 s'invite à nouveau à l'Open d'Australie, un nouveau confinement de cinq jours des six millions d'habitants de l'Etat de Victoria, dont Melbourne est la capitale, a été annoncé vendredi pour contrer une possible résurgence de l'épidémie. La bonne nouvelle ? Le tournoi peut se poursuivre. La mauvaise ? Le public, c'est terminé, au moins jusqu'à mercredi prochain, inclus. Si tout va bien d'ici là, les demi-finales et les finales pourront se tenir à nouveau avec du public. En attendant, que l'ambiance, si belle, si folle parfois, va sembler triste dans les prochains jours...

"23h30, l'heure de quitter le stade": quand le confinement rattrape les spectateurs à Melbourne

  • Bleus (très) pâles
Pas question d'en vouloir à Adrian Mannarino. Tête de série numéro 32, le gaucher français a rempli son contrat en atteignant le 3e tour. Vendredi, il n'a pas fait le poids contre un Alexander Zverev très impliqué. La différence de niveau entre les deux joueurs était trop importante pour qu'il y ait vraiment match. Le problème, ce n'est pas Mannarino. Le problème, c'est qu'il était le seul Français en lice dans ces 16es de finale.
Un au 3e tour, c'était peu. Personne en huitièmes, c'est franchement ennuyeux, même si ce n'est pas étonnant. Hormis le début d'épopée de Hugo Gaston à Roland-Garros, qui avait sauvé les meubles, le bilan tricolore ces derniers temps en Grand Chelem est famélique. Rappelons que lors du dernier US Open, déjà, personne n'avait atteint la seconde semaine. L'exception, désormais, c'est un Français en huitièmes. Et c'est assez inquiétant, à court terme au moins.

Un match à sens unique : le résumé de la démonstration de Zverev

  • 5-4, service à suivre : La craquante de Potapova contre Serena
Ce que le score dit du match du 3e tour entre Serena Williams et Anastasia Potapova (7-6, 6-2), c'est que l'Américaine a mis un set avant de prendre la mesure de la Russe. Ce qu'il ne dit pas, c'est que cette dernière aurait pu bien plus mettre en difficulté la joueuse aux 23 titres du Grand Chelem. Ouvrant la rencontre au service, elle a fait la course en tête dans le premier set et c'est elle qui, dès le second jeu, se procurait des balles de break.
Partie remise mais à 3-2, Potapova prenait le service de Williams. Un avantage qu'elle a conservé jusqu'à 5-4 pour servir pour mener un set à zéro. Un jeu caviardé au possible puisque si Serena Williams est revenue à hauteur (5-5), elle le doit à son adversaire. L'Américaine a remporté six points dans ce jeu : cinq doubles fautes et une faute directe de la Russe. Un cadeau.

Il a fallu un set à Williams pour se chauffer : le résumé de sa victoire

  • Les blessures qui poursuivent Pablo Carreño Busta
Maudites blessures. C'est ce que doit penser ce pauvre Pablo Carreño Busta. Arrivé amoindri sur cet Open d'Australie, après une alerte vécue lors de l'ATP Cup, l'Asturien a une nouvelle fois dû renoncer à un tournoi à cause de problèmes physiques, ici aux abdominaux. Après deux tours bien négociés, le n°3 espagnol a dû abandonner au début du deuxième set de son match face à Grigor Dimitrov. Déjà mis sur le carreau à plusieurs reprises à causes de gros problèmes aux abdominaux, une partie très fragile de son corps, PCB ne voit pas le bout du tunnel avec ce mal. Demi-finaliste à New York et quart de finaliste à Roland-Garros fin 2020, l'Espagnol joue pourtant le tennis de sa vie. Il mérite un peu plus de continuité.

Pablo Carreño Busta à l'Open d'Australie

Crédit: Getty Images

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