Il donne la sensation d'expédier les affaires courantes. Sans forcer, voilà Daniil Medvedev en huitième de finale de l'Open d'Australie. Deux jours après son succès probant face au dangereux Nick Kyrgios, le numéro 2 mondial a maîtrisé samedi le Néerlandais Botic Van de Zandschulp, 57e joueur mondial, en trois manches (6-4, 6-4, 6-2) et un peu moins de deux heures (1h55 de jeu). Finaliste l'an dernier, il poursuit donc sereinement sa route et défiera soit Maxime Cressy, soit Christopher O'Connell pour une place en quarts.
A quoi reconnaît-on un cador du circuit ? Si c'est à sa manière de gérer sa première semaine en Grand Chelem, alors Daniil Medvedev correspond parfaitement au profil. Comme l'ont fait avant lui pendant plus d'une décennie les trois monstres Roger Federer, Rafael Nadal et Novak Djokovic, le Russe, vainqueur du dernier US Open, sait désormais s'économiser pour donner le meilleur de lui-même en fin de quinzaine. Et il l'a parfaitement montré samedi contre un adversaire qui s'était révélé à Flushing voici quelques mois.
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Medvedev a accéléré quand il l'a voulu

Pour l'avoir affronté en quart de finale à New York et lui avoir concédé un set, Medvedev savait que Botic Van de Zandschulp n'était pas à prendre à la légère. Le style de jeu agressif et en changements de rythme du Néerlandais, à l'aise dans le petit jeu, n'est pas ce qui convient le mieux au numéro 2 mondial. Alors celui-ci s'est appliqué à faire l'effort ponctuellement à la relance, sans être d'une régularité exceptionnelle par ailleurs.
Le numéro 2 mondial a ainsi breaké à chaque fois en début de manche - à 1-1 dans les deux premiers sets et 2-2 dans le troisième -, faisant toujours la course en tête. Sa couverture de terrain et ses qualités de contreur en passing notamment ont encore fait des merveilles. Et lorsqu'il a été menacé, par exemple à 5-4 dans le premier acte quand il a dû sauver deux balles de débreak, Medvedev a toujours pu compter sur sa qualité de première balle. Il a ainsi toujours su protéger son engagement.
Si Van de Zandschulp a souvent dicté l'échange, c'est bien Medvedev qui contrôlait les événements. C'est dire la marge du Russe désormais sur la majeure partie de la concurrence. Il a d'ailleurs enlevé les cinq derniers jeux de la partie, éteignant petit à petit les velléités adverses. Difficile de ne pas voir en lui le favori logique du tournoi après cette 10e victoire d'affilée en Grand Chelem.
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