Stefanos Tsitsipas ferait-il un blocage avec le gazon ? On va finir par sérieusement se poser la question. Depuis l'édition 2018 de Wimbledon, où il avait atteint son premier huitième de finale dans un Grand Chelem, le Grec n'y a plus gagné un seul match ! Battu dès le 1er tour en 2019 par l'Italien Thomas Fabbiano (en cinq sets), le 4e joueur mondial a vécu le même cauchemar cette année en étant terrassé d'entrée lundi, cette fois en trois petits sets, par l'Américain Frances Tiafoe, vainqueur 6-4, 6-4, 6-3 en 2h02.
Wimbledon n'aura donc pas attendu longtemps pour vivre ses premiers frissons. On ne parle pas de la pluie qui s'est invitée dès le coup d'envoi du tournoi, retardant l'ensemble des premiers matches sauf ceux programmés sur le Centre Court et le Court 1, pourvus d'un toit. Ni du set abandonné en ouverture par Novak Djokovic, qui s'est vite repris face au jeune Britannique Jack Draper. Mais donc de l'élimination de Stefanos Tsitsipas, qui n'avait certes pas un tirage au sort évident en la personne de Frances Tiafoe, mais que l'on ne pensait tout de même pas voir se faire surclasser de la sorte.
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0/7 sur les balles de break

Dès le premier jeu, marqué par un break concédé en commettant plusieurs grosses fautes directes, il est apparu évident que ce serait compliqué pour le Grec, beaucoup plus imprécis et brouillon que lors de sa dernière apparition en compétition, lors de la finale de Roland-Garros. A l'inverse, on a vite vu que Frances Tiafoe était dans un grand jour. L'Américain de 23 ans (né en 98 comme Tsitsipas) a rapidement enflammé le public en sortant quelques coups magnifiques et improbables, manifestant dans la bulle du Court 1 une évidente joie de jouer devant une ambiance retrouvée.
Globalement plus inspiré que son adversaire (43 coups gagnants à 35), il a surtout été plus efficace en convertissant trois des sept balles de break qu'il a obtenues. Tsitsipas, lui, n'en a converti aucune, malgré le même nombre d'opportunités, dont trois à 4-3 au troisième set. Sa dernière chance. Avec ce revers d'entrée, Stefanos Tsitsipas continue donc d'entretenir ses difficultés sur gazon, lui dont le jeu d'attaque devrait pourtant pouvoir s'y exprimer. Peut-être, surtout, a-t-il payé la difficulté classique de l'enchaînement Roland-Garros/Wimbledon, particulièrement papable cette année avec la semaine supprimée entre les deux tournois dans le calendrier.
En 2018 et 2019, Dominic Thiem en avait également fais les frais en enchaînant finale(s) à Roland-Garros et... défaite d'entrée à Wimbledon. Tout le monde n'a pas les facultés d'adaptation de Novak Djokovic, et c'est encore un point sur lequel Stefanos Tsitsipas devra se pencher pour devenir, dans le futur, encore plus fort.
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