10. Anastasia Pavlyuchenkova - Elena Rybakina

Roland-Garros
Quart de finale
Gagnante : Anastasia Pavlyuchenkova (Russie)
Adversaire : Elena Rybakina (Kazakhstan)
Score : 6-7(2), 6-2, 9-7
Open d'Australie
Pour aller plus loin, Monfils doit devenir celui qu'il n'a jamais été
IL Y A 12 HEURES
La 7e tentative aura été la bonne. Sur ses six premiers quarts de finale en Grand Chelem, Anastasia Pavlyuchenkova n'avait jamais trouvé la solution. Mais à Roland, sa persévérance a enfin payé à 30 ans. Elle y a éclaté son plafond de verre au terme d'un 3e set d'anthologie face à sa partenaire de double Elena Rybakina, tombeuse plus tôt dans le tournoi de Serena Williams. Malgré un break d'avance rapidement dilapidé dans cet ultime acte, la pression constante de "Pavs", qui avait l'avantage de servir en premier, a fini par payer. Si Rybakina a cédé sur une ultime double faute, les deux joueuses auront frappé 90 coups gagnants à elles deux (46-44) dans ce quart de haute volée.
Pavlyuchenkova - Rybakina : le résumé

9. Leylah Fernandez - Naomi Osaka

US Open
3e tour
Gagnante : Leylah Fernandez (Canada)
Adversaire : Naomi Osaka (Japon)
Score : 5-7, 7-6(2), 6-4
Le point de départ d'une quinzaine surréaliste pour Leylah Fernandez. A quelques jours de son 19e anniversaire, le caractère, le talent et le tennis de la gauchère ont conquis Flushing Meadows. Sa victime ? Naomi Osaka, la tenante du titre, rien que ça. Et même si la Japonaise traversait une période difficile mentalement qui l'a conduite ensuite à arrêter sa saison, Fernandez a sorti le match qu'il fallait pour la faire tomber. C'est en débreakant Osaka alors que celle-ci servait pour le match à 7-5, 6-5 que la Canadienne a fait basculer la partie. Son timing, son intelligence tactique et ses changements de rythme ont fait le reste. Un régal.

Culot monstre et coups géniaux : comment Fernandez a bouté Osaka hors du tournoi

8. Serena Williams - Aryna Sabalenka

Open d'Australie
Huitième de finale
Gagnante : Serena Williams (Etats-Unis)
Adversaire : Aryna Sabalenka (Biélorussie)
Score : 6-4, 2-6, 6-4
Était-ce le chant du cygne ? L'avenir le dira. Mais ce huitième de finale à Melbourne est la dernière grande bataille remportée par Serena Williams en Grand Chelem. Arrivée aux antipodes dans une forme physique qu'on ne lui avait plus connue depuis longtemps, l'Américaine a livré un bras de fer mémorable face à une Sabalenka plus jeune et au moins aussi puissante qu'elle. A la volonté, avec une belle lucidité pour aller notamment chercher des points au filet, elle a été fidèle à sa légende résistant à la remontée de sa rivale de 4-1 à 4-4 dans l'ultime acte. Mais deux matches plus tard, en demie face à Osaka, elle a fini par rendre les armes. Et le rêve d'un 24e Majeur s'est encore éloigné…

Serena gagne son duel de cogneuses contre Sabalenka

7. Bianca Andreescu - Maria Sakkari

Miami
Demi-finale
Gagnante : Bianca Andreescu (Canada)
Adversaire : Maria Sakkari (Grèce)
Score : 7-6(7), 3-6, 7-6(4)
Bianca Andreescu est un phénix. Malgré les blessures qui l'empêchent d'être régulière, la comète ressurgit de nulle part à intervalles réguliers. Sa dernière renaissance ? Un parcours de la combattante pour rallier sa première finale en 18 mois en mars dernier en Floride où elle a enchaîné les marathons (4 victoires en 3 sets enchaînées). Le plus mémorable fut cette demi-finale face à la pugnace Maria Sakkari. Un feu d'artifice de coups gagnants et de rebondissements, avec une conclusion à 1h35 du matin, heure locale. Dos au mur à 6-5 break contre elle dans le dernier set, la Canadienne a su donner l'ultime coup de reins et s'exprimer au mieux quand la tension était à son apogée. La marque des grandes.

