Gwénolé Gahinet: "Ca me fait plaisir de suivre son sillage"

Transat en double - Gwénolé Gahinet: "Ca me fait plaisir de suivre son sillage"
Par AFP

Le 05/04/2014 à 15:52Mis à jour Le 09/04/2014 à 21:05

Fils de Gilles Gahinet, brillant coureur et architecte naval décédé en octobre 1984, Gwenolé Gahinet prendra dimanche à Concarneau (Finistère) le départ de la Transat en double avec l'ambition de confirmer un début de carrière prometteur et de suivre le sillage de son père.

Vous avez suivi des études d'ingénierie navale à l'ICAM de Nantes, travaillé trois ans dans le prestigieux cabinet d'architecture navale VPLP à Vannes (Morbihan) et entamé une carrière de régatier de haut niveau avec notamment une victoire dans la Mini Transat en 2011. Finalement, quel métier vous tente le plus ?

G.G : "Les deux me passionnent. Et en plus, aujourd'hui, il faut multiplier les compétences. Les bateaux sont de plus en plus fins et complexes à régler. J'aime aller dans des projets où il y a beaucoup de technique. Avoir une formation d'ingénieur ou d'architecte naval est donc un atout mais il faut être vigilant et faire attention à ne pas partir dans des délires. C'est un avantage si c'est bien dosé".

Votre père a été l'un des meilleurs coureurs océaniques de sa génération, s'illustrant plusieurs fois dans la Solitaire du Figaro (victoires en 1977 et 1980), remportant la transat en double Lorient/Bermudes/Lorient avec Eugène Riguidel sur VSD en 1979. Vous ambitionnez de faire la même chose ?

G.G : "Ca me fait évidemment plaisir de suivre son sillage. Je n'ai pas connu mon père (Gwénolé Gahinet est né le 1er juin 1984 et son père est mort le 10 octobre suivant, ndlr) et, d'une certaine façon, ça me permet de mieux le connaître. Mais je fais aussi de la course parce que ça me fait plaisir même si je n'ai pas l'intention de faire du Figaro toute ma vie..."

Le niveau de cette 12e édition de la Transat en double, à laquelle participeront 15 duos sur des monocoques Figaro 2 de 10,10 m de long, est particulièrement élevé cette année avec notamment la participation de huit anciens vainqueurs. Comment allez vous vous partager le travail avec votre coéquipier Paul Meilhat ?

G.G : "C'est vrai que le niveau est très élevé cette année et particulièrement homogène. Plusieurs des participants ont l'âge d'être nos pères (la moyenne d'âge des participants est de 36,9 ans, ndlr). C'est stimulant et c'est une fierté. A bord de notre bateau, le partage des tâches sera collégial et nous serons parfaitement polyvalents. Ce qui est important, c'est d'avoir une totale confiance dans l'autre. Et c'est le cas".

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