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Si la concurrence ne se réveille pas, Nadal aura un boulevard à Paris

Si la concurrence ne se réveille pas, Nadal aura un boulevard à Paris

Le 30/04/2017 à 22:23Mis à jour Le 01/05/2017 à 15:56

Au-delà de ses deux "decimas" en l'espace d'une semaine, le début de la saison sur terre battue a surtout souligné l'écart entre un Rafael Nadal solide sans être extraordinaire, et ses principaux adversaires qui, eux, paraissent encore loin, voire très loin du compte.

Deux semaines après le début de la saison européenne sur terre battue, il y a déjà Rafael Nadal et les autres. Vainqueur du premier Masters 1000 de cette campagne printanière à Monte-Carlo puis du premier ATP 500 à Barcelone, l'Espagnol a fait le plein. D'une decima à l'autre, il a assis un peu plus son statut de grand favori pour Roland-Garros, où il cherchera, là aussi, à conquérir un dixième titre, à la portée historique évidemment sans commune mesure avec celles de la quinzaine écoulée.

A l'exception de son premier tour à Monte-Carlo contre Kyle Edmund, Nadal s'est même payé le luxe de ne pas perdre un seul set ces quinze derniers jours. Il a remporté ses 19 derniers sets. L'ancien (et futur?) numéro un mondial survole donc l'ocre comme à ses plus belles années. Ce qui ne signifie pas qu'il soit au niveau de celles-ci. Mais ce qu'il produit actuellement est largement suffisant pour dominer les débats, parce que la concurrence est, soit au repos, soit en difficulté, dans des proportions plus ou moins grandes.

Rafa Nadal

Rafa NadalEurosport

Un trio majeur qui patauge

D'ailleurs, pour conquérir ses titres sur le Rocher et en Catalogne, Nadal n'a affronté qu'un seul membre du Top 10, Dominic Thiem, dimanche, en finale de Barcelone. On peut presque ajouter David Goffin, qui était 11e lorsque les deux hommes se sont croisés à Monte-Carlo en demi-finale. Reste que l'Autrichien et le Belge, s'ils sont clairement en phase ascendante, ne sont pas encore des vainqueurs de Grand Chelem. Ni même de Masters 1000, d'ailleurs. La véritable rivalité, pour Nadal, devrait être imposée d'en haut. Par Andy Murray. Novak Djokovic. Stan Wawrinka. Les joueurs qui lui ont infligé ses quatre dernières défaites sur la terre battue européenne depuis 24 mois.

Mais ce trio-là (même s'il y a eu du mieux pour Murray) patauge. S'il ne retrouve pas une forme de consistance dans les quatre semaines à venir, Nadal portera une pancarte de favori comme il n'en a plus eu depuis des années en arrivant à Paris. Bien sûr, il suffit d'un jour sans, d'un adversaire en feu pour passer à la trappe. Mais Thiem et Goffin (même si pour ce dernier, les circonstances rendent difficiles la lecture des débats) n'ont pas franchement montré qu'ils étaient prêts à terrasser Nadal sur terre, encore moins en trois sets gagnants. D'autres membres du Top 10 sont à l'infirmerie (Nishikori, Raonic) et certains héros du début de saison (Dimitrov, Tsonga) ne gagnent plus un match.

Un mois, c'est long

Il sera intéressant d'observer si, dans les quatre prochaines semaines, et surtout au cours des deux Masters 1000 de Madrid et Rome, les valeurs se nivellent entre Nadal et le reste du peloton. Ce n'est pas impossible. Un mois, c'est encore long, et suffisant pour que certains se remettent sur les rails. Mais pour l'instant, maillot ocre sur le dos, Rafa efface les cols terriens les uns après les autres, sans ciller, quand ses adversaires sont dans le dur. L'écart se creuse. Et on cherche toujours celui qui, dans ce contexte, apparait comme une menace crédible dans l'optique du rendez-vous parisien.

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