6. Barbora Krejcikova - Maria Sakkari

Roland-Garros
Demi-finale
Gagnante : Barbora Krejcikova (République tchèque)
Adversaire : Maria Sakkari (Grèce)
Score : 7-5, 4-6, 9-7
Maria Sakkari a connu une belle saison 2021, sa première achevée dans le Top 10 (6e). Et pourtant, elle aura perdu les matches les plus importants. Favorite dans le dernier carré à Roland (seule joueuse du Top 20), un premier sacre en Grand Chelem semblait lui tendre les bras. Mais l'événement et une adversaire décomplexée au tennis classique et léché sont venus à bout de ses illusions. Malgré une balle de match à 5-4 dans le dernier set, Sakkari n'a jamais vraiment réussi à se lâcher et à faire valoir son physique d'athlète. D'une qualité sinusoïdale, cette demie de 3h18 a toutefois tenu en haleine le court Philippe-Chatrier. Et c'est aussi ça la beauté du tennis. Krejcikova ira d'ailleurs jusqu'au bout de son rêve pour conquérir le trophée.

5. Emma Raducanu - Leylah Fernandez

US Open
Finale
Gagnante : Emma Raducanu (Grande-Bretagne)
Adversaire : Leylah Fernandez (Canada)
Score : 6-4, 6-3
Ce ne fut pas le plus grand match de l'année, malgré quelques séquences étourdissantes. Mais comment passer à côté ? Flushing n'avait plus vu deux "teenagers" en finale depuis 22 ans et le duel entre Serena Williams et Martina Hingis. Mais le plus fou n'était pas là : ni Emma Raducanu, ni Leylah Fernandez n'avaient les références pour se retrouver là. Mais ce samedi 11 septembre 2021 a surtout marqué la conclusion rêvée d'un véritable conte de fées pour Raducanu, devenue la première joueuse issue des qualifications à rafler la mise en Grand Chelem, en ne lâchant aucun set en route qui plus est. Le symbole ultime de ce sacre paranormal ? L'ace extérieur sur balle de match, avant d'afficher le sourire resplendissant d'une ado de 18 ans. Quel vent de fraîcheur !

Raducanu plus forte que Fernandez et la pression : son acte de naissance en vidéo

4. Ashleigh Barty - Karolina Pliskova

Wimbledon
Finale
Gagnante : Ashleigh Barty (Australie)
Adversaire : Karolina Pliskova (République tchèque)
Score : 6-3, 6-7(4), 6-3
La patronne, c'est elle. Si sa domination n'est pas aussi impressionnante que le fut celle d'une Serena Williams, Ashleigh Barty a assumé son statut de numéro 1 mondiale là où elle le désirait le plus. Sur le mythique gazon du All England Club, elle a succédé à Evonne Goolagong, dernière Australienne sacrée à Wimbledon en 1980. Et au-delà de la dimension historique de l'accomplissement, cette finale a surtout mis en relief l'étendue de la palette de Barty. Malgré son émotion et une baisse de régime qui lui a coûté le 2e set alors qu'elle servait pour le match à 6-3, 6-5, elle a pu s'appuyer sur la variété de ses coups pour reprendre son destin en main dans le dernier acte. Son slice de revers a notamment fait des ravages sur l'herbe londonienne, jugulant la puissance de la longiligne Pliskova. La consécration d'une certaine idée du tennis.

3. Leylah Fernandez - Elina Svitolina

US Open
Quart de finale
Gagnante : Leylah Fernandez (Canada)
Adversaire : Elina Svitolina (Ukraine)
Score : 6-3, 3-6, 7-6(5)
Si Emma Raducanu a finalement récolté la majorité des lauriers dans cet US Open palpitant, le parcours de Leylah Fernandez a inspiré au moins autant de respect. Certes, la Canadienne n'est pas, elle, passée par les qualifs, mais que dire de son tableau de chasse : trois Top 5 sont tombées sous ses coups au terme de luttes acharnées. Après Osaka (évoquée plus haut), c'est Elina Svitolina qui n'a pu maîtriser le phénomène canadien. A la qualité tennistique exceptionnelle - 42 coups gagnants pour Fernandez, 32 pour Svitolina et 18 chacune dans le troisième set -, s'est ajoutée une intensité non moins remarquable qui a culminé en fin de partie.
Fernandez a eu des nerfs d'acier pour ne pas céder à la pression de l'Ukrainienne revenue de 5-2 à 5-5, puis de 4 points à 1 à 5 points partout dans le tie-break décisif. La capacité de la gauchère canadienne à tenir le bras de fer du fond et à créer des angles courts croisés a subjugué un court Arthur-Ashe acquis à sa cause. Et Fernandez, du haut de son mètre 68 de détermination et d'insouciance, a su tirer parti de cette énergie des tribunes, avec en plus un petit coup de pouce de la bande du filet sur son passing pour obtenir balle de match. Un supplément d'âme qui lui permettra aussi de venir à bout de la numéro 2 mondiale Aryna Sabalenka en demie. Tout simplement épatant.

