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Histoire, stats, anecdotes, édition 2017 : L'US Open de A à Z (3e partie)

Histoire, stats, anecdotes, édition 2017 : L'US Open de A à Z (3e partie)
Par Eurosport

Le 27/08/2017 à 15:22Mis à jour Le 27/08/2017 à 20:32

US OPEN 2017 - Pour bien aborder la folle quinzaine new yorkaise, voici l'abécédaire qu'il vous faut. De A à Z, toutes les clés du dernier tournoi du Grand Chelem du calendrier. Troisième volet ce dimanche, de M à S.

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M comme Marathon

Du fait de la présence du jeu décisif dans le dernier set, les matches qui vont au 5e set (ou au 3e chez les dames) sont en moyenne moins long à New York que dans les autres grands tournois. Le record du match le plus long de l'US Open est détenu depuis maintenant 25 ans par la demi-finale de 1992 entre Stefan Edberg et Michael Chang : 5h26 de jeu (6-7, 7-5, 7-6, 5-7, 6-4). Une des quatre rencontres avoir passé les 5 heures à New York dans l'ère Open. Les autres sont : Krajicek-Martin (5h10, 3e tour 1993), Sargsian-Massu (5h09, 2e tour 2004) et Lendl-Becker (5h01, 8e de finale 1992).

N comme "Night session"

C'est un des charmes incomparables de l'US Open. Si l'Australie lui a ensuite emboité le pas, le tournoi américain a été le premier à introduire des sessions de nuit quotidiennes à son programme et les "night sessions" restent encore très associées à l'US Open, même de nos jours. C'est en 1975 que la night session fut utilisée pour la première fois. Le tournoi se jouait alors encore à Forrest Hills. Mais c'est vraiment à Flushing que le jeu en nocturne a pris toute sa mesure. L'atmosphère, déjà souvent électrique, y devient alors parfois complètement folle. Elle débute aux alentours de 19 heures, (1h du matin en France) et il n'est pas rare que les matches s'achèvent au-delà de minuit.

Le majestueux stade Arthur-Ashe au soleil couchant pendant le dernier US Open.

Le majestueux stade Arthur-Ashe au soleil couchant pendant le dernier US Open.AFP

O comme Obstination

Celle de Flavia Pennetta. L'Italienne a joué 49 tournois du Grand Chelem dans sa carrière. Sur les 48 premiers, elle n'a jamais atteint la finale. Le 49e, le dernier, aura été le bon. Lors de l'US Open 2015, elle a écrit une des pages les plus incroyables de ce début de siècle en triomphant à 33 ans, obtenu en finale face à sa compatriote Roberta Vinci, tombeuse de Serena Williams en demie. Exploit d'autant plus mémorable que Pennetta a donc annoncé le soir même qu'elle prendrait sa retraite en fin de saison. Toutefois, cette victoire ne sortait pas tout à fait de nulle part. L'US Open avait toujours été le tournoi préféré de Pennetta, qui avait déjà atteint quatre fois les quarts de finale et même sa première demi-finale majeure, en 2015. Son obstination aura fini par payer.

Flavia Pennetta US Open champion 2015

Flavia Pennetta US Open champion 2015AFP

P comme Petit Chelem

De par sa position de dernier tournoi majeur du calendrier, l'US Open fait office de juge de paix. Il enterre les rêves de Grand, ou de Petit Chelem. Chez les hommes, plus un seul joueur ne s'est présenté à New York avec la possibilité de réussir le Grand Chelem depuis Rod Laver en 1969.

Ils sont en revanche quatre à avoir bouclé un Petit Chelem ici : Mats Wilander en 1988, puis Roger Federer, à trois reprises (2004, 2006, 2007), Rafael Nadal (2010) et Novak Djokovic (2011, 2015). Vainqueur en Australie et à Wimbledon, Federer peut ajouter une ligne à cette collection le 10 septembre prochain.

Chez les dames, Steffi Graf a réussi le dernier Grand Chelem calendaire en date, voilà bientôt 30 ans, en 1988. Serena Williams est passée près de l'égaler en 2015, mais l'Américaine, arrivée à Flushing forte de ses succès à Melbourne, Paris et Londres, a craqué en demi-finales contre Roberta Vinci.

Novak Djokovic après sa victoire sur Federer en finale de l'US Open, synonyme de Petit Chelem, en 2015.

Novak Djokovic après sa victoire sur Federer en finale de l'US Open, synonyme de Petit Chelem, en 2015.Getty Images

Q comme Qualifications

Un vrai tournoi avant le tournoi, qui a eu un succès colossal cette semaine avec plus de 40000 spectateurs présents sur l'ensemble des trois tours. Une foire d'empoigne, chez les filles comme chez les messieurs, pour se frayer un chemin jusque dans le grand tableau. Ils sont 16 à avoir décroché leur sésame pour le tableau masculin et aussi chez les filles.

Denis Shapovalov était sans aucun doute le joueur le plus attendu. La nouvelle pépite du tennis mondial, plus jeune demi-finaliste de la décennie en Masters 1000, aurait pu prétendre à entrer directement dans le tableau, mais sa progression a été une semaine trop tardive pour cela. Qu'importe, "Shapo" a franchi les trois obstacles pour se faire lui-même sa place chez les grands. Il affrontera Daniil Medvedev au premier tour.

Denis Shapovalov, après sa victoire sur Rafael Nadal, au Masters 1000 de Montréal.

Denis Shapovalov, après sa victoire sur Rafael Nadal, au Masters 1000 de Montréal.Getty Images

R comme Raclées

Les finales tournent parfois court. Elles virent même de temps à autre à la boucherie. Le record dans ce domaine est détenu par Jimmy Connors, et il n'est sans doute pas près d'être battu. En 1974, sa grande année, l'impitoyable Jimbo avait pulvérisé papy Rosewall (40 ans) sur un score embarrassant : 6-1, 6-0, 6-1. Depuis, personne n'a plus approché le record de Connors, mais trois champions n'ont concédé que six jeux en finale : Ivan Lendl, Stefan Edberg et Roger Federer. En 2004, le Suisse a même réussi quelque chose d'unique dans l'histoire de l'US Open : coller deux 6-0 à son adversaire en finale. Sa malheureuse victime se nommait Lleyton Hewitt, laminé sur ce drôle de score, 6-0, 7-6, 6-0.

S comme Short

Finaliste à Roland-Garros et à Wimbledon à deux reprises dans les années 1930, Bunny Austin a marqué le tennis britannique. Mais il a aussi contribué à révolutionner son sport de façon… vestimentaire. Ancien joueur de football, Austin comprend mal pourquoi les joueurs de tennis ne pourraient pas, eux aussi, évoluer en short et non en pantalon, comme c'était alors la norme. En 1931, lors de l'US Open, il brise ainsi un tabou en se pointant sur les courts de Forrest Hills en short, qu'il avait acheté dans un magasin de New York quelques jours plus tôt. Austin deviendra même deux ans plus tard le premier finaliste en Grand Chelem avec les jambes nues en-dessous des cuisses.

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