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Federer-Nadal, le match du siècle ?

Federer-Nadal, le match du siècle ?
Par Eurosport

Le 06/07/2008 à 07:00Mis à jour

Tous les éléments sont réunis pour que la finale de Wimbledon entre Roger Federer, quintuple vainqueur, et Rafael Nadal soit historique. Un tournoi prestigieux, une surface idéale, les records, une rivalité déjà historique... Seule la pluie pourrait pertu

WIMBLEDON - Finale messieurs à 15h00 sur le court central

UN MATCH HISTORIQUE

Entre Roger Federer et Rafael Nadal, c'est l'histoire du tennis qui s'écrit. Entre le N.1 mondial le plus dominateur de l'ère Open et son inséparable N.2 (154 semaines à cette place), les records tombent les uns après les autres. Depuis le début du 21e siècle, on aura rarement eu la possibilité de voir un match de cette dimension.

Si l'Espagnol l'emporte, il deviendrait le premier joueur de l'histoire à remporter la même année le triplé Roland-Garros - Queen's - Wimbledon. Seul Rod Laver a remporté les trois mais pas successivement. Devenu en 2006, le premier joueur depuis Andre Agassi à disputer la finale de Wimbledon après un succès à Roland-Garros, il pourrait devenir le troisième joueur seulement de l'ère Open à réussir le doublé après Rod Laver (1962, 1969) et Bjorn Borg (1978-80). Le dernier joueur ayant réussi le doublé Queen's-Wimbledon étant Lleyton Hewitt. Il succéderait enfin au palmarès à Manuel Santana, dernier et unique Espagnol vainqueur du tournoi en 1966.

. En 1981, Bjorn Borg se trouvait dans une situation similaire à celle de Federer. En finale, il retrouve John McEnroe qu'il avait battu l'année précédente au terme d'un match légendaire (avec le fameux tie-break du 4e set). Le Suédois perd le titre au profit de l'Américain en quatre sets.

UNE RIVALITE DEJA HISTORIQUE

Pour la sixième fois, Federer et Nadal se défieront en finale d'un Grand Chelem, c'est unique pendant l'ère Open (Ivan Lendl/Mats Wilander et Andre Agassi/Pete Sampras ont eu lieu 5 fois). C'est aussi la première fois que deux joueurs se jouent trois fois de suite en finale de deux Grand Chelem (Roland-Garros et Wimbledon). A Wimbledon, on avait connu une telle configuration deux fois au 19e siècle, et une fois à la fin des années 80 (Boris Becker face à Pete Sampras de 1988 à 1990).

C'est la 5e fois d'affilée que les deux premières têtes de série se rencontrent en finale. Le résultat de la finale ne changera toutefois pas la donne au classement ATP technique. Federer restera N.1 mondial quoi qu'il en soit. Et Rafael Nadal restera le joueur avec le plus de victoires cette saison (54 actuellement et 7 défaites, contre 42 et 8 défaites pour Federer).

UN CADRE IDEAL

La finale de Wimbledon est devenu le match à ne pas manquer car Wimbledon est devenu LE tournoi à ne pas manquer. Quand Roland-Garros souffre de la domination de Rafael Nadal malgré le défi permanent de Roger Federer, la montée en puissance de l'Espagnol sur gazon équilibre le duel à Wimbledon. La surface est moins rapide et permet à tous les styles de jeu de s'exprimer, un peu comme à l'Open d'Australie. L'US Open étant désormais le majeur le plus "rapide". C'est donc ici que l'opposition de style entre le fouetté aérien de Federer et l'explosivité permanente de Nadal trouve sa meilleure mise en scène. Situé au milieu de la saison, le tournoi donne désormais le ton de la saison. Pour l'instant, Nadal est N.1 au classement ATP Race... Ce tournoi exigeant, qui n'a sacré que 18 joueurs (24 en Australie et à Paris, 21 à New York), est aussi le tournoi préféré de Roger Federer, et un "rêve" de longue date pour Rafael Nadal.

LEUR CONDITION PHYSIQUE

Roger Federer a retrouvé toutes ses sensations. Diminué par une mononucléose pendant cette première moitié de saison, le Suisse ne se déplaçait pas aussi facilement que l'année dernière. Cette semaine, cette impression a disparu.

LEUR PARCOURS

Selon Roger Federer, la terrible désillusion de Roland-Garros n'affectera pas sa performance dimanche en finale. Pourquoi ? Parce qu'il s'est rassuré à Halle d'abord, puis à Wimbledon où il a écarté un ami conciliant, Dominik Hrbaty, Robin Soderling inconstant, Marc Gicquel dépassé, Lleyton Hewitt usé, Mario Ancic trop généreux et un bon Marat Safin. Le tout en ne perdant que deux fois son service face à Soderling et Gicquel.

En 2006, Rafael Nadal avait perdu en quatre sets en finale, en 2007 il avait échoué de très peu en cinq sets après un parcours épique, miné par les adversaires et la programmation des matches reportés. Cette année, l'Espagnol est arrivé auréolé de sa victoire au Queen's, en pleine confiance. Son parcours, encadré par deux victoires anodines sur deux Allemands inattendu Andreas Beck au premier tour et Rainer Schuettler en demi-finale, il a dominé son sujet face à de redoutables adversaires : le jeune et puissant Ernests Gulbis, le seul à lui prendre un set, Nicolas Kiefer en forme, Mikhail Youzhny et Andy Murray.

LES DECLARATIONS

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