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Federer : "Je ne sais pas si c’est mieux de perdre 6-2, 6-2, 6-2… "

Federer : "Je ne sais pas si c’est mieux de perdre 6-2, 6-2, 6-2… "

Le 14/07/2019 à 23:35Mis à jour Le 15/07/2019 à 10:20

WIMBLEDON - Après sa défaite sur le fil (7-6, 1-6, 7-6, 4-6, 13-12) et au bout du suspense en finale de Wimbledon dimanche, Roger Federer n’a évidemment pas caché sa déception. Mais il a aussi essayé de prendre du recul et s’est montré très satisfait de son niveau de jeu lors du tournoi et de la finale.

Si près et pourtant si loin. Comme il l’a lui-même relevé d’entrée devant la presse après sa cruelle défaite, Roger Federer est passé à "un coup" de rentrer un peu plus dans la légende de son sport. S’il avait converti l’une de ses deux balles de titre à 8-7 dans la manche décisive, il serait devenu le plus vieux vainqueur de Grand Chelem de l'ère Open, à 37 ans et 11 mois, devant l’Australien Ken Rosewall. Au lieu de cela, le Suisse a cédé au tie-break décisif (7-6, 1-6, 7-6, 4-6, 13-12).

Auteur de 94 coups gagnants contre 54, Federer, qui a aussi inscrit 15 points de plus que son adversaire, a quasiment eu toutes les lignes statistiques en sa faveur à l’issue de cette finale (à l’exception des fautes directes, 9 de plus). De quoi rendre la défaite amère. "Je ne sais pas si c’est mieux de perdre 6-2, 6-2, 6-2. Au bout du compte, ça n’a pas vraiment d’importance en fait. Vous vous sentez peut-être plus déçu, triste et en colère. Je ne sais pas exactement ce que je ressens maintenant. C’est une incroyable opportunité manquée, j’ai du mal à y croire. Mais c’est comme ça", a-t-il témoigné.

Roger Federer à Wimbledon en 2019

Roger Federer à Wimbledon en 2019Getty Images

Du mauvais côté, comme en 2008

L’échec est d’autant plus dur à encaisser qu’à quasiment 38 printemps, le Bâlois a failli réaliser l’exploit d’enchaîner des victoires sur Rafael Nadal et Novak Djokovic… pour la première fois de sa carrière. Au lieu de cela, cette défaite est à ranger parmi les plus cruelles vécues par Federer, comme celle de 2008 face à son autre rival espagnol sur la même scène. "Une fin épique, tant de moments si serrés, c’est sûr qu’il y a des similarités. Je suis le perdant à la fin, c’est le seul point commun que je vois", a-t-il conclu, esquissant un sourire.

S’il a logiquement accusé le coup, Federer a aussi tenu à relever les points positifs de cette finale, même si le résultat n’est pas au rendez-vous. "Je sais ce que j’ai bien fait, à quel point j’étais proche de l’emporter. Je pense que je peux être heureux de ma performance. Comme en 2008, je pense qu’avec le recul, je me dirai que ce n’était pas si mal après tout. Pour l’instant, ça fait mal, et c’est normal, comme chaque défaite à Wimbledon. C’est un état d’esprit. Je suis très fort pour tourner la page, parce que je ne veux pas être déprimé par ce qui était en fait un match fantastique."

Novak Djokovic and Roger Federer

Novak Djokovic and Roger FedererGetty Images

" Je suis heureux d'avoir aussi bien joué"

Pendant quasiment toute cette finale, Federer a fait la course derrière Djokovic au score. Mais le Suisse a tenu sur le plan physique pour revenir à chaque fois, avant d’échouer d’un rien après quasiment cinq heures de jeu. Et il s’en est aussi félicité. "Je suis heureux d’avoir aussi bien joué pendant ce tournoi et à Halle, et aussi de me sentir aussi bien sur le plan physique maintenant. Il y a beaucoup de points positifs à retenir de ces quelques derniers mois de tennis."

Et s’il lui faudra du temps pour digérer ce dénouement cruel, Federer est déjà tourné vers l’avenir. Après un repos bien mérité, il reprendra la compétition lors du Masters 1000 de Cincinnati (11-18 août), dans un petit mois, où il préparera l’US Open. Sorti dès les huitièmes de finale à New York l’an dernier, le champion suisse a une belle revanche à prendre, lui qui sait si bien rebondir.

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