Je me sens super privilégié et chanceux d’avoir Toni dans mon équipe. Je me souviens de lui au côté de son neveu quand j’étais enfant – il a longtemps été sur le circuit et a tout gagné en tant que coach, donc c’est extrêmement motivant de pouvoir compter sur lui. Je pense que c’est une personne dont je peux apprendre beaucoup, à la fois humainement et professionnellement.
Je me souviens de l'avoir vu beaucoup à la télé quand je regardais les matches de Rafa, sa dévotion et sa passion en tant que coach m’ont marqué. Bien sûr, le lien était puissant entre eux parce qu’il était son oncle, mais en fin de compte c’était un coach prêt à se dépasser pour son joueur. Il semblait avoir une vision de la carrière de Rafa et il lui a donné tout ce dont il avait besoin.
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Toni Nadal et Rafael Nadal après le titre à Roland-Garros en 2005

Crédit: Getty Images

La première fois que nous nous sommes rencontrés, c’était il y a deux ans à Monte-Carlo. Chaque année, il y a une soirée des joueurs et je répétais un morceau de piano que j’allais jouer pour l’occasion. Il est entré dans la pièce, m’a vu et s’est arrêté pour me dire qu’il m’avait vu jouer à Indian Wells et qu’il avait aimé mon attitude sur le court et mon jeu.
J’ai gardé ses mots précieusement en tête et ça m’a fait réfléchir sur la possibilité d’avoir quelqu’un comme lui dans mon équipe, à quel point ce serait super. Quelqu’un qui aurait une vision différente, fraîche de mon jeu, et qui identifierait potentiellement des détails que nous aurions manqués. A la fin de l’année dernière, quand je suis revenu au Canada, nous avons pris contact pour voir si c’était envisageable. Il a accepté de nous parler et a suggéré qu’on fasse un essai ensemble à la Rafa Nadal Academy à Majorque. Nous y sommes allés pendant deux semaines, et tout semblait très bien fonctionner. Après ça, j’ai commencé ma saison et nous sommes restés en contact, avant d’annoncer notre association.
D’après les retours que j’ai eus, je pense que tout le monde n’y voit que du positif. Mon coach Frédéric, le reste de l’équipe, ma famille et les autres coachs et joueurs du circuit. Est-ce que ça me donnera un avantage pour la suite ? Nous verrons bien, mais je pense qu’en fin de compte, ce qui se passe sur le court est le plus important et je dois travailler dur quoi qu’il arrive. Ce n’est pas comme si avoir Toni comme coach garantissait automatiquement une amélioration de mes performances ou de mon classement tout de suite.
L’axe principal de travail, c’est la régularité qu’il veut que j’aie, ainsi que l’intensité et la concentration dans ma façon de m’entraîner
Nous n’en sommes qu’aux premiers jours de notre collaboration, mais nous avons déjà beaucoup parlé de ce que nous voyions comme les objectifs de ma carrière, c’est-à-dire essentiellement d’atteindre le plus haut niveau et de gagner les plus grands tournois. Tout n’est pas précis et il y a beaucoup de choses que je ne peux pas révéler, mais l’axe principal sur lequel nous travaillons, c’est la régularité qu’il veut que j’aie, ainsi que l’intensité et la concentration dans ma façon de m’entraîner. Une fois que nous serons capables d’y parvenir lors de chaque séance d’entraînement et en match, alors de bonnes choses arriveront. Il dit des choses qui ont l’air simples, mais qui ne sont pas nécessairement faciles à faire, et qui pourtant sont les plus importantes à travailler.
Je pense que grâce à mon éducation et à la façon dont j’appréhende le tennis professionnel, j’ai toujours eu naturellement une bonne mentalité. Même avec Toni, je suis toujours le même joueur, avec le même état d’esprit, mais j’essaie seulement de m’améliorer un petit peu chaque jour. Si vous vous préparez bien et que vous vous améliorez, tout le reste suit ensuite, et c’est sur ça que je me concentre le plus.
Nous avons un calendrier de tennis chargé devant nous ! Tokyo cet été, c’est vraiment un événement en vue duquel nous travaillons. La sélection canadienne pour les Jeux n’est pas encore entérinée, mais si j’ai l’opportunité d’y aller, ce serait vraiment un rêve qui se réaliserait. J’aimerais aussi beaucoup aller plus loin dans les Grands Chelems. Je suis particulièrement enthousiaste à l’idée de retourner à Wimbledon parce que j’ai adoré y jouer pour la première fois il y a deux ans (l’édition 2020 a été annulée à cause du coronavirus, NDLR).

Félix Auger-Aliassime à Wimbledon en 2019

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La qualification pour le Masters est aussi un grand objectif. Et être capable de l’atteindre année après année, ce serait quelque chose de fantastique pour moi. Mais en même temps, je sais que la clé pour ça, c’est de devenir un meilleur joueur pour atteindre ce haut niveau de manière régulière.
Atteindre ce niveau a aussi une signification plus personnelle, puisque l’année dernière, j’ai lancé #FAAPointsForChange, un programme grâce auquel pour chaque point que je gagne, 5 dollars vont aux enfants au Togo qui ont besoin de protection et d’éducation. Mon père a émigré de ce pays et n’a jamais caché les dures épreuves qu’il a dû traverser. Il m’a fait prendre conscience des défis que certains de ses proches ont dû relever, donc à travers ma réussite dans le tennis, j’ai toujours voulu essayer, d’une manière ou d’une autre, d’aller plus loin pour les aider.
Bien sûr que je veux gagner de toute façon, mais ce n’en sera que mieux si tous mes points comptent pour bien plus. Depuis que nous jouons semaine après semaine avec le coronavirus en toile de fond, il y a eu des moments particulièrement éprouvants. Donc ça m’a permis de garder les pieds sur terre de savoir qu’il y avait des enfants dont la vie pouvait s’améliorer grâce aux efforts que je produis sur le court. Ça me donne ce supplément d’âme pour y retourner et donner le meilleur de moi-même, que ce soit pour aller chercher un jeu, un set ou un match supplémentaire. Je pense que le fait de travailler avec Toni et mon équipe sur ma régularité ne peut que m’aider à contribuer à ce projet.
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