Un thriller époustouflant et un nouvel exploit : le résumé de la victoire de Fernandez

2. Naomi Osaka - Garbine Muguruza

Open d'Australie
Huitième de finale
Gagnante : Naomi Osaka (Japon)
Adversaire : Garbine Muguruza (Espagne)
Score : 4-6, 6-4, 7-5
A quoi tient un titre du Grand Chelem ? Pour Naomi Osaka en 2021, il s'en est fallu précisément d'un point lors d'un huitième de finale dantesque face à Garbine Muguruza. La Japonaise a ainsi fait face à deux balles de match consécutives à 5-3 contre elle et 15/40 sur son service dans le troisième set, mais elle a su jouer son meilleur tennis pour les écarter. Quatre jeux inscrits consécutivement plus tard, elle pouvait lever les bras au ciel, consciente de l'avoir échappé belle et validant sa 18e victoire consécutive à cheval sur 2020 et 2021. Une série qu'elle allait prolonger jusqu'à 21 une semaine plus tard pour s'offrir un deuxième doublé US Open-Open d'Australie après celui réalisé en 2018-2019.
Mais au-delà du résultat brut, c'est le choc de deux volontés quasi-inébranlables qui a captivé. Deux championnes en Grand Chelem déterminées à profiter de la moindre balle courte pour punir l'adversaire, attaquant systématiquement à la jugulaire pour ainsi dire. Le genre de rivalité électrique et sous haute tension dont a souvent manqué le tennis féminin ces dernières années. Menée d'un set et d'un break (4-6, 0-2), Osaka a alors fait preuve d'une force de caractère exceptionnelle. Un seul élément aura quelque peu noirci le tableau : l'absence du public en raison de l'épidémie de Covid.

Osaka passe sur un fil contre Muguruza

1. Paula Badosa - Victoria Azarenka

Indian Wells
Finale
Gagnante : Paula Badosa (Espagne)
Adversaire : Victoria Azarenka (Biélorussie)
Score : 7-6(5), 2-6, 7-6(2)
Ce fut incontestablement le dernier temps fort de l'année. Et pour bien des raisons, ce duel épique entre Paula Badosa et Victoria Azarenka méritait de dominer notre Top 10 des matches féminins de la saison. D'abord et avant tout en raison de la qualité de la partie : un affrontement pied à pied, acharné, des coups gagnants dans tous les sens, des échanges à rallonge (accentués par la lenteur des conditions californiennes) et un rythme infernal seulement atténué pendant deux ou trois jeux dans le deuxième set quand l'Espagnole a connu une légère baisse de régime.
Ce match mérite aussi de trôner au-dessus des autres, parce qu'il s'agit d'une finale, d'un tournoi officieusement considéré comme le "5e Grand Chelem". Or, il arrive souvent que l'enjeu paralyse en ce genre d'occasion, ce qui ne fut absolument pas le cas. Preuve par excellence : la balle de premier set remportée par Badosa d'un revers croisé après un échange surréaliste de… 28 coups. Il lui aura d'ailleurs fallu 1h20 pour arracher cette première manche.
Enfin, l'incertitude du résultat, troisième élément fondamental pour donner du relief à une partie, aura été totale quasiment jusqu'au dernier point. Breakée d'entrée de manche décisive, Azarenka, à la volonté et beaucoup plus souvent au filet qu'à l'accoutumée, a fait basculer la dynamique jusqu'à servir pour le titre et mener même 5-4, 30/0. Mais son bras a légèrement tremblé et Badosa s'est précipitée sur l'opportunité pour aller chercher avec la manière au tie-break son premier WTA. Un sacre qui lui a permis de se qualifier pour le Masters de Guadalajara où elle a été jusqu'en demi-finale. What else ?
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