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Monfils : "Je veux gagner un grand titre, ça inclut Roland-Garros"

Monfils : "Je veux gagner un grand titre, ça inclut Roland-Garros"

Le 25/05/2019 à 11:33Mis à jour Le 25/05/2019 à 12:09

ROLAND-GARROS – Auteur d’un hiver flamboyant et d’un printemps moins convaincant, Gaël Monfils débarque à Roland-Garros armé du même espoir et de la même envie : réussir l’immense accomplissement dont peu l’imaginent capables. Lui y croit. Et c’est bien là l’essentiel.

Depuis 1983, ils sont quelques-uns à en avoir rêvé. Beaucoup moins à en avoir été capables. Et une minuscule poignée à l'avoir assumé haut et fort. Gaël Monfils fait - au moins - partie de cette troisième catégorie, depuis qu'il a osé annoncer la couleur et lancer ce fameux "J'ai envie de gagner à Roland". C'était à Madrid, au début du mois, alors que la deuxième levée du Grand Chelem n'était encore qu'un point à l'horizon. Roland-Garros est désormais là. Et La Monf' n'a pas changé son fusil d'épaule, armé d'une foi et d'une envie irrépressibles, même si tempérée par une précision sémantique qu'il a exposée vendredi lors du traditionnel media day.

"Je n'ai pas dit que j'allais gagner Roland-Garros, a-t-il confié vendredi, sans revenir sur le fond de se propos madrilènes. J'ai dit que je voulais gagner un grand titre, un grand tournoi. Evidemment, ça inclut Roland-Garros. Mes ambitions sont les mêmes pour chaque tournoi, tous… Chaque fois, je veux gagner. Je veux gagner un titre", a-t-il ajouté, martelant son ambition.

" Il faut que mon genou me lâche un peu…"

L'envie est là, chevillée au corps. C'est indéniable. Mais ce genou droit, qui lui a joué des tours à Rome, comment va-t-il ? "De mieux en mieux. Je ne suis pas à 100% mais ça va mieux. Pour le moment, je ne suis pas inquiet plus que ça." Pas inquiet mais conscient qu'escalader la montagne Roland, cela ne se fera pas avec des articulations récalcitrantes.

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"Il faut que mon genou me lâche un peu… mais il faut aussi que je continue à prendre du plaisir comme depuis le début de l'année." Un début d'année brillant et, parfois même stratosphérique, qui a laissé présager du meilleur et bien plus. Mais qui, surtout, a permis à Monfils, tête de série numéro 14, de renforcer sa foi en lui. "Je dois vraiment y croire, je dois croire en moi. Et, comme je l'ai dit, j'y crois. C'est le plus important. Pendant des années, j'ai dit que j'y croyais. Mais le plus important est d'y croire vraiment. Est-ce le cas ? Il ne faut pas être effrayé de dire 'oui, j'y crois', et je ne dois pas être effrayé du résultat. Et cette année, je n'ai pas peur du résultat."

Auto persuasion, prêche ? On vous laissera en juger. Mais Gaël Monfils parait habité par une ambition supérieure : "Je sens que je vais dans la bonne direction avec mon staff, et si ça continue ainsi, beaucoup de choses vont se mettre en place et feront de moi un joueur qui peut potentiellement gagner un Grand Chelem." Si Roger Federer, 37 ans tout mouillé, a prouvé qu'on pouvait y croire tard dans sa carrière, Gaël Monfils serait bien inspiré de se lancer au plus vite, parce que lui n'a toujours pas gagné, et il s’en faut de beaucoup. A 32 ans, qu'il y croie dur comme fer ou pas, il n'a pas encore ouvert une fenêtre à une période où elle a habituellement tendance à se refermer pour le commun des mortels.

" J'essaie avant tout de retrouver les bonnes sensations"

Pour éviter ça, Gaël Monfils a fait les choses du mieux possible depuis Rome. Il s'est reposé, d'abord, a passé des IRM et des examens. Et s'est entraîné. A Genève avec Stan Wawrinka puis à Paris, où le numéro 1 français débarqué plus tôt que prévu, mercredi. Du travail physique. Et mental : "J'essaie avant tout de retrouver les bonnes sensations. Elles ne sont pas aussi bonnes qu'au début de l'année, je me déplace un peu plus doucement, je ne frappe pas la balle aussi bien que je le voudrais. Mais j'essaie de renouer avec ces sensations. Ça prend du temps."

Il faudra aller vite, parce que si Djokovic et Nadal sont dans l'autre partie de tableau ("une bonne chose, je serais mort sinon"), Verdasco et Thiem pourraient arriver vite (ndlr : au 3e tour et en 8e) et cela ne rendrait pas la conquête du Parisien plus aisée. Monfils a beau croire en lui, il le sait mieux que quiconque.

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