ROLAND-GARROS - Svetlana Kuznetsova après sa victoire en demi-finale.

Après vos matches face à Schiavone, Safina, et maintenant Vaidisova, commente faire pour que vous jouiez le premier set comme les autres ?

Roland-Garros
Jouanno vote Auteuil
03/12/2010 À 15:46

SVETLANA KUZNETSOVA : "Je ne sais pas. Je voulais peut-être faire le point trop vite. Au deuxième set, elle était fantastique, je ne pouvais que défendre. Elle jouait les lignes. Et puis tout d'un coup je me suis dit : "Si tu ne gagnes pas ce jeu, c'est fini !" Je me suis réveillée et elle est devenue plus nerveuse. Je connais le phénomène et du fait que j'ai plus d'expérience qu'elle, cela a marché. Je me suis bagarré et je crois que je suis aussi en meilleure forme physique.

Que s'est-il passé au second set, particulièrement à 5-4 ?

S.V. : "Je commençais à me poser des questions. Je me disais : "Que dois-je faire maintenant? Elle a moins d'expérience que moi, je me suis mise un peu dans sa peau et me suis dit : "Maintenant, je ne fais plus de faute, je ne prends plus de risque." Je ne lui ai rien donné à partir de ce moment-là.

Que représente votre place en finale ?

S.V. : "Je suis venue deux fois ici et j'ai perdu à chaque fois contre la future gagnante : Justine et Anastasia. Pour moi, cela a beaucoup de sens d'arriver en finale ici. Cela veut dire que je ne baisse pas les bras. J'ai travaillé très dur pour cela et je n'ai jamais pensé arrêter. Maintenant, j'ai vraiment le sentiment que tout se met en place."

Quel objectif vous étiez-vous fixé en arrivant ici ?

S.V. : "Je ne viens jamais dans un tournoi du Grand Chelem en disant que je peux le gagner. Je joue chaque match, je fais de mon mieux. Je savais que je n'étais pas loin l'an dernier. Cela a créé une certaine tension, mais j'ai essayé de tout oublier. J'ai eu par ailleurs une grande régularité cette année, ce qui m'a donné pas mal de confiance en moi, comme à Miami."

Qui vous a aidée mentalement à l'Académie Sanchez-Casal ?

S.V. : "J'ai pas mal changé par rapport à l'année passée. J'ai eu le temps de tout repenser. Ce qui a changé, c'est que je crois que chacun fait le travail qu'il est censé faire. Je ne vais pas parler psychologie avec mon préparateur physique. Mon coach Stefan m'a beaucoup aidée. C'est comme s'il faisait partie de ma famille. Même quand je perds, il est là pour me soutenir."

Justine vient de gagner, et sera votre adversaire en finale...

S.V. : "Le match va être dur, mais je n'ai plus de pression car c'est la finale. Je sais que si je veux la battre, il faudra jouer un tennis fantastique.J'ai joué contre elle à Berlin il y a deux semaines, j'ai fait des erreurs au premier set mais cela a été un bon match. Mais n'oublions pas, nous sommes en finale. C'est une sorte de rêve pour moi que d'être sur le Central pour la finale. Je n'ai rien à perdre."

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