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Cette fois, Serena est prête

Cette fois, Serena est prête

Le 07/09/2019 à 18:40

US OPEN – Dominée, et nettement dominée, lors de ses trois dernières finales de Grand Chelem, Serena Williams part cette fois avec davantage d'atouts. Tout simplement parce que, physiquement, elle peut à nouveau s'exprimer à 100%. Et ça, ça change tout pour l'Américaine, insiste son entraîneur, Patrick Mouratoglou.

Wimbledon 2017. US Open 2018. Wimbledon 2019. US Open 2019. Personne, sur le circuit WTA, n'a joué plus de finales majeures que Serena Williams depuis quatorze mois. Problème pour l'Américaine, elle a perdu les trois premières. Et elle n'a pas fait semblant. 6-3, 6-3 contre Kerber. 6-2, 6-4 contre Osaka. 6-2, 6-2 face à Halep. Trois échecs retentissants, trois occasions manquées de décrocher ce fameux 24e titre du Grand Chelem qui lui permettrait d'égaler la marque de Margaret Court et d'avancer encore un peu plus loin dans la légende de son sport.

Alors, cette nouvelle tentative sera-t-elle la bonne pour Serena ? Possible. En tout cas, elle aborde cette nouvelle finale dans des dispositions bien différentes des trois dernières. "Cette fois, elle est prête, promet Patrick Mouratoglou dans un entretien accordé vendredi à Eurosport. Elle est bien plus prête mentalement, parce que, physiquement, elle sait qu'elle peut faire des choses qu'elle ne pouvait pas faire lors des finales précédentes. Donc, oui, elle est prête à 100%."

Serena Williams et son coach Patrick Mouratoglou.

Serena Williams et son coach Patrick Mouratoglou.Getty Images

" Physiquement, ça a été une saison difficile avec toutes les blessures "

Serena Williams ne dit d'ailleurs pas autre chose. Pour elle, certaines de ces finales ont eu valeur de victoire. Comme la dernière, à Wimbledon. "J'avais eu une semaine pour me préparer, rappelle-t-elle. Donc c'était dingue d'arriver en finale et de toute façon Simona était injouable." Jusqu'ici, son corps lui a trop souvent joué des tours, notamment au cours de cette saison 2019 : "En Australie, j'étais super bien préparée, puis je me suis blessée à la cheville. Roland-Garros, je n'aurais même pas dû le jouer. C'était du bonus. Cette fois, je me sentais prête pour le tournoi. J'ai l'impression d'avoir eu le temps de travailler avant l'US Open. Physiquement, ça a été une saison difficile avec toutes les blessures. Je n'ai pas eu de chance. J'avais juste besoin de ne plus être blessée."

Le tandem Williams – Mouratoglou avait donc un pressentiment, ou en tout cas un bien meilleur feeling que dans un passé récent. Physiquement, l'ex numéro un mondiale est même montée en puissance et lors de son quart et de sa demi-finale, elle se déplaçait comme il y a dix ans. Tennistiquement, elle n'en est que meilleure. "Ces derniers mois, reprend le technicien français, on a beaucoup axé le travail sur les mouvements sur le court, parce que c'est primordial dans le tennis d'aujourd'hui. Mais les blessures nous ont empêché de le faire autant qu'on l'aurait voulu. Dans ce tournoi, Serena bouge beaucoup mieux et elle a donc beaucoup plus d'options dans son jeu grâce à ça. Et plus de confiance, aussi." La dimension physique a ainsi enclenché un cercle vertueux dont l'Américaine recueille les fruits dans ce tournoi.

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" On a le plus grand respect pour Andreescu "

Reste à savoir si le voile de ces trois corrections en finale peut malgré tout venir la hanter samedi soir sur le court Arthur-Ashe. "Il y a toujours de la tension avant une finale de Grand Chelem, même quand c'est votre 33e", convient Patrick Mouratoglou. Mais il ne croit pas à une quelconque pression supplémentaire due aux trois dernières finales perdues. "On ne pense pas au passé, reprend-il. Que ce soit les victoires ou les échecs, on ne peut plus rien y faire. Je me souviens que quand Serena a gagné Roland-Garros en 2013, dix minutes après, elle me parlait de Wimbledon. Elle a toujours été comme ça. Le passé est le passé, bon ou mauvais. Mais elle regarde toujours devant, pas derrière."

Devant, il y a donc Bianca Andreescu, cette joueuse même pas née lors du premier titre à l'US Open de Serena Williams il y a vingt ans. Une joueuse dont Mouratoglou dit qu'elle "sera bientôt numéro un mondiale." En parlant de tension, la Canadienne pourrait-elle être stressée plus que de raison pour sa grande première en finale de Grand Chelem ? Possible. Mais ce n'est pas le problème du duo franco-américain.

"On ne peut pas tabler sur le fait que l'adversaire va passer à côté de son match, assène le coach. Ce serait dangereux. Il faut s'attendre à ce qu'elle joue son meilleur tennis. Si ça arrive (qu'elle soit nerveuse, NDLR), tant mieux, mais on ne compte pas là-dessus. On a le plus grand respect pour Andreescu donc ça doit être une super finale, en espérant que le dénouement soit heureux pour nous." Pour chasser ce début de mauvaise habitude...

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