Gaël Monfils ne sait pas encore sur quel pied danser. Alternant le jeu inspiré et poussif sur sa ligne de défense, le N.1 français a mis 2h40 et quatre sets pour éliminer son compatriote Guillaume Rufin, présent au 2e tour de Roland-Garros comme en 2009. Du haut de son 253e rang mondial, l'ancien champion d'Europe juniors a tenté de prendre le jeu à son compte, sans avoir la réussite escomptée (57 fautes directes contre 38). Il aurait pu croire à un exploit lorsqu'il a remporté le deuxième set sur le score sans appel de 6-1, en prenant deux fois le service adverse et en sauvant pas moins de sept balles de break, quinze sur l'ensemble du match. Mais son manque de repères sur le court central, allié au réveil progressif de Monfils, ont fini de le faire plonger.

Après trois semaines de repos forcé avant Roland-Garros après un abandon à Madrid et un forfait à Rome en raison de problèmes de santé, le N.1 français a bel et bien du mal à rester à un haut niveau. Un sentiment qui s'est déjà révélé au 1er tour face à l'Allemand Bjorn Phau (victoire aussi en quatre sets) et finalement confirmé face à Guillaume Rufin. "J'attends mon match référence encore, avoue Monfils. Je n'arrive pas encore à taper de grands coups droits. C'est dans la tête. A l'entraînement, tout va bien. En match, ce n'est pas ça. Ce ne sont pas les coups que je veux sortir. J'attends encore de trouver la même dynamique qu'à Barcelone, où j'ai bien joué jusqu'à Nadal, même si j'ai pris une claque." (2-6, 2-6 en quarts de finale, NDLR).

Roland Garros
Monfils, l'insaisissable
19/05/2011 À 10:39

Monfils pourra en tout cas se féliciter d'avoir passé le 2e tour, stade de la compétition où il avait chuté l'an passé face à l'Italien Fabio Fognini en cinq manches au terme d'un match rocambolesque. "Je prends confiance petit à petit, je passe ce tour qui était mon démon l'an passé. Je joue un peu en dents de scie, c'est vrai que ce n'est pas du grand tennis. Parfois j'attaque, ensuite je me freine en mettant mes voiles en arrière et en attendant la faute. Je ne veux pas dire que je suis laborieux car ce serait manquer de respect à mon adversaire, je dirais plus que je suis en mode... progressif." Son prochain adversaire, le Belge Steve Darcis qu'il dit très bien connaître, sait donc à quoi s'en tenir.

Roland Garros
Le Conseil de Paris dit oui
12/07/2011 À 16:10
Roland Garros
Projet extension : Duflot en remet une couche
21/06/2011 À 11:18