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Le Top 20 des victoires de Federer à Wimbledon

Le Top 20 des victoires de Federer à Wimbledon

Le 10/07/2019 à 18:40Mis à jour Le 10/07/2019 à 22:01

WIMBLEDON - Vainqueur de Kei Nishikori mercredi, Roger Federer est devenu le premier homme à gagner cent matches dans un même tournoi du Grand Chelem. Un ahurissant total à trois chiffres, qui témoigne à la fois de l'impact du Suisse sur le tournoi londonien comme de sa longévité hors du commun. Sur ces cent succès, voici les vingt plus marquants, entre esthétisme et dimension historique.

1. Le record au bout d'un suspense étouffant

Année : 2009
Tour : Finale
Adversaire : Andy Roddick
Score : 5-7, 7-6, 7-6, 3-6, 16-14

Le triptyque 2007-2008-2009 demeure inégalable. Ces trois finales consécutives comptent chacune parmi les plus belles et les plus marquantes de l'ère Open à Wimbledon. Après trois années de "Fedal" londonien, la blessure du Majorquin ouvre la voie à une affiche différente. Ce sera un "retour vers le futur vert" avec la réédition d'un autre classique, entre Federer et Andy Roddick. Leur quatrième duel à Wimbledon, leur troisième finale après 2004 et 2005.

Comme souvent, comme toujours même en Grand Chelem, le malheureux A-Rod finira par s'incliner. Mais jamais il n'aura été aussi proche de terrasser Federer dans son jardin. Superbe d'agressivité et de combativité, l'Américain pourra regretter jusqu'à la fin de ses jours sa gestion calamiteuse du tie-break du deuxième set. A 6-2 en sa faveur, il obtient quatre balles de deux sets à rien, dont deux sur son service. En vain.

Il finira par craquer au bout du bout d'un cinquième set étouffant, remporté 16-14 par Federer sur son premier et donc unique break de la rencontre. Au cumul de son scénario et de sa dimension historique, puisqu'elle permet alors au Suisse de franchir un cap majuscule dans l'Histoire de son sport en devenant seul recordman des titres en Grand Chelem (15), cette victoire-là vaut bien la première marche de la hiérarchie londonienne du Suisse.

La stat : 50. Le nombre d'aces de Roger Federer dans ce match. Un record dans une finale de Grand Chelem.

Ce que Federer en a dit : "Aujourd'hui, la chance était de mon côté. C'était un match fou. Ne sois pas trop triste, Andy. Tu reviendras et tu gagneras."

2. Le passage de témoin

Année : 2001
Tour : Huitième de finale
Adversaire : Pete Sampras
Score : 7-6, 5-7, 6-4, 6-7, 7-5

Interrogé avant le début de cette édition 2019 sur la victoire la plus marquante de sa carrière à Wimbledon, Federer a spontanément cité son huitième de finale 2001 contre Pete Sampras. Si elle n'a débouché sur rien à l'époque, puisqu'il a été sorti au tour suivant par Tim Henman, cette victoire a tout de l'acte fondateur. Sampras était son idole et le maître absolu des lieux : quadruple tenant du titre et lauréat de sept des huit dernières éditions. Chacun pressent bien ce 3 juillet 2001 qu'un passage de témoin s'effectue sur le Centre Court. Il mettra deux ans à se matérialiser mais, avec le recul, cette idée était tout sauf saugrenue.

Au-delà de son impact sur la carrière des deux hommes, la rencontre en elle-même vaut le détour. C'est un classique du tournoi. Un tennis de très haute tenue pendant trois heures quarante et cinq sets au cours desquels le jeune Federer, alors âgé de 19 ans et 15e mondial dévoile l'étendue de sa palette et surprend par sa faculté à lire le service de son illustre adversaire. Mais il épate plus encore par son calme, lui qui se distingue trop souvent à l'époque par sa nervosité et son impulsivité. Ce jour-là, sa plus grande victoire fut peut-être, d'abord, sur lui-même. "Roger est vraiment un joueur spécial. Au-delà de spécial, même", glissera Sampras en guise d'hommage.

La stat : Pete Sampras jouait au cours de cette rencontre pour décrocher la 100e victoire de sa carrière sur gazon.

