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Roland a revu Roger et il a adoré

Roland a revu Roger et il a adoré

Le 26/05/2019 à 19:27Mis à jour Le 26/05/2019 à 20:10

ROLAND-GARROS - Quatre ans après, Roger Federer a rejoué et gagné à Roland-Garros. Dimanche, le Suisse s'est imposé en trois sets face à Lorenzo Sonego (6-2, 6-4, 6-4). Avant, pendant et après le match, le public du Chatrier a bruyamment fait savoir qu'il était ravi de revoir l'homme aux vingt victoires en Grand Chelem. Et ça tombe bien, parce que Federer était tout aussi heureux de revenir.

Quand Stefanos Tsitispas a mis un point final à sa prestation face à Max Marterer, le Grec a été escorté par de sincères et chaleureux applaudissements. Il était alors 14h32 et l'ambiance qui régnait sur le nouveau Philippe-Chatrier avait des faux airs de celles qui accompagnent un jeune groupe terminant sa performance en première partie des Stones. Sur le thème : On a bien aimé, mais on est surtout impatient et excité à l'idée d'écouter la suite.

Dimanche, Mick Jagger n'était pas à Paris. Du moins, pas à Roland-Garros. Roger Federer, oui. Et ça tombe bien puisque c'est lui que le public de la Porte d'Auteuil était venu voir. Quatre ans qu'il n'avait plus mis les pieds aux Internationaux de France. Quatre années à se languir et espérer revoir, ne serait-ce qu'une dernière fois, le Suisse de 37 ans. Si le plaisir se mesure au temps écoulé entre l'au revoir et les retrouvailles, il fut grand, dimanche. Preuve en fut donnée quand, quelques secondes après Lorenzo Sonego, 73e mondial et première fois dans le grand tableau à Roland, il est apparu, veste blanc cassé et raquettes en bandoulière.

Vidéo - Le retour du Roi : l'acclamation du Central pour Federer

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" Ça va trop vite Rodgeur !"

Le Philippe-Chatrier était déjà bien plus garni qu'une dizaine de minutes auparavant. Et un brin plus bruyant, également. Roger est arrivé, a été salué et, privilège réservé aux gens d'un rang certain, a eu droit à une demi-standing ovation. Il n'avait pas encore sorti sa raquette de son sac que les "Rodgeur, Rodgeur, Rodgeur" prenaient déjà le relais jusqu'à de timides "olé" - pas forcément indispensables - lorsqu'il a commencé à échanger les premières balles avec Sonego. Les choses sont rentrées dans l'ordre quand le match a débuté. Sauf pour Sonego qui, pour sa première face à Federer et sur une scène XXL, s’est montré un peu plus contracté que le Suisse.

Vingt-six minutes pour le premier set, une balade au cœur du deuxième et, d'un coup, un cri du cœur descendu des tribunes. Esseulé, certes. Mais qui résumait bien le sentiment partagé par le Central de Roland-Garros. "Ça va trop vite Rodgeur !", a-t-on entendu au moment où l’Helvète s'apprêtait à prendre le large dans la deuxième manche (4-0). C'est le moment qu'à choisi Sonego pour sortir de sa coquille, et s'offrir, à son tour, le service du numéro 3 mondial ainsi que des vivats saluant quelques coups bien sentis.

Vidéo - Ovation, coups magiques et trois petits sets : Federer, le retour idéal

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La chaleur, dans l'atmosphère comme dans les tribunes, s'est quelque peu tarie au cœur d'un troisième set plus accroché et durant lequel Lorenzo Sonego a fait la course en tête. Finalement, la résistance de l'Italien a duré huit jeux. Le neuvième lui a été fatal, ainsi qu'une dernière faute directe. Le Philippe-Chatrier a rugi une dernière fois, pour accompagner la sortie tout sourire de Sonego et celle du Maestro.

Et Roger, au fait, il a aimé son retour ? A priori, oui. "Jusqu'à présent, c'était plutôt calme car le stade était fermé quand je venais m’entrainer la semaine dernière. Hier (samedi), sur le Lenglen (ndlr : lors du kid’s day), l'ambiance était déjà différente, a-t-il expliqué en conférence de presse. Quand on chante ton nom et que l’on t’encourage beaucoup dès l'échauffement... c’est un peu comme avant une finale. J'ai eu l'impression d'avoir manqué au public mais, moi aussi, il m'a beaucoup manqué". Jusqu’à le crisper, un petit peu. C’est en tout cas ce qu’il a concédé au micro de Cédric Pioline à sa sortie du court. Les spectateurs, eux, n’y ont vu que du feu. Et il ont vite déserté les travées du Chatrier une fois le roi parti, laissant Madison Brengle et Karolina Pliskova bien seules pour leur duel. Un stade. Deux ambiances.

Vidéo - Federer : "Le public m'a manqué"

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