Caroline Garcia s'est-elle vue renverser Polona Hercog quand elle est revenue de 5-1 à 5-4 dans le deuxième set ce mercredi et que la foule a commencé à se faire réellement entendre ? A-t-elle pensé à Gaël Monfils qui assurait mardi que le public du Lenglen avait mis la pression à son adversaire ? Peut-être. Las, l'issue fut moins heureuse pour elle, Hercog n'a pas lâché le deuxième de ses deux breaks d'avance (7-5, 6-4) et Garcia s'est arrêtée là. "Je ne vais pas vous dire que je vais très bien et que je suis contente d'avoir perdu", disait-elle en conférence de presse. Déçue donc évidemment mais pas totalement effondrée. Après tout, elle a annoncé son changement d'entraîneur il y a moins d'un mois.

Les conseils de Toni Nadal

Le 5 mai dernier, dans un entretien à L'Equipe, Caroline Garcia révélait ne plus travailler avec son père, celui qui l'avait suivie depuis le début de sa carrière, pour rejoindre Gabriel Urpi, ancien membre du staff de l'équipe de France de Fed Cup. Celui-ci travaille à l'académie de Rafael Nadal à Majorque. Là où Garcia avait déjà ses habitudes depuis 18 mois. "Gabi, je le connais depuis bien plus longtemps avec la Fed Cup. J'ai toujours eu un bon feeling et des bons échanges avec lui. J'aime ses valeurs et sa façon de travailler", assure Garcia qui en a aussi profité pour donner des détails sur son travail en Espagne :
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"Sur le court, mon entraîneur référent c'est Gabriel. Là-bas, ils ont une mentalité où de temps en temps Toni Nadal va rentrer sur le court, te donner 2 ou 3 conseils va rester 10 minutes et va repartir. Ça échange comme ça. Tout le monde peut apporter un petit peu. Parfois, il y a d'autres idées qui viennent parce que Gabriel est un entraîneur ouvert et il a confiance en eux. En même temps, ça m'apporte d'avoir différentes visions. C'est intéressant de prendre un peu de temps en temps comme ça."
J'ai pris du temps avant de venir en presse, tout de suite après c'est difficile
Tombée au 58e rang mondial, Garcia disait ne pas vouloir s'appitoyer sur son sort après son premier tour. Expression qu'elle a encore utilisée à l'issue du deuxième malgré la défaite. "J'ai pris du temps avant de venir en presse, tout de suite après c'est difficile, a reconnu la Française. Il y a plein de choses que je peux faire mieux. Certaines choses commencent à rentrer, il en reste travailler. Ma stabilité émotionnelle aussi pour bien gérer la fin du 1er set et l'entame du second. Est-ce que je dois m'apitoyer ? Pas du tout."

Caroline Garcia lors de son match du 2e tour contre Polona Hercog à Roland-Garros 2021

Crédit: Getty Images

La transition avec son nouvel entraîneur, avec qui d'ailleurs elle est en discussion pour poursuivre au-delà de la saison sur terre, va prendre du temps. Ce mercredi, elle a parfois balbutié son jeu (37 fautes directes). "Je suis retombé dans mes travers, à vouloir renvoyer la balle plus vite, plus fort. Ça m'a coûté des points. C'est quand l'adversaire joue comme ça que je dois utiliser ce que je fais à l'entraînement. Le premier match me donne de la confiance mais ce n'est pas quelque chose que je fais régulièrement, je n'ai pas gagné beaucoup de matches. Sous stress, ce n'est pas simple."
Et le public dans tout ça ? Caroline Garcia a pris un immense plaisir à jouer devant les Français ce mercredi. Parfois "léthargique" dans le passé selon ses propres mots, elle l'a, cette fois, plus cherché. "Ça n'a duré que deux matches mais c'était intense. Tu as envie de les emmener avec toi sur tous les tournois, ça donne quelque chose de différent, sourit-elle. C'est une défaite, j'ai plein de choses à apprendre de ce match mais j'ai vécu une belle ambiance sur ce match."
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