Ce que Federer en a dit : "Par moments, c'était bizarre. Je regardais de l'autre côté du filet, je le voyais et je me disais 'ah oui, c'est bien réel, je suis en train de jouer contre mon idole sur le Central de Wimbledon. Et puis je pensais tout de suite à autre chose, parce qu'il le fallait".

3. Bis repetita contre Rafa

Année : 2007
Tour : Finale
Adversaire : Rafael Nadal
Score : 7-6, 4-6, 7-6, 2-6, 6-2

Un match exceptionnel par sa qualité. Cette finale 2007 a été éclipsée a posteriori par celle de 2008 entre les mêmes Federer et Nadal. Injustement, car 2007 fut également un sommet du jeu, notamment ce troisième set d'anthologie achevé au jeu décisif. Qualitativement, elle surpasse peut-être même le Fedal de 2008, même si celui-ci demeure inégalable par sa dramaturgie hors normes. Pour Federer, ce sera, très longtemps, son dernier succès sur Nadal dans le cadre du Grand Chelem. Une victoire tout sauf anodine, puisqu'elle lui permet d'égaler les cinq victoires consécutives de Björn Borg sur le gazon anglais.

Alors sous l'emprise de Nadal, le Bâlois sent le vent du boulet souffler sur sa nuque, bien davantage que lors de leur précédente finale à Wimbledon, douze mois plus tôt. Bousculé, malmené et au bord de la rupture en début de cinquième set, il serre le jeu au maximum pour tenir bon avant de dompter l'effronté de Manacor dans la dernière ligne droite. Mais que le coup est passé près, annonçant, déjà, la passation de pouvoir de l'année suivante.

La stat : 57. Le différentiel cumulé sur les deux joueurs entre les coups gagnants (115) et les fautes directes (58). Comme un témoignage de la qualité du spectacle.

Ce que Federer en a dit : "C'était beaucoup plus dur que l'an dernier. Rafa a beaucoup progressé et, surtout, cette fois, je sentais qu'il avait clairement un plan de jeu. L'an dernier, il n'avait rien à perdre, cette fois, il savait comment gagner. Je suis soulagé de m'en être sorti."

4. L'inoubliable première fois

Année : 2003
Tour : Finale
Adversaire : Mark Philippoussis
Score : 7-6, 6-2, 7-6

Rien ne remplace la première fois. Le match qui a tout changé dans la vie de Roger Federer. Le début de son règne londonien. De son règne tout court. Après bien des désillusions, le voilà "enfin" en finale de Grand Chelem. Guillemets de rigueur, puisqu'il n'avait pas encore 22 ans. Mais on l'attendait depuis si longtemps et il avait tant déçu jusqu'ici, à l'image de sa sortie de route dès le 1er tour à Roland-Garros peu avant. Face à Mark Philippoussis, l'affiche apparait équilibrée, mais il suffira de trois sets (accrochés, tout de même) pour propulser Federer dans les étoiles.

Plus qu'il ne le survole, il gagne ce match dans ses moments chauds, à l'image des deux tie-breaks, où Philippoussis craque au pire moment. Comme sur cette double faute à 5-4 dans le premier jeu décisif. Federer et son catogan tombent à genoux. Chaudes larmes sur le court. Et dire que, deux semaines plus tôt, le monde du tennis affichait plus fortement que jamais son scepticisme devant ce jeune homme qui commençait à se voir affubler d'une étiquette de loser. Si, si...

5. Plus loin dans l'Histoire, retour au pouvoir

Année : 2012
Tour : Finale
Adversaire : Andy Murray
Score : 4-6, 7-5, 6-3, 6-4

Après deux années et demie de domination ininterrompue du duo Djokovic-Nadal, cette finale de Wimbledon 2012 marque un évènement puisqu'elle va stopper la série hispano-serbe. Andy Murray, après trois défaites en finale de Grand Chelem, rêve d'ouvrir enfin son palmarès majeur et de succéder à Fred Perry, le dernier Britannique sacré à Londres, en 1936. Federer, lui, veut renouer avec le fil de sa propre légende. L'Ecossais aura sa chance dans ce match, dont il domine la partie initiale.

