Il n'avait plus fait parler de lui depuis un moment. Eloigné du circuit en Australie depuis plusieurs mois, à l'instar de sa compatriote Ashleigh Barty, à cause de la pandémie de coronavirus, Nick Kyrgios a ressurgi à sa façon lundi dans l'actualité tennistique mondiale. Sur Twitter, l'Australien a relayé en le tournant en dérision un reportage sur les difficultés rencontrées par les joueurs en quarantaine et leurs revendications portées par le numéro 1 mondial Novak Djokovic.

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17/01/2021 À 23:21

"Djokovic est un crétin. Je n'ai rien contre Bernie (Bernard Tomic, NDLR), mais sa copine n'a de toute évidence aucun recul. Ces images sont ridicules", a écrit l'intéressé. On le sait, les relations entre le fantasque Aussie et le Serbe ne sont pas des plus cordiales. Kyrgios ne s'est jamais privé de critiquer le numéro 1 mondial dès qu'il en a eu l'occasion. Sa dernière pique à son encontre datait du fiasco de l'Adria Tour en juin dernier, une tournée dans les Balkans interrompue après de multiples contaminations au Covid-19. Djokovic en avait été l'organisateur, chahuté pour le manque de précautions sanitaires (masques, gestes barrières) alors en vigueur.

Kyrgios, un discours cash mais cohérent depuis plusieurs mois

Bénéficiant de conditions de quarantaine privilégiées à Adélaïde, à l'instar notamment de Rafael Nadal, Dominic Thiem, Naomi Osaka ou des soeurs Williams, le numéro 1 mondial a fait parvenir une liste de propositions aux autorités australiennes pour améliorer le sort de ses 72 infortunés collègues, forcés de rester pendant 14 jours dans leur chambre d'hôtel sans entraînement. Une initiative que certains, dont Kyrgios donc, jugent hypocrite, ou du moins naïve. Djokovic avait fait part de son opposition à l'idée de bénéficier d'un traitement de faveur à Adélaïde, mais aurait dû se plier à la volonté de Craig Tiley et des organisateurs du tournoi.

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C'est en ce sens que Kyrgios juge ses propositions malvenues, et peut-être aussi parce que le reportage en question montre le numéro 1 mondial non masqué dans un mini-bus de l'organisation... Toujours est-il que le Serbe n'est pas la seule cible de l'Aussie qui prend très au sérieux la pandémie depuis ses débuts, ce qui lui a fait prendre la décision de se mettre à l'écart de la reprise du circuit l'été dernier. Dans le reportage, la petite amie de son compatriote Bernard Tomic se plaignait de ne pouvoir "faire laver ses cheveux", une tâche à laquelle elle ne s'estime visiblement pas digne de s'abaisser, nécessitant le concours de coiffeurs deux fois par semaine.

Le caprice a eu le don d'exaspérer Kyrgios (et il n'est sûrement pas le seul). Les critiques à l'égard des plaintes des joueurs aux antipodes se multiplient ces derniers jours. Les Australiens, qui ont maîtrisé la prolifération du virus grâce à des mesures drastiques de confinement, ont du mal à compatir avec les nouveaux venus qu'ils estiment privilégiés. Rappelons que l'Australie interdit actuellement à ses ressortissants de voyager à l'étranger pour des raisons de sécurité sanitaire.

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