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"Nole Slam", épisode II ? Novak veut égaler Djokovic

"Nole Slam", épisode II ? Novak veut égaler Djokovic

Le 26/05/2019 à 19:52Mis à jour Le 27/05/2019 à 11:21

ROLAND-GARROS – Novak Djokovic avait quitté Paris dès les quarts et furibard l'année dernière. Depuis, il est redevenu le patron du circuit. Du coup, c'est un autre coup d'œil dans son rétro parisien qu'il peut jeter : celui qui mène vers 2016, l'année de son unique titre à Roland-Garros, et de son Grand Chelem à cheval sur deux ans. Exploit qu'il peut dupliquer le 9 juin.

La dernière fois que l'on avait croisé Novak Djokovic à Roland-Garros, il était dans une colère noire. Tout juste battu en quarts de finale sur le Suzanne-Lenglen par Marco Cecchinato, le Serbe s'était pointé en moins de trois minutes en conférence de presse, tenue à sa demande dans une salle minuscule, où tout le monde ne pouvait trouver place. Réponses laconiques, rarement plus de trois lettres ("oui, "non"), sauf pour évoquer le Wimbledon à venir : "je ne sais même pas si je ferai la saison sur herbe". On connait la suite. Il est allé à Wimbledon. L'a gagné. Puis s'est imposé à l'US Open. Et encore à l'Open d'Australie.

C'est peu dire, donc, qu'en douze mois, beaucoup de choses ont changé pour Novak Djokovic. "Il y a un an, tout était différent, a-t-il concédé. Je me remettais tout juste de mon opération au coude, j'étais sorti du Top 20, c'était compliqué." Sa trajectoire avait culminé à Roland-Garros en juin 2016, lorsqu'il avait complété le Grand Chelem en carrière tout en devenant le premier joueur depuis Rod Laver un demi-siècle plus tôt à détenir simultanément les quatre couronnes majeures. En juin 2018, il avait touché une forme de point bas, toujours à Paris, en piquant sa crise après sa défaite contre Cecchinato.

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La quête du pic de forme

Un an plus tard, c'est un Djokovic souriant et décontracté qui a retrouvé Roland-Garros. Avec, en perspective, un possible nouveau Grand Chelem sur deux ans. Après son coup de moins bien en mars-avril, Djoko est repassé en mode Djoker. Vainqueur à Madrid, finaliste à Rome, il a retrouvé forme et confiance au meilleur moment. Et c'est tout sauf un hasard, alors qu'il vient de fêter son 32e anniversaire.

"Je dois mettre en place une stratégie avec mon équipe pour arriver sur un pic de forme au moment des Grands Chelems, a expliqué vendredi dernier le numéro un mondial. Mon planning d'entraînements est établi en fonction de ce calendrier. Cela ne veut pas dire que je néglige les Masters 1000 ou les autres tournois, ils sont importants pour la confiance et je fais tout pour les gagner, mais les Majeurs tiennent quand même une place spéciale."

Djokovic revient aujourd'hui à Roland-Garros dans un état d'esprit proche de celui de 2016. "Je suis à nouveau numéro un mondial, j'ai gagné les trois derniers tournois du Grand Chelem, j'ai bien joué avant Roland-Garros, donc tout va bien", constate-t-il. Et ce n'est pas sa défaite en finale à Rome contre Rafael Nadal qui modifie la vision de son printemps. "Il était très fort en finale, relance Nole. J'avais eu deux semaines fantastiques à Madrid et Rome et je suis sans doute arrivé un peu sans essence en finale face à Rafa, surtout en ayant fini très tard mon quart et ma demie. Mais globalement, tout ça a été très positif pour moi."

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" Aucune raison pour que je ne sois pas capable de le faire à nouveau "

Il le sait, s'il maintient ce cap, ils ne sont qu'une poignée à pouvoir lui barrer la route d'une deuxième coupe des Mousquetaires. En cherchant bien, Nadal, évidemment. Thiem. Et c'est peut-être à peu près tout. Alors, ce nouveau Grand Chelem de Londres à Paris, Djokovic y croit. "Venir ici en sachant que je peux à nouveau avoir les quatre titres du Grand Chelem en même temps, c'est une source de motivation supplémentaire, assure-t-il. Et c'est justement parce que je l'ai déjà accompli que je me dis qu'il n'y a aucune raison pour que je ne sois pas capable de le faire à nouveau."

S'il devait doubler la mise dans un domaine que ni Federer, ni Nadal, ni personne d'autre que lui n'a exploré depuis la fin des années 60, Novak Djokovic s'installerait plus haut encore dans la grande Histoire de son sport. Cette quête débutera lundi avec un vrai premier test, contre Hubert Hurcacz. Le Polonais, en phase ascendante depuis quelques mois, était sans doute un des joueurs à éviter parmi les non-têtes de série. Si Djokovic est lui-même, il n'y a cependant aucune raison de craindre le pire. Et autant qu'il soit vite dans son tournoi, car son menu s'annonce copieux : le tirage ne l'a pas exactement gâté. Mais l'acte II du "Nole Slam" vaut bien quelques péripéties.

Novak Djokovic au Masters de Rome 2019

Novak Djokovic au Masters de Rome 2019Getty Images

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