Avec le premier set dans la poche, Murray obtient des balles de break à 2-2 puis 4-4. En vain. L'instinct du tueur lui manque encore. Il va le payer. Federer recolle à une manche partout puis, après une coupure d'une demi-heure due à la pluie, prend définitivement l'ascendant à la reprise dans des conditions indoor. Vainqueur de son septième Wimbledon, Federer égale son idole Sampras et redevient numéro un mondial, deux ans après avoir quitté le trône pour la dernière fois. Il avait 31 ans. Il revenait au premier plan, déjà. Et tout le monde soulignait, déjà, l'extravagance de sa longévité au sommet. Personne n'avait encore rien vu.

6. Roddick, le match charnière

Année : 2004
Tour : Finale
Adversaire : Andy Roddick
Score : 4-6, 7-5, 7-6, 6-4

Le match qui va peser si lourd dans la rivalité entre Roger Federer et Andy Roddick. Tenant du titre et numéro un mondial, le Suisse est en train de prendre l'ascendant au sommet du tennis mondial. Mais Roddick n'a pas encore abdiqué. Cette finale, c'est, pour l'Américain, l'occasion de freiner l'ascension de Federer qui, déjà, prend un tour irrésistible. Il n'en est pas loin. Très agressif en retour de service et à l'échange, Roddick place son rival dans l'inconfort. Il remporte le premier set puis, à une manche partout, mène 4-2 dans le troisième acte. Puis vint la pluie...

On ne saura jamais quel destin aurait connu ce match (et la rivalité Federer-Roddick) si les cieux n'étaient pas intervenus au beau milieu de cette finale, mais cet aléa a incontestablement pesé. Au retour des deux hommes sur le terrain, le combat a changé d'âme. Roddick redevient docile, Federer le patron. Il ne se retournera plus, pour s'imposer en quatre sets. Ce deuxième titre consécutif cimente son statut de nouveau boss, du tournoi comme du circuit. Deux mois plus tard, il signera son premier Petit Chelem. Bienvenue dans l'ère Federer.

7. Le chef d'œuvre contre Sir Andy

Année : 2015
Tour : Demi-finale
Adversaire : Andy Murray
Score : 7-5, 7-5, 6-4

Un chef d'œuvre. Un récital. Une symphonie. Cette demi-finale contre Andy Murray est sans aucun doute un des matches les plus aboutis de la carrière londonienne de Roger Federer. 56 coups gagnants, 11 fautes directes. Intouchable, le Suisse réduit à l'impuissance un Murray pourtant déterminé à aller chercher son deuxième Wimbledon. Federer remporte 85% des points sur sa première balle, ne laissant pas la moindre ouverture sur son service. Murray bénéficie d'une seule balle de break. Dans le tout premier jeu. Puis plus rien.

A cette empreinte esthétique forte, Federer ajoute l'instinct du prédateur, à l'image du troisième set, où son unique balle de break, convertie, sera aussi la balle de match. Ce dernier jeu, à 5-4, parachève son bijou avec un passing de revers croisé en bout de course décoché avec une agilité et une facilité déroutantes. Ce coup fait passer un murmure admiratif dans les travées du Centre Court. Du grand art de la part d'un Federer plus maestro que jamais, sous les yeux ébahis de son coach d'alors, Stefan Edberg. C'est alors sa 10e victoire en dix demi-finales de Wimbledon. Contre dix adversaires différents. Et c'est la plus belle.

8. Le grand huit

Année : 2017
Tour : Finale
Adversaire : Marin Cilic
Score : 6-3, 6-1, 6-4

Le match en lui-même ne présente guère d'intérêt. Mais sa portée historique parle pour lui. En triomphant pour la première fois depuis 2012 à Wimbledon, Federer devient à 36 ans le recordman des victoires à Londres. Il laisse derrière lui William Renshaw et Pete Sampras. Historiquement, le roi des rois, c'est désormais lui et lui seul. Après deux échecs douloureux en finale en 2014 et 2015, RF reprend la main chez lui et ce n'est pas Cilic qui pouvait l'en priver.

