Getty Images

Nadal, comme une évidence

Nadal, comme une évidence

Le 07/09/2019 à 04:25Mis à jour Le 07/09/2019 à 06:23

US OPEN - Sans surprise, Rafael Nadal a rejoint Daniil Medvedev en finale. Accroché pendant un set et demi par le novice italien Matteo Berrettini, l'Espagnol a ensuite déroulé pour s'imposer en trois manches (7-6, 6-4, 6-1) en un peu plus de deux heures et demie. Il jouera dimanche pour un 19e titre en Grand Chelem, qui serait également le 4e à New York.

S'il n'en reste qu'un... Décapité dans sa moitié supérieure par les éliminations de Novak Djokovic puis Roger Federer, l'US Open peut encore compter sur Rafael Nadal pour faire respecter la loi de la logique. L'Espagnol aura tenu bon jusqu'au bout dans ce bas de tableau grand ouvert pour lui dès les premiers jours.

Vendredi, Matteo Berrettini s'est accroché autant que possible, et l'Italien a donné pendant un set et demi du fil à retordre à son illustre adversaire, mais il s'est incliné, logiquement et implacablement, en trois sets (7-6, 6-4, 6-1 en 2h35). Dimanche, Nadal disputera donc la 27e finale de Grand Chelem de sa carrière, avec un 19e sacre dans le viseur.

Tout s'est sans doute joué dès le premier set samedi soir à Flushing. S'il l'avait gagné, Matteo Berrettini aurait évidemment encore été loin de l'exploit. Rien ne dit qu'il aurait renversé la table. Mais si la condition n'était pas forcément suffisante, elle était en tout cas indispensable. Il lui fallait cette manche pour nourrir de vrais espoirs.

Vidéo - Nadal - Berrettini : Les temps forts

03:03

Les gros regrets de Berrettini dans le tie-break

Paradoxalement moins tendu dans cette entame de match qu'il ne le fut en quart de finale contre Gaël Monfils, l'Italien a rivalisé avec un certain brio, et du cran quand il s'est agi de sauver sa mise en jeu : six balles de break écartées au total, sur trois jeux différents, dont une sous forme de balle de set à 5-4. Mais il a tenu, pour embarquer Nadal au tie-break.

Si regrets il doit y avoir pour Berrettini, ils se situent là et pas ailleurs. Euphorique au début de ce jeu décisif, le Romain a démarré en trombe pour mener 4-0. Mais chaque point suivant a eu des allures d'Everest pour lui. Nadal n'a bien sûr rien lâché, grignotant un premier mini-break de retard. Mais tout de même, Matteo Berrettini a tenu ce set dans sa main en menant 6-4.

Là, le bras a tremblé sur ces deux opportunités en or, à l'image de cette amortie de revers lestée du plomb de la peur et qui acheva sa course dans le bas du filet. Selon un scénario presque évident tant il a été ressassé, le prédateur majorquin a fondu sur sa proie. 0-4 ? 4-6 ? Pas de souci. 8-6 Nadal à l'arrivée. Il lui avait fallu une heure et quart pour en arriver là, mais Rafa avait fait le plus dur. Tout le monde le savait sur le court Arthur-Ashe, Berrettini le premier.

Matteo Berrettini  - US Open 2019

Matteo Berrettini - US Open 2019Getty Images

Et la digue s'effondra...

L'étonnante incapacité du numéro 2 mondial à convertir ses occasions de break a prolongé un temps le suspense. L'Italien a sauvé trois balles de break supplémentaires. Nadal était alors à 0 sur 9. Mais il lui suffisait d'être patient car, lui, dans le même temps, était impérial sur sa mise en jeu. Il a bouclé cette demi-finale avec des statistiques effarantes dans ce domaine : aucun break concédé, pas même une balle de break, 90% de points gagnés sur son premier service et, peut-être plus fort encore, 74% sur le second. Du coup, même son faible pourcentage de premières n'aura pas été un souci.

Dans le (fameux) 7e jeu, l'Espagnol a donc fini par porter l'estocade et, cette fois, la digue italienne qui rebouchait chaque fissure tant bien que mal depuis le départ a fini par s'écrouler. Il lui avait fallu plus de deux heures (2h07 exactement) pour mener deux sets zéro, mais la rébellion était définitivement anéantie. Un break d'entrée de troisième manche est vite venu le confirmer. Dans le coup jusqu'à 7-6, 3-3, Matteo Berrettini n'a plus ensuite inscrit que deux jeux.

Au final, on eut le sentiment d'assister à un film tout sauf inintéressant mais au scénario un peu cousu de fil blanc en dépit de quelques pseudo rebondissements et dont chacun, y compris les acteurs, connaissaient parfaitement la fin. Il y a quelque chose d'inexorable dans la marche en avant de ce Nadal-là, qui jouera dimanche contre Daniil Medvedev pour devenir l'homme le plus titré de la décennie à New York avec une quatrième couronne depuis 2010. Qui l'aurait imaginé il y a dix ans ?

Vidéo - Lobé par Berrettini, Nadal a sorti un incroyable coup droit de défense pour faire le point

00:39
Pariez sur le Tennis avec Winamax
1
N
2
Jouer comporte des risques : endettement, isolement, dépendance. Pour être aidé, appelez le 0974751313
0
0