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Roland-Garros : Jelena Ostapenko en finale après sa victoire contre Timea Bacsinszky (7-6, 3-6, 6-3)

Le jour de ses 20 ans, Ostapenko s'offre une première finale de Grand Chelem

Le 08/06/2017 à 17:37Mis à jour Le 08/06/2017 à 20:57

ROLAND-GARROS - A l'issue d'une demi-finale particulièrement décousue au cours de laquelle les deux joueuses n'ont eu de cesse de céder leur service, Jelena Ostapenko a su tirer son épingle du jeu en battant Timea Bacsinszky (7-6, 3-6, 6-3). Et se qualifier, à 20 ans tout juste, pour la première finale de Grand Chelem de sa carrière.

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Un 20e anniversaire, ça ne s'oublie pas. Mais cet anniversaire-là, déjà si spécial, a pris une tournure exceptionnelle vendredi pour Jelena Ostapenko. Née le 8 juin 1997, le jour du premier sacre de Gustavo Kuerten, la Lettone s'est offert une place en finale de Roland-Garros 20 ans plus tard. Audacieuse, parfois même téméraire dans ses intentions, elle a dominé en trois sets Timea Bacsinszky (7-6, 3-6, 6-3). La Suissesse, dont c'était également l'anniversaire, cale pour la deuxième fois en trois ans aux portes de la finale.

La Lettone aura l'occasion d'ouvrir, samedi, son palmarès en simple sur le circuit WTA. Pour s'offrir cet exceptionnel privilège, la 47e joueuse mondiale a dû se défaire d'une Bacsinszky accrocheuse à défaut d'être vraiment entreprenante sur le court Philippe-Chatrier. Les statistiques de la rencontre le montrent, c'est la cadette qui a fait le jeu dans cette demi-finale. Pour le meilleur et pour le pire : avec 50 coups gagnants pour 45 fautes directes, Ostapenko a pris absolument tous les risques. Cela lui a parfois joué de forts mauvais tours, à l'image de la fin du deuxième set où elle a perdu les trois derniers jeux en cumulant les erreurs (7-6).

Ostapenko n'avait jamais joué de 8e en Grand Chelem

Mais la Lettone a montré, qu'en plus de son goût pour le risque et sa puissance de frappe, elle avait les nerfs solides. D'abord en dominant le tie-break sur plusieurs frappes le long de la ligne parfaitement ajustées. Ensuite en conservant sa soif d'attaquer après avoir vu son adversaire revenir dans le troisième set à 3-3. Un jeu plus tôt, elle avait l'occasion d'avoir deux breaks d'avance dans cette ultime manche. Mais la Suissesse s'est accrochée et, dans la foulée, a refait son retard.

C'était le dernier baroud d'honneur pour Bacsinszky qui a fini par s'incliner face aux coups de boutoir de la Lettone. Pour sa deuxième demie à Roland, la Suissesse a parfois manqué d'initiative, se contentant souvent de contrer le jeu de sa rivale et attendant ses cadeaux. Cela aurait pu passer si Ostapenko avait moins bien géré ce match décousu (16 breaks réalisés). Mais à 20 ans, elle a su composer avec ses baisses de régime pour ne pas manquer son rendez-vous. Avant ce Roland-Garros, elle n'avait jamais joué de 8e, de quart ou de demie en Grand Chelem. Samedi, elle sera en finale. Avec son destin à accomplir.

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