Nerveux et manifestement diminué physiquement, le Croate lâchera même quelques larmes en plein match. Il n'opposera pas la moindre résistance et Federer s'impose en à peine une heure quarante. Un sacre qui vient aussi entériner de façon définitive son retour au sommet, six mois après son improbable triomphe à Melbourne. Mais s'il avait sidéré en Australie, cette fois, personne n'est surpris. Malgré ses presque 37 ans...

9. La der contre Djoko

Année : 2012
Tour : Demi-finale
Adversaire : Novak Djokovic
Score : 6-3, 3-6, 6-4, 6-3

Une victoire spéciale à bien des égards pour Roger Federer. D'abord parce que Novak Djokovic, à l'époque, est déjà numéro un mondial et tenant du titre. Ensuite parce que le Serbe reste sur six victoires en sept matches face à l'homme de Bâle, dont une sans appel en demi-finale de Roland-Garros. Voilà pour le contexte de l'époque. A posteriori, c'est aussi la dernière fois, à ce jour, que Federer a réussi à prendre le dessus sur le Djoker en Grand Chelem.

S'il est (re)monté en puissance depuis l'automne 2011, le Suisse demeure alors dans l'ombre de Djokovic et Nadal, lesquels ont remporté à eux deux les neuf dernières levées majeures, soit depuis le titre de Federer en Australie en janvier 2010. Mais "Rodgeur" en a encore sous le coude et dans la raquette. Cette demi-finale, il la maîtrise et la domine. Indécis jusqu'à 4-4 dans le troisième acte, le match bascule quand Federer aligne cinq jeux de suite pour empocher le troisième set et s'envoler dans le suivant. Deux jours plus tard, il décrochera son septième Wimbledon.

10. Nadal encore un peu vert

Année : 2006
Tour : Finale
Adversaire : Rafael Nadal
Score : 6-0, 7-6, 6-7, 6-4

Pour la toute première fois, Rafael Nadal pointe le bout de sa raquette dans le jardin de Roger Federer. Maître du All England Club, le numéro un mondial y dispute sa quatrième finale consécutive. Nadal, lui, n'avait jamais atteint la deuxième semaine lors de ses deux premières participations. Mais dans la foulée de son deuxième sacre à Roland-Garros, il franchit à 20 ans un cap et même plusieurs en se frayant un chemin jusqu'au dernier dimanche.

Ce duel intrigue. Nadal est-il capable de titiller Federer sur herbe ? Balayé 6-0 dans le premier set, l'Espagnol va surmonter ce bouillon initial. Il va servir pour le gain du deuxième set, remporter le troisième et, sans jamais entrevoir de près la victoire, montrer à tout le monde, à commencer par Federer, qu'il faudra compter avec lui à Wimbledon à l'avenir. Disons que, pour cette première, il était encore un peu trop... vert. Federer décroche sa quatrième couronne et garde la main chez lui.

11. Bennet', le match qui change tout

Année : 2012
Tour : 2e tour
Adversaire : Julien Benneteau
Score : 4-6, 6-7, 6-2, 7-6, 6-1

Du fiasco au triomphe, la différence est parfois dérisoire. Ce Wimbledon 2012 va marquer le grand retour de Federer aux affaires, mais tout aurait pu s'arrêter dès le deuxième tour. Et l'histoire n'aurait pas été la même... Vainqueur de leur dernière confrontation, à Bercy, huit mois plus tôt, Julien Benneteau n'affiche aucun complexe. Il remporte le premier set, puis le deuxième, et Wimbledon, déjà secoué par la défaite de Nadal contre Rosol la veille, n'en revient pas.

Jamais le Bressan n'obtiendra de balle de match, mais Federer va tout de même passer... six fois à deux points de la défaite, dans une fin de quatrième manche étouffante. Après avoir raflé le tie-break 8-6, il s'envole dans le dernier set. Regrets éternels pour Benneteau, tremplin idéal pour le Bâlois, porté par la foi de ceux qui ont vu la mort de près. Il ira au bout, pour son seizième titre majeur et son septième Wimbledon.

12. Roddick, encore, le triplé, déjà

Année : 2005
Tour : Finale
Adversaire : Andy Roddick
Score : 6-2, 7-6, 6-4

Il n'y a évidemment pas de "petite" victoire en finale de Grand Chelem. Un titre a toujours une saveur exceptionnelle, même après coup, même pour un champion qui a soulevé vingt trophées majuscules. Mais cette finale 2005 reste peut-être la plus "anecdotique" (avec des dizaines de guillemets) des huit gagnées par Roger Federer à Londres.

Parce que, des trois finales contre Andy Roddick, c'est de loin la moins intéressante. Federer était bien trop fort pour la grande gigue d'Austin. Ensuite parce que, contrairement à d'autres finales sans grande envergure, celle-ci n'est pas sauvée par une dimension historique implacable. Le troisième titre consécutif du Suisse, néanmoins.

13. Le miracle

Année : 2016
Tour : Quart de finale
Adversaire : Marin Cilic
Score : 6-7, 4-6, 6-3, 7-6, 6-3

Avec un pied et quatre orteils au-dessus du précipice, Roger Federer réussit pourtant à se sortir vivant de ce quart de finale si mal embarqué contre Marin Cilic. Le Croate, en mode US Open 2014, mène d'abord deux manches à rien avant de frôler la victoire dans le quatrième set, où il obtient trois balles de match avant de céder 11-9 au tie-break. Sa chance est passée. Sur un fil, Federer renverse la situation pour s'imposer en cinq sets.

Il a notamment tenu bon grâce à son service puisqu'il n'a concédé qu'un seul break de l'après-midi. C'est sa 307e victoire en Grand Chelem, ce qui le hisse un cran au-dessus de Martina Navratilova. Après ce succès épique, Federer peut encore rêver à un huitième Wimbledon. Mais il va s'incliner en cinq sets contre Milos Raonic en demi-finale. On ne le reverra alors plus sur les courts pendant six mois…

14. La 100e

Année : 2019
Tour : Quart de finale
Adversaire : Kei Nishikori
Score : 4-6, 6-1, 6-4, 6-4

La victoire du jour, celle qui restera donc comme la 100e du Suisse à Wimbledon. Pour la première fois dans l'histoire du tennis, un joueur atteint le cap des 100 matches gagnés dans un même Majeur. Et Roger Federer a dû aller la chercher. Rompu aux quarts de finale (c'était son cinquième de rang mais il a souvent calé sur ce cap), Kei Nishikori est rentré dans son match avec les intentions nécessaires. Un break d'entrée, tenu jusqu'au bout, pour virer en tête avec le gain de la première manche.

Juste le temps d'insuffler une pointe de doute dans les tribunes du Centre Court. Mais pas davantage. Invité à hausser le ton, Roger Federer s'est exécuté, prenant peu à peu la mesure du match et de son adversaire pour s'imposer en quatre sets. Sa 13e demi-finale à Londres, la 45e de sa carrière sur l'ensemble des quatre tournois du Grand Chelem. Si les statistiques ne disent pas tout de la carrière du Suisse, si elles omettent même l'essentiel, elles n'en demeurent pas moins effarantes.

15. Ancic, un vieux compte à solder

Année : 2006
Tour : Quart de finale
Adversaire : Mario Ancic
Score : 6-4, 6-4, 6-4

Un match oublié, mais qui compte. Mario Ancic est un point de repère dans la carrière de Roger Federer. C'est lui qui lui a infligé une colossale désillusion en le sortant au 1er tour à Wimbledon en 2002. Après cela, Federer ne perdra plus un match sur gazon pendant six années entières, jusqu'à la finale 2008 contre Nadal au All England Club. C'est le dernier échec avant la métamorphose du grand espoir en immense champion.

Quatre ans après cette blessure, Federer referme la cicatrice lors d'un quart de finale d'une grande qualité. Car Ancic, demi-finaliste en 2004, reste dangereux sur herbe. Ce jour-là, il sort un match de premier ordre. John Lloyd, consultant sur le BBC, le résumera ainsi : "Aujourd'hui, Ancic mérite un 9 sur 10 pour sa performance. Il n'a simplement pas eu de chance de tomber sur Federer." Car ce dernier sort le très grand jeu pour solder ce vieux compte.

16. Hewitt, l'autre victime préférée

Année : 2005
Tour : Quart de finale
Adversaire : Lleyton Hewitt
Score : 6-1, 6-7, 6-0, 6-4

Avec Roddick, Lleyton Hewitt est sans doute le joueur de sa génération que Federer a le plus martyrisé une fois la main fermement posée sur le circuit. Mais au moins Hewitt a-t-il eu le temps, contrairement à l'Américain, de remporter Wimbledon. Si ce quart de finale 2004 a quelque peu disparu des radars, il oppose pourtant à l'époque les deux derniers vainqueurs du tournoi.

Après des mois passés à divaguer (avec en point d'orgue son élimination historique au 1er tour à Wimbledon en 2003), l'Australien retrouve son meilleur niveau. Mais Federer lui colle 6-1 en 22 minutes. Fidèle à lui-même, Hewitt se bat comme un chien et arrache le deuxième set au tie-break. Puis Federer va le gifler 6-0 en 24 minutes avant de plier l'affaire en quatre manches. Toute l'histoire du rapport de forces entre les deux hommes.

17. Raonic, l'éclatante revanche

Année : 2017
Tour : Quart de finale
Adversaire : Milos Raonic
Score : 6-4, 6-2, 7-6

Sa défaite en cinq sets en demi-finale contre Milos Raonic l'année précédente avait été douloureuse pour Federer. Quand il retrouve le Canadien en 2017, cette fois en quarts, il ne va pas manquer l'occasion de prendre une éclatante revanche. Proche de la perfection pendant les deux premiers sets (avec notamment un effarant 27 sur 29 sur sa première balle), Federer est un peu plus titillé dans le troisième. Raonic mène 3-0 dans le tie-break, double mini-break en poche. Puis Federer ressort sa baguette magique et prend sept des huit derniers points pour étouffer ce début de rébellion. Fallait pas l'énerver. Sa 12e demie à Wimbledon. Encore un record.

18. Le derby contre Wawrinka

Année : 2014
Tour : Quart de finale
Adversaire : Stan Wawrinka
Score : 3-6, 7-6, 6-4, 6-4

L'unique confrontation entre Roger Federer et Stan Wawrinka à Wimbledon. Vainqueur de l'Open d'Australie en janvier, le Vaudois a changé de dimension et sa victoire contre son illustre compatriote en finale de Monte-Carlo quelques mois plus tard a fini de lui ôter ses derniers complexes. Même dans le temple vert, Wawrinka joue donc crânement sa chance. Injouable sur son service pendant deux sets, il rate le coche dans le jeu décisif du deuxième et finit par céder en quatre manches. Un soulagement pour Federer.

19. Sur un fil face à Falla

Année : 2010
Tour : 1er tour
Adversaire : Alejandro Falla
Score : 5-7, 4-6, 6-4, 7-6, 6-0

Après une première partie de saison décevante, la perte de sa première place mondiale, et une défaite en finale à Halle contre Hewitt, Roger Federer arrive à Wimbledon avec l'ombre d'un doute. Il passe près de boire le calice jusqu'à la lie dès le premier tour. Mené deux sets à rien par Alejandro Falla (à qui il n'avait laissé que trois jeux en 2004 au même endroit), méconnaissable, le Suisse finit par l'emporter. Cela aurait été son unique élimination au premier tour d'un Majeur depuis qu'il a intégré la galaxie des vainqueurs en Grand Chelem. C'est aussi la première fois qu'il surmontait un handicap de deux sets à Wimbledon. Mais il chutera dès les quarts.

20. Malisse, le premier thriller

Année : 2001
Tour : 2e tour
Adversaire : Xavier Malisse
Score : 6-3, 7-5, 3-6, 4-6, 6-3

Ce n'est pas la toute première victoire de Roger Federer à Londres. Celle-ci est intervenue deux jours plus tôt, contre Christophe Rochus, en trois sets. Au deuxième tour, le Suisse croise un autre Belge, Xavier Malisse. Un match autrement plus compliqué. Sujet à des sautes de concentration, le jeune homme de Bâle est tout près de laisser filer un match qu'il a longtemps maitrisé. Mais il finit par s'imposer en cinq sets. Son premier combat en cinq manches à Wimbledon. Pete Sampras n'est plus très loin...

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