On a connu Gaël Monfils beaucoup plus enjoué avant d'arriver porte d'Auteuil. Roland-Garros, sans doute le tournoi qui le motive le plus. Une motivation naturelle. Mais cette fois, celui qui reste le numéro un français au classement, même avec une seule victoire sur le circuit en 15 mois, doit se booster pour trouver des raisons de sourire. "Dans ma vie personnelle, ça va hyper bien, et dans ma vie professionnelle, ça ne va pas", a-t-il résumé vendredi devant la presse.
De cette édition 2021, Monfils semble ne rien attendre du point de vue sportif. Depuis le début de la pandémie mondiale du Covid-19, qui l'avait coupé en plein élan en mars 2020, il a peu joué : neuf matches. Pour une victoire, donc, face au Brésilien Thiago Seyboth Wild, à Lyon, la semaine dernière.
Tout n'a pas été à jeter et même dans ses récentes défaites, il y a eu du mieux, comme contre Lorenzo Sonego, à Rome. Mais entre déficit de rythme et manque de confiance, Gaël Monfils a tout simplement perdu l'habitude de gagner. Ses deux derniers revers, 7-6 au 3e set face à Nishioka (Lyon) et Carballes Baena (Belgrade) ont souligné cette carence. "C'est un champion qui n'a pas le ressenti de la victoire, ou trop peu", résumait d'ailleurs son coach Gunter Bresnik jeudi auprès de L'Equipe.
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J'espère pouvoir quand même voir ma mère une seconde
Il est là, il va jouer (face à Albert Ramos Vinolas, pas vraiment un cadeau) mais sans effectuer la moindre projection. "Je ne pense pas que Roland-Garros sera un révélateur pour moi, explique-t-il. Je suis toujours sur le même chemin que ces dernières semaines, ces derniers jours."
Et ce n'est pas le contexte global qui est de nature à lui regonfler le moral. "Je ne cache pas que ce n'est toujours pas ce que tu veux", dit Monfils à propos des conditions sanitaires dans lesquelles cette édition 2021 va se dérouler. S'il dit s'être "adapté" à jouer dans des stades vides, plus encore que l'absence du public, c'est celle de ses proches qui lui pèse.
"Cela fait hyper longtemps que je n'ai pas vu ma mère, confie-t-il encore. Je ne sais même pas comment je vais la voir. Je sais qu'elle va venir, elle va peut-être être dans le stade. Est-ce que je pourrais la serrer dans mes bras ? Je n'en ai aucune idée. J'espère pouvoir quand même la voir une seconde, même avec ces conditions, entre guillemets. Oui, ça pèse. Mes amis, personne n'est vraiment là non plus. Non, ce ne sera toujours pas pareil (qu'avant la pandémie)."

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