Il y a des jours qui marquent toute une vie. Pour Marin Cilic, c'est toute la seconde semaine américaine qu'il gardera en souvenirs. Du haut de son seizième rang mondial, le Croate est devenu un vainqueur de Grand Chelem en remportant la finale de l'US Open aux dépens de Kei Nishikori, qui vivait sa grande première comme lui (6-3, 6-3, 6-3). Un résultat à peine croyable il y a encore quinze jours. Et pourtant, le protégé de Goran Ivanisevic est bel et bien le grand lauréat de cette surprenante édition 2014 de Flushing Meadows, le treizième de l'histoire dans l'ère Open à ouvrir son palmarès dans les tournois majeurs à New York. Le premier depuis Juan Marin Del Potro en 2009.

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C'est avec une insouciance aussi incroyable que son parcours que ce géant croate a survolé sa première finale de Grand Chelem. Jamais son bras n'aura tremblé dans les moments les plus importants du match. En moins de deux heures, il a littéralement asphyxié Nishikori, comme il l'avait fait face à Roger Federer en demi-finales et Tomas Berdych en quarts de finale. Avec une première balle de service comme arme principale (80% de réussite en première intention sur l'ensemble du match), Marin a vogué sur la réussite avec une assurance certaine pour s'imposer en trois sets secs.

Trois sets : le même tarif que pour Federer et Berdych

C'est pourtant Cilic qui a donné la première balle de break du match à son adversaire. Mais ce fut la seule occasion du Japonais dans la première manche. Le Croate ne s'est pas fait prier pour faire le trou dans le sixième jeu et enlever le set quelques minutes plus tard. Moins à l'aise à l'échange, Nishikori a payé de plus en plus cher ses fautes directes. Il en a totalisé 30 (pour 19 coups gagnants) dont une qui a donné le break, puis le double break à Cilic dans le deuxième acte. Un coup sur la tête qui va assommer le Japonais, malgré un débreak qui ne servira qu'à faire redoubler la vigilance de son adversaire.

Kei Nishikori en finale de l'US Open 2014

Crédit: AFP

Bis repetitae dans la troisième manche où le Japonais a rapidement un double break à surmonter, en plus de ses deux sets de retard. Un travail de titan dont il ne se relèvera pas, Cilic étant aussi tranchant au service (17 aces) qu'à la volée (85% de réussite) pour finir les points. Sur un revers gagnant, le Croate a pu laisser éclater sa joie. A 25 ans, le voici dans le gotha du tennis mondial en faisant une entrée fracassante treize ans après le sacre de son mentor Goran Ivanisevic à Wimbledon. Maintenant qu'il s'installe de nouveau dans le Top 10 mondial (il sera prochainement neuvième à l'ATP) avec un chèque de trois millions de dollars à dépenser, arrive le plus dur à faire : confirmer. Chose que ni Del Potro, ni Wawrinka, derniers vainqueurs en Grand Chelem hors ex-Big Four, n'ont encore réussi à faire.

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