"J'avais peut-être seulement 1% de chance de remporter ce match"... Arnaud Clément, lui-même, n'en revient pas. Vainqueur au premier tour de l'US Open du Marcos Baghdatis, l'Aixois a déjoué tous les pronostics en signant la sensation de ce début de tournoi. Une victoire aux allures d'exploit tant les deux hommes donnaient le sentiment depuis le lancement de la tournée américaine de ne pas évoluer dans la même catégorie, ni même sur la même planète.

Fort d'une finale à Washington et d'une présence dans le dernier carré du Masters 1000 de Cincinnati avec notamment un succès face à Rafael Nadal, numéro un mondial, le Chypriote abordait la dernière levée du Grand Chelem dans la peau d'un candidat au sacre alors que le Français donnait, lui, l'impression depuis quelques semaines de ne plus mettre un pied devant l'autre. "J'ai attaqué ce Grand Chelem dans les plus mauvaises dispositions, j'étais vraiment dans le trou. Jusqu'à présent, j'avais fait une pitoyable tournée américaine. Je n'avais gagné qu'un seul match et ce en qualifications en cinq tournois", soulignait le protégé de Pierre Cherret à l'issue du match, reconnaissant qu'il n'attaquait pas la dernière levée du Grand Chelem dans les meilleures conditions. "Face à Baghdatis, je me disais que je n'avais aucune chance, que mon tournoi était terminé. J'ai rarement été aussi bas en terme de confiance".

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"Un enfer sur le court"

Arnaud Clément n'est cependant pas du genre à rendre les armes sans combattre. "Même si je pense n'avoir aucune chance de gagner, cela ne m'empêche pas de me battre sur tous les points", a-t-il ainsi répété en conférence de presse. Après des deuxième et troisième manches qu'il a lui-même jugées "pathétiques", l'Aixois n'a jamais rien lâché et pu compter sur une certaine fraicheur physique pour faire la différence au cours des deux derniers sets. "Quand on prend l'ensemble de ma saison, je m'entraîne plutôt pas mal et régulièrement. Si je n'étais pas en bonne condition physique, je n'avais aucune chance de gagner aujourd'hui".

A 32 ans, Arnaud Clément sait pertinemment que ses plus belles années sont désormais derrière lui. Il n'est pas pour autant question d'évoquer une éventuelle retraite même s'il reconnait que dernièrement, il avait le sentiment de vivre un véritable "enfer sur le court". Une victoire inespérée qui tombe donc au meilleur moment. "Ça m'a redonné beaucoup de plaisir, de bonheur. Ça me fait vraiment du bien au moral", reconnait ainsi le dernier Tricolore avoir atteint les quarts de finale à New York (2000), en s'efforçant cependant de relativiser. "Maintenant, je ne vais pas m'enflammer parce que depuis mon arrivée aux Etats-Unis, je n'ai remporté qu'un seul match", conclut-il espérant cependant que cette "résurrection" ne sera pas sans lendemain. "J'espère que le cap va rester cette semaine et jusqu'à la fin de la saison". Première réponse contre l'Argentin Schwank au deuxième tour.

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