Parce qu'il est en totale confiance

A 25 ans, Cameron Norrie est l'une des grandes révélations de cette saison 2021 dont il est, à ce stade, le troisième meilleur performeur en termes de matches remportés sur le circuit principal (35), derrière Stefanos Tsitsipas et Andrey Rublev.
Norrie, c'est aussi trois finales atteintes cette année, dont deux sur terre battue (Estoril, Lyon) et une tout récemment sur le gazon du Queen's, perdue face à Matteo Berrettini. Le Britannique, 34e mondial (mais 12e à la Race), a joué par ailleurs le 3e tour des trois derniers Grands Chelems, battu deux fois par Rafael Nadal cette année en Australie et à Roland-Garros, et par Davidovich Fokina à l'US Open l'an dernier.
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Cameron Norrie a atteint sa première finale sur gazon chez lui au Queen's, juste avant Wimbledon.

Crédit: Getty Images

Il n'a encore jamais atteint le cap de la deuxième semaine, mais sa progression en pente douce et régulière laisse entrevoir que c'est probablement pour bientôt. Et si c'était pour ce samedi ? Ca n'est pas si ubuesque de l'envisager.

Parce qu'il a un profil atypique

Si l'on est toujours tenté par l'idée de mettre les joueurs dans des cases, Cameron Norrie, lui, est plutôt du genre inclassable. Gaucher (mauvais point pour Roger, ça...), capable d'enrouler en coup droit mais doté d'un revers extrêmement plat, voire fusant, l'animal est à l'aise aussi bien sur terre battue - surface sur laquelle il s'était révélé en Coupe Davis en 2018 en battant Roberto Bautista Agut, en Espagne et après avoir été mené deux sets à rien -, que sur gazon, parce que bon sang ne saurait mentir. Appelez-le Caméléon Norrie !
Une polyvalence qu'il doit peut-être à son cosmopolitisme. Difficile, en effet, d'avoir un background plus multiculturel que lui : né à Johannesbourg, en Afrique du Sud, d'un père écossais et d'une mère galloise, Norrie a grandi en Nouvelle-Zélande et avait d'ailleurs commencé à jouer sous la bannière kiwi, avant de se faire naturaliser britannique en 2013. Il a par ailleurs fait ses armes dans une Université américaine, à Fort Worth au Texas, et il est coaché par l'ancien joueur argentin Facundo Lugones.
Federer, qui ne l'a jamais affronté, va avoir un gros travail de préparation à faire pour synthétiser l'ensemble de ces informations.

Parce que les Britanniques sont en feu

Trois Britanniques au 3e tour de Wimbledon (Norrie, donc, mais aussi Daniel Evans et Andy Murray), il fallait remonter à 1999 pour voir ça (Tim Henman, Greg Rusedski et Danny Sapsford). En voir trois en huitièmes, cela aurait été du jamais vu en Grand Chelem dans l'ère Open, mais ce n'est plus possible après la défaite d'Evans vendredi contre Sebastian Korda. Peu importe : la performance d'ensemble est déjà somptueuse.
Elle l'est d'autant plus que chez les filles, la jeune Emma Radunacu, 18 ans et 338e mondiale, est devenue pour son premier Grand Chelem la plus jeune joueuse britannique à atteindre ce même stade du 3e tour à Wimbledon depuis la regrettée Elena Baltacha en 2002.

Norrie a bien résisté devant son public mais Berrettini était trop fort : le résumé de la finale

Il semble qu'un vent de folie souffle actuellement sur le sport d'outre-Manche A mettre en parallèle avec le parcours des Three Lions, qui joueront ce samedi soir (21h) le quart de finale de l'Euro face à l'Ukraine ? Federer ne pourra pas dire qu'il n’était pas prévenu.
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