ROLAND-GARROS - 1/4 DE FINALE

Rafael Nadal (ESP/N.2) bat Nicolas Almagro (ESP/N.20) 6-1, 6-1, 6-1
Prochain adversaire: Djokovic

Roland-Garros
Monfils, de paumé à "Pomé!" *
04/06/2008 À 18:00

C'est tout simplement "heureux" que Rafael Nadal a soufflé ses 22 bougies devant le public de la Porte d'Auteuil. Heureux de l'ovation qui lui a été réservé, mais également heureux d'avoir décroché sa septième qualification pour les demi-finales d'un Grand Chelem (quatre fois Roland-Garros, deux fois Wimbledon et une fois à l'Open d'Australie). Sa victoire expéditive, en trois sets secs et un peu moins de deux heures de jeu, face à son compatriote et ami Nicolas Almagro en dit long sur la forme et la détermination du triple tenant du titre. En six victoires en quarts de finale de majeur, si l'on excepte sa victoire sur abandon devant... Novak Djokovic (Roland-Garros 2006) , il n'avait jamais fait aussi court !

"Avant, je le pensais intouchable, mais depuis que je l'ai titillé à Barcelone (en 2006, défaite 7-6, 6-3), j'ai pris conscience que je pouvais l'embêter sérieusement, que je pouvais le battre. J'y crois", avait lancé Almagro, qui totalise le plus grand nombre de victoire sur terre cette année (au nombre de 22), avant le match. Une chose est sûre : l'Espagnol va devoir sérieusement réviser son jugement. 6-1, 6-1,6-1. Le score est sans appel. Une nouvelle raclée infligée par le Majorquin après celle donnée à Fernando Verdasco (6-1, 6-0, 6-2) en huitièmes.

Du grand Nadal

Pourtant, Almagro, premier droitier que Nadal avait à affronter depuis le début du tournoi, n'avait rien à perdre. Opposé au meilleur joueur du monde sur terre battue, l'Espagnol devait oser et mettre de la folie dans son jeu pour espérer rivaliser avec le numéro 2 mondial. Malheureusement, la balance n'a jamais été en sa faveur. Bien au contraire. Nadal a laissé son amitié de côté. Almagro, lui, a subit. Incapable de faire le break sur les cinq occasions qui se sont présentées à lui, l'Espagnol a peiné sur les coups droits assassins du gaucher. "Je croyais que ça allait être dur. J'ai joué un match complet et il a fait beaucoup de fautes et j'ai contrôlé les échanges avec mon coup droit", a confié Nadal.

En cinq matches, le Majorquin n'aura abandonné que 25 jeux, soit une moyenne ridicule de 1,6 jeux par set. Il était donc difficile d'accorder une petite chance à son compatriote, auteur de 36 fautes directes sur l'ensemble de la rencontre. Avec ce nouveau succès, Nadal se dirige plus confiant que jamais vers Novak Djokovic en demi-finale. Ce sera la troisième fois en un an que les deux joueurs se retrouveront à ce niveau en Grand Chelem. Le rang de N.2 mondial sera encore en jeu, comme à Hambourg, où Nadal s'était imposé après un match mémorable...

LES DECLARATIONS :

Rafael Nadal : "Je progresse à chaque match. Aujourd'hui, c'était mon meilleur match du tournoi. C'est très difficile de comparer les années. Je crois que je suis un meilleur joueur qu'avant. J'ai plus d'options dans mon jeu. Par exemple, j'ai un meilleur slice en revers."

"Contre Djokovic, ce sera un match très dur. Il faudra que je sois à mon meilleur niveau pour aller en finale. Il est N.1 à la Race cette année, il arrive en forme et il joue à un niveau très haut. Ce n'est pas qu'un joueur de dur. C'est aussi un excellent joueur de terre battue, il ne faut pas s'y tromper. Il a gagné à Rome, il a été près de me battre à Hambourg, il est ici en demi-finale pour la deuxième fois. Mais moi aussi je joue très bien.

"Le public français a été sympa pendant tout le tournoi et partout où j'ai joué en France, à Marseille, à Monte Carlo aussi. Je ne peux que lui dire merci."

Nicolas Almagro : "Il y avait sur le Central un joueur appelé Nadal, très supérieur à moi du début à la fin. J'ai essayé de faire ce que je pouvais. Il a joué à un niveau très élevé pendant tout le match. Je crois que nous allons avoir (en Espagne) le champion de Roland-Garros pendant de nombreuses années. Ses balles rebondissent à six mètres ! Ce n'est pas habituel sur le circuit, cette lourdeur de balle, ce rythme. Il m'a donné une leçon. Beaucoup de mes rêves sont devenus réalité pendant ce Roland-Garros, être en quarts de finale, me qualifier pour les Jeux, rendre ma famille et moi-même heureux. Une défaite ne va rien changer à tout ça. Je pars avec la tête bien haute."

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