Au cœur d’une tempête judiciaire et médiatique qu’il ne pouvait imaginer au moment de poster sur Instagram la photo et le texte annonçant son départ pour Melbourne, Novak Djokovic saura définitivement dimanche de quoi est fait son avenir proche. Privé de visa pour la deuxième fois en neuf jours par le gouvernement australien, le Serbe doit abattre une dernière carte ce week-end. Un dernier recours. En attendant cette audience de la dernière chance, le meilleur joueur de la planète pourrait retourner en centre de détention.
Ancien entraîneur de Novak Djokovic et consultant pour Eurosport, Boris Becker n’a pas été tellement surpris de la décision d’Alex Hawke, ministre de l’immigration australien. "Il fallait s'attendre à ce que le gouvernement australien ne subisse pas l'ignominie de perdre l'affaire concernant le visa d'entrée de Novak Djokovic et qu'il riposte avec force" a confié “Boom Boom” qui, en passant, ne veut pas rejeter la faute du mélodrame austral qui se noue sous nos yeux sur les épaules du seul Djoko. "J'espère que les médias internationaux se pencheront sur les responsabilités de chacun (...) même si Djokovic va payer la note", explique-t-il.
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Il n'a rien fait d'interdit
Le numéro 1 mondial ne s’est pas fait vacciner ? Eh bien, c’est son choix, juge l’ancien triple vainqueur de Wimbledon. "Si vous ne vous faites pas vacciner, cela ne fait pas automatiquement de vous une mauvaise personne. Je me suis fait vacciner et j'ai fait le rappel, mais j'ai aussi la cinquantaine. Il y a beaucoup de gens qui partagent l'avis de Novak, qui ont confiance en leur système immunitaire fort et qui ont peut-être aussi une autre vision du monde. En tant que société démocratique, nous devrions également autoriser ces autres opinions. Entre-temps, nous avons appris que malgré trois vaccinations, on peut aussi être infecté et transmettre la maladie. C'est ce qui est diabolique : il n'y a pas de meilleure solution, seulement une solution temporaire. Novak a pris une décision différente de la mienne et de celle de la majorité des gens. Mais il n'a rien fait d'interdit".
Rien d’interdit mais le Serbe n’a pas pris la route la moins pentue à l'orée de l'année naissante. Parce que les soucis qu’il rencontre en Australie en raison de sa situation vaccinale ne sont sans doute pas les derniers de 2022 et jusqu’à la fin attendue et espérée de la pandémie. "Je ne pense pas que ça va devenir plus facile pour lui, s'inquiète Becker. Les Internationaux de France et Wimbledon examinent de très près la situation en Australie. S'il veut continuer à se concentrer sur le tennis, il doit faire des changements. Par conséquent, mon avis serait le suivant : Novak, essaie de te rendre compte que ce sera plus facile pour toi si tu te fais vacciner. Je ne sais pas s'il le fera".
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