Federer monte-t-il en puissance ?

Une victoire et plusieurs motifs de satisfaction. Roger Federer a non seulement "trouvé (son) rythme" au 3e tour face à Cameron Norrie, mais aussi adopté un discours résolument positif à l’issue de son succès en quatre manches. L’octuple lauréat de The Championships avance à tâtons depuis le début de ce Wimbledon, mais son pas semble enfin plus décidé.
Après une entrée en lice inquiétante (qualification due à l’abandon d’Adrian Mannarino alors qu’il y avait deux sets partout), et un 2e tour faible en enseignements face à Richard Gasquet, Federer s’est donc rassuré samedi. Lundi, lors de ce qui devrait être le dernier "Manic Monday", il sera opposé à un adversaire qui n’avait pas gagné un match dans le tableau principal du Grand Chelem londonien avant cette édition.
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Mais attention, Lorenzo Sonego (26 ans) réalise une bonne saison (27e du classement ATP), et il tend à le confirmer sur gazon. Finaliste à Eastbourne, l’Italien représente, à défaut d’un Everest, un test à ne pas négliger pour ce Federer en quête de sensations. De quoi constater si le Suisse de 39 ans monte bel et bien en puissance ou non.

Roger Federer, vainqueur au 2e tour de Wimbledon face à Richard Gasquet

Crédit: Getty Images

Djokovic a-t-il quelque chose à craindre de Garin ?

Même schéma, ou presque. Comme Sonego, Cristian Garin n’avait jamais remporté une rencontre lors de The Championships avant cette année 2021. Et comme lui, le voilà en huitièmes face à une légende du jeu. Le Chilien va défier Novak Djokovic ce lundi. Mais la probabilité d’assister à un match serré semble, cette fois, infime.
D’une part, Djokovic est dans une forme plus accomplie que Federer. D’une autre, Garin paraît avoir moins d’aptitudes sur gazon que Sonego. Son parcours jusqu’en deuxième semaine a été chaotique. Il a toujours cédé au moins une manche en route, face à trois adversaires qui n’ont pas la main plus verte que lui.
Pour Novak Djokovic, l’enjeu sera surtout de ne pas déjouer – comme lors du premier set qu’il a perdu face à Jack Draper au 1er tour. On voit mal comment Garin pourrait le mettre, de par ses propres qualités, en difficulté. Le Serbe se retrouve face à une équation principalement intrinsèque, proche de celle qui gouverne ce Wimbledon dont il est le grand favori.

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Jusqu’où peut aller Raducanu ?

Personne n’a un embryon de réponse à apporter à cette question. Et tant mieux. Emma Raducanu est la surprise XXL de cette édition de Wimbledon. Seulement âgée de 18 ans, mais surtout 338e du classement WTA et détentrice d’une wildcard, elle a signé trois succès en deux manches pour rejoindre la deuxième semaine.
Raducanu est la plus jeune joueuse britannique à atteindre les huitièmes de finale du tournoi londonien dans l’ère Open. Elle ne l’a pas fait à grands coups d’aces, mais plutôt grâce à son appétence pour le jeu en cadence, inspirée par deux joueuses : Li Na et Simona Halep, dont elle dit aimer "la mentalité".
Sa prochaine cible est Ajla Tomljanovic, qui vise elle aussi un premier quart de finale en Grand Chelem, mais a déjà bien plus bourlingué sur le circuit. L’Australienne de 28 ans, 75e mondial, a éliminé Alizé Cornet au 2e tour, à l’issue d’un match décousu, puis, surtout, Jelena Ostapenko lors d’une rencontre qui a viré au mélodrame.

Emma Raducanu

Crédit: Getty Images

Qui est la favorite du tournoi ?

Chez les messieurs, la pancarte est donc pour Djokovic. Mais chez les dames, il est plus difficile de détacher un nom de la meute. Ashleigh Barty, en tant que numéro 1 mondiale, a la faveur des pronostics des bookmakers. Mais le gazon n’est pas sa meilleure surface. Elle disputera une place en quarts à Barbora Krejcikova, qui cherche à surfer sur son sacre à Roland-Garros.
Il y a bien Elena Rybakina, qui impressionne avec son taux de réussite derrière sa première balle (85%, meilleur pourcentage des qualifiées). Mais elle est aussi forte "dans la zone" que fébrile lorsqu’elle commence à dérailler. D’où son statut d’outsider, rien que lors de son huitième face à Aryna Sabalenka, tête de série N.2 du tournoi.
Coco Gauff, 17 ans mais déjà une petite expérience, finira bien par troquer sa casquette de grand espoir du tennis mondial pour celle de favorite. Mais il est peut-être encore un peu tôt pour ça. Son duel avec Angelique Kerber, lauréate à Wimbledon en 2018, fait saliver. Tout comme l’affiche Ons Jabeur - Iga Swiatek. Et il semble impossible d’affirmer que la "femme à battre" fait partie des protagonistes citées. Le suspense s’en porte bien.

Ashleigh Barty lors de Wimbledon 2021

Crédit: Getty Images

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