Novak Djokovic s'est tourné vers son clan. Le regard halluciné et hallucinant, la bouche grande ouverte, il a laissé partir un cri venu du fond des tripes qui a résonné dans tout Roland-Garros et même au-delà. Il était 23h50, et le numéro un mondial avait sans doute une trouille bleue de se faire entraîner par Matteo Berrettini dans un 5e set décisif et forcément aléatoire. Surtout à cette heure aussi tardive. Alors, c'est sorti, et ça a fait du bruit, au point de choquer quelques âmes un peu sensibles.
"Ma réaction à la fin, c'était ma façon d'évacuer toute cette tension qui était montée tout au long du match", a expliqué Djokovic après la rencontre. Car après deux premiers sets plutôt bien menés (6-3, 6-2), tout s'est compliqué au fil de la soirée pour Novak Djokovic.
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C'était super, super stressant d'être constamment sous pression
Passé à deux points de la victoire dans le jeu décisif du troisième set, il était encore en train de batailler une heure et une évacuation du public plus tard, couvre-feu oblige. Il a sans doute eu peur. Un peu. Et deux points après avoir manqué une première balle de match, ce qui avait déjà provoqué un premier hurlement, de rage négative celui-ci (et un coup de chausson dans un panneau de sponsor), il a eu besoin de s'extérioriser.
"Il y a tout eu dans ce match, a-t-il tenu à rappeler. Des chutes, du public, plus du tout de public, une interruption. Je me suis juste senti sous tension en permanence. Je pense que j'avais raté plusieurs occasions de finir le match dans le troisième set. C'est pour ça que c'était super, super stressant d'être constamment sous pression sur mon service alors que ses jeux étaient plus tranquilles avec sa gorsse première balle." Voilà pourquoi il a tout lâché une fois le match gagné.
On notera, tout de même, que c'est le deuxième match de rang où le leader du classement mondial admet avoir ressenti une nervosité importante. Contre Lorenzo Musetti, au tour précédent, ce fut, selon ses dires, à l'entame du match. Cette fois, contre Matteo Berrettini, ce fut donc surtout dans sa partie finale. Et contre Rafael Nadal, vendredi ?

Novak Djokovic exulte.

Crédit: Imago

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