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Coaching or not coaching ?

Coaching or not coaching ?
Par Eurosport

Le 07/02/2007 à 11:00Mis à jour

La WTA a mis en place une nouvelle règle depuis le début de l'année donnant la possibilité aux joueuses de faire appel à leur coach. Et ça ne plaît pas à tout le monde. Si certaines jugent cela attrayant une fois utilisée, d'autres jugent cette règle inju

Après le "hawk-eye", le "coaching". Chaque année, la Fédération internationale met en place de nouvelles règles pour le confort des joueuses mais aussi pour le show réservé au public et aux téléspectateurs. La dernière en date: l'appel à l'entraîneur entre deux sets.

Celle-ci a été instaurée pour éviter les fraudes. En d'autres termes, la WTA a essayé de résoudre le problème du "coaching sauvage" pendant les matches. Présents dans les tribunes, les entraîneurs n'hésitent pas à communiquer avec leur poulain sur le court par des gestes plus ou dissimulés: de la position différente de la casquette pour inciter à jouer en revers, aux gestes volontairement exagérés pour être le plus explicite possible, alors que cela est totalement interdit.

"J'aurais l'impression qu'il joue à ma place"

Cette année, les joueuses ont donc la possibilité de faire appel à leur coach entre deux sets, et ce, quel que soit le score. Celles-ci doivent faire la demande avant le match à la WTA qui délivre une autorisation "d'irruption" sur le court à l'entraîneur. Et si celle-ci n'est qu'en phase expérimentale, cette règle est déjà au centre de polémiques. L'intrusion de personnes extérieures au jeu proprement dit peut déstabiliser, donnant lieu à ses situations cocaces où des personnes, trop apprêtées ou pas assez pour se montrer, viennent "faire tâche" dans le paysage.

"Moi, je ne suis pas pour, annonce Nathalie Dechy. Le but de l'entraîneur est de donner des outils ; après la joueuse doit les utiliser et réfléchir d'elle-même pour s'en sortir si elle est en diificulté. C'est ce qui fait la beauté du sport. Donc ajouter quelqu'un sur le court n'est pas bien, car ça peut donner des solutions à la joueuse."

Si certaines ne sont pas persuadées de son efficacité, d'autres, comme Aravane Rezaï, se sentent frustrées par cette règle : "Je trouve que ce n'est pas une bonne chose qu'il y ait quelqu'un, car je suis assez grande et je préfère me débrouiller toute seule. C'est mon jeu que je pratique et si quelqu'un m'indique de faire telle ou telle chose, j'aurais l'impression que c'est lui qui joue à ma place."

"Ça permet de papoter"

Une frustration en appelle une autre : quid des joueuses qui n'ont pas d'entraîneur? La règle est pourtant la même pour tout le monde... Et Camille Pin, au départ assez sceptique sur cette question, en est finalement contente, elle qui est suivie depuis près de huit ans par la même personne: Eric Brémond. "J'aime beaucoup ce système. J'ai déjà testé ce système à Tokyo, car j'ai la chance d'avoir mon entraîneur qui me suit partout où je vais. Cette complicité est très importante pour moi. Il suffit qu'il vienne une minute, on fait le point, même si je gagne, et en quelques mots il me sait me dire l'essentiel."

Une distraction qu'apprécie même Dechy, qui s'est trouvée en Martijn Bok un nouveau coach depuis une semaine: "Cette règle est expérimentale donc je trouvais bien le fait de l'essayer : ça permet de papoter un peu et de rendre moins longs les changements de côté..." Comme quoi cette règle, si injuste soit elle, conquit même ses détracteurs.

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