Gros budget, retour sur investissement décuplé

Vendée Globe - Gros budget, retour sur investissement décuplé
Par AFP

Le 26/01/2013 à 14:35Mis à jour

Pour remporter le Vendée Globe, dont le vainqueur est attendu dimanche aux Sables-d'Olonne, il faut disposer d'un budget assez important mais les retombées économiques pour le parraineur décuplent l'investissement initial.

Entre Louis Burton (Bureau Vallée), le benjamin de la course (27 ans), qui a peiné pour boucler son budget "d'un million d'euros", et François Gabart, attendu en vainqueur dimanche et dont le parraineur, Macif, dit avoir investi 2 millions d'euros par an sur quatre ans (construction du bateau, amortissement et budget communication compris), l'écart budgétaire est important.

Il est fonction du classement visé à l'arrivée mais, affirme Michel Desjoyeaux, seul double vainqueur de l'épreuve (2000-2001 et 2008-2009), "ce qui importe, ce n'est pas combien cela coûte, mais combien cela rapporte par rapport à l'investissement."

"Et tant qu'on est sur des ratios assez exceptionnels, comme sur le Vendée, cela vaut le coût", relève-t-il.

"Pour un sponsor, l'opération est rentable pour tous les concurrents, même si les premiers sont évidemment mieux servis", ajoute +le Professeur+, expliquant que lors de sa victoire il y a quatre ans, Foncia, son parraineur, avait "quasiment multiplié par dix son investissement" grâce aux retombées médiatiques.

"Quand c'est bien fait, c'est très rentable", souligne Desjoyeaux.

"Capital sympathie"

Macif affirme pour l'instant avoir eu 22.000 retombées médiatiques (nombre de fois où la marque est citée dans les médias) depuis le départ, le 10 novembre, même s'il est encore trop tôt pour mesurer leur équivalence économique.

Le Vendée Globe est davantage épargné par la crise économique et financière qui a réduit le budget parrainage de nombreuses entreprises que d'autres courses, comme le Tour de l'Europe ou la Solitaire du Figaro, qui ont dû réduire la voilure en 2012.

"En période de crise, il y a toujours une problématique de légitimité: on peut difficilement licencier, ou réduire son budget, et conserver des accords de parrainage qui ne sont pas perçus comme essentiels, alors qu'ils ne sont pas forcément contre-productifs pour l'entreprise, au contraire", analysait avant le départ, Frédéric Bolotny, consultant en marketing sportif.

"(Mais le Vendée) est un événement installé, organisé par un partenaire institutionnel qui protège d'une décision de retrait: le Conseil général (de Vendée) ne peut se retirer de la course vu ce qu'elle représente pour le département, cela rassure les parraineurs", ajoutait-t-il.

"Le Vendée Globe est médiatiquement reconnu, véhicule une bonne image et a un capital sympathie. On n'aurait pas investi sur un 60 pieds pour une Transat Jacques Vabre par exemple", reconnaissait avant le départ Aurélie Bourven, chef du projet sponsoring chez Savéol, qui parraine Samantha Davies.

La Britannique a malheureusement abandonné moins d'une semaine après le départ après avoir démâté. Et a donc moins profité que Gabart de la formidable caisse de résonance médiatique qu'est le Vendée Globe.

nk/heg